( Ce qu’il s’est passé sur les mains ? sur le ventre ? sur quoi ? ) On ne saura pas ce qu’il – qui ça, “il” ? – s’est passé, ni où : c’est encore une formule d’enflure du verbe. On écrivait, jadis, “ce qui s’est passé” : clair et concis, mais pas assez gonflant, volumineux : alors on le boursoufle. Les dictionnaires le tolèrent ? ils ont tort. Pourquoi pas échalotte, tant qu’on y est ? Dans le même registre, les matheux ont maintenant des figures isométriques : ça veut dire, en plus riche : égales. On a droit aux “cas d’isométrie des triangles” , pile-poil les mêmes règles que j’apprenais à propos des triangles égaux ! mais ça fait plus de mousse… avec les nouvelles technologies, n’est-ce-pas… )
Passons. Madame Royal, qui a la défaite hargneuse, commentait avec acidité hier soir, dépitée, la victoire très nette de monsieur Glucksmann dans la course aux Valeurs de la Gauche : « Le stagiaire a gagné la primaire, oui, malheureusement ». Voilà qui va nous la rendre sympathique ! 😉 Espérons qu’à la faveur de cette superbe veste, elle prenne enfin sa retraite. Soixante-treize piges, c’est très largement au delà des soixante-deux ans auxquels se cramponne le PS.
Dernier truc, mais plus épais : des drones ukrainiens ont endommagé sévèrement trois gros centres de données en Russie. Résultat assez visible, selon les analystes : le nombre de contributions de comptes “X” (*) ou autres trolls pro-russes a considérablement diminué. Pro-russes, mais pas que : pro-AfD, pro-Reform UK, pro-Trump, pro… toutes les droites extrêmes d’Europe et d’ailleurs. Cette connivence entre l’ancienne “patrie du socialisme” (un régime totalitaire, comme on a pu voir) et les partis très-très conservateurs de la Planète occidentale est cocasse, quand on sait que monsieur Poutine prétend s’en prendre à l’Ukraine pour y combattre des “néo-nazis” ! Le serpent qui se mord la queue.
Tibert
(*) Ridicule, ce “X” , que tout le monde se sent obligé de faire suivre de “anciennement Thouitteur” : monsieur Musk était mal inspiré, comme souvent. “X” c’est l’inconnue, de toute éternité, et basta.
