Ça commence par des roudoudous

( Je me suis bien diverti – on dit “j’ai laïké ” , maintenant – à l’échange au vitriol qui a opposé madame Royal et monsieur Glucksmann… D’un côté : on ne confie pas les manivelles d’un grand pays à un stagiaire ; de l’autre : ça fait quarante-cinq ans qu’elle hante les antichambres, quémandant un poste, une ambassade, un maroquin. Des controverses de ce calibre, on en redemande, c’est rafraîchissant. Et bien vu ! Voyez, si aucun des duettistes ne m’inspire (rien à en attendre que la poursuite molle d’un état-PS, c’est-à-dire bonasse et suicidaire), Gluscksmann-fils a pour lui une relative jeunesse et l’attrait de la nouveauté. Madame Royal… on l’a abondamment subie, elle a bien mérité sa retraite. “On a déjà donné” ; ça vaut aussi, et bigrement, pour son ex-mari. )

Mais j’ai pu constater que les “points de deal” se diversifient : à Pont-Sainte-Maxence, dans le 6-0, c’est aux abords d’une école primaire. Les dopes proposées : carambars, roudoudous, réglisses, sodas, barres de céréales… de quoi se faire du blé sur l’argent de poche des jeunes écoliers. Tout un petit commerce, évidemment “au noir” et sans tickets de caisse. C’est symbolique d’un engrenage : on commence par des sucreries – c’est addictif, on le sait – puis on passera aux stupéfiants. Cette anecdote n’est pas si vénielle, et on aurait tort d’en rire ; il a fallu des renforts de CRS et des lacrymogènes pour déloger les dealeurs, venus avec des barres de fer et des mortiers d’artifice : des munitions moins inoffensives que des Mistral-gagnants.

Tibert

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