Double peine, vroom vroom

( Le Monde crie et s’alarme, car madame Marine se « projette déjà au second tour de la Présidentielle » de 2022. Lisant l’amorce d’article, on y apprend que moult de ceux qui ont « viscéralement » fait barrage au FN en 2002 et 2017 – pas mal se sont sentis cocus ensuite… – ne s’y feront pas reprendre une troisième fois ! Je suis tout sauf un groupie de la blonde en question, qui à mon humble avis est un boulet pour sa cause, mais ce que nous apprend cet article, c’est que les thèmes de la sécurité et de l’immigration – les jingles favoris du RN – sont actuellement et de façon constante dans les préoccupations prioritaires de la majorité des Français, conscients que rien de sérieux n’est fait là-haut à part des effets de manches. Pire : la dissolution, hier, du groupuscule Génération Identitaire (j’en ai traité il y a peu) démontre la volonté de nos Chefs d’empêcher toute mise en évidence de leur politique – muette, mais les faits sont clairs – de laisser-faire envers l’immigration illégale.

Bref : outre le Covid, incontournable et qui nous pourrira encore la vie un certain temps, on connaît les thèmes qui gouverneront les choix en 2022, et pourquoi ces thèmes ! On peut le regretter, il en est de plus sexy, de plus porteurs d’avenir, mais quand ceux qui tiennent les manivelles se contentent de coups de menton adressés équitablement ici et là, on finit par se dire que…)

Mais autre chose : je lisais hier dans La Montagne, canard anecdotique et vivifiant, cet entrefilet sur une bisbille à la Communauté Clermontoise : en gros, le nouveau maire PS de Clermont, monsieur Bianchi, veut que la banlieue de Chamalières s’aligne sur ses choix : la future ligne 2 du tram local – sur pneus, évidemment – serait établie en site propre, avec grand recalibrage des avenues, comme un peu partout en France, d’ailleurs, avec des résultats, disons, « divers », du bien et du détestable – évinçant ainsi les bagnoles (on retrouve dans l’argumentaire l’inénarrable adjectif tarte-à-la-crème de ce genre de démarche : apaisé ! Ville apaisée… circulation douce, apaisée… ça évoque une crème de soins ! Mais Chamalières résiste : c’est non ! à Chamalières, on reste sur le partage de la plate-forme entre le tram et les autres modes de transport. « Ne soyez donc pas ringards », clame monsieur Bianchi. En somme, vouloir pouvoir encore utiliser sa voiture quand c’est nécessaire, et c’est souvent le cas, c’est ringard ! par ailleurs, on nous incite à grand renfort de primes, de pubs, de pressions, de culpabilisation, à acheter des voitures, oui, mais des propres, des électriques. Je résume : ayez des voitures électriques ! et puis laissez-les au garage.

Frêles ficelles au long des vicinaux

( On voit ça, les samedis de manifs récurrentes… ça hurle à la dictature, chez les Insoumis de LFI, NPA et assimilés, du fait que nos Chefs-en-Chef proposent de modifier la Loi pour protéger les flics, flouter leurs visages sur les photos et vidéos de presse… « Liberté d’informer ! », clament les clameurs hebdomadaires du samedi. Mais il y a deux jours, un journaleux du canard RémoisL’Union‘ a voulu aller voir dans un « quartier » ce qui s’y passait : c’est plus que du flouté, c’est son appareil fracassé !  et sa trombine aussi ; il est à l’hôpital. On attend les réactions indignées de LFI, NPA et consorts, réclamant le droit imprescriptible d’informer en toute liberté et sans flouté. )

Mais le sujet du jour, c’est, tenez, La Montagne qui vous le sert : dans une banlieue de Thiers, dans le 6-3, ça déploie la fibre optique ! Waouw… l’Auvergne se modernise, eh oui, adieu cabrette, pounti et sabots, vive l’internet à donf.  Sauf que, voyant des poteaux et des câbles fleurir le long des chemins, avenues et rues, des riverains ont protesté : qu’est-ce que c’est moche ! Oui, c’est moche. Que n’enterre-t-on ces superbes fibres ? c’est trop cher, paraît-il, et trop long : ce sera de l’aérien, ou rien du tout !

Juste une remarque : si c’est pour que les installations aériennes de fibres soient aussi bien bichonnées et entretenues  😉  au long des routes que les actuelles lignes téléphoniques, ce n’est même pas la peine de commencer ! Poteaux écroulés, cassés, arbres quasi couchés sur les câbles, lignes dans le fossé, rafistolages et épissures un peu partout… J’ignore QUI sera chargé d’entretenir ces réseaux de fibre optique – et avec quel budget ? – mais ce que nous voyons de la minable situation actuelle fait craindre bien des déboires : notre ex-glorieux « Opérateur historique » a largement abandonné l’entretien des lignes aériennes dans les espaces ruraux, et même ailleurs. Qu’est-ce qui nous dit qu’avec la fibre plutôt que le cuivre on va renoncer à cette politique du « bof, ça tiendra ce que ça tiendra », alias du « chien crevé au fil de l’eau ? » Rien.

Tibert

De quoi pourrait-on causer ?

Eh oui, encore des nouvelles du front. C’est malheureux à dire, mais question évènements c’est la monoculture, c’est Covid à tous les étages. Mais, promis, le prochain billet je cause d’autre chose.

Donc, disais-je, une copine de ma femme a été vaccinée hier (*) – première dose, mais la suite suivra, lui a-t-on promis – et elle a juste pris ensuite un Para-7-à-molle par précaution, inutilement d’ailleurs disait-elle ; à part ça elle n’a pas encore de pieds fourchus ni d’écailles sur le ventre qui lui auraient poussé. Comme quoi cette histoire d’ADN modifié c’est du n’importe quoi… On en est bien aises pour elle, tout s’est bien passé, rendez-vous pris et non reporté, excellente piqûre.. que du bonheur. Il est vrai qu’elle réside dans une région qui n’est pas la plus trou-du-cul de la France : les TGV y passent, les TGV y arrivent, c’est dire. D’où ? de Paris, enfin, voyons.

Et puis, paradoxe vaccinal, il appert que le vaccin AstraZeneca étant facile à administrer, disponible (à ce qu’on nous dit…) et valable pour les moins de 65 ans, on va désormais et rapidement les piquer un peu partout, ces jeunots, dans les pharmacies, chez le véto, au bureau de tabac, dans les discothèques…  tandis que les « prioritaires », têtes chenues, déambulateurs et voix chevrotantes, devront, eux, continuer de poireauter pour leur Pfizer ou leur Moderna introuvable, sans savoir ni quoi ni qu’est-ce, mis devant l’arbitraire de rendez-vous reportés manu militari par un froid automate non joignable, ou carrément incapables de prendre un rendez-vous. On n’a pas encore fini les pensionnaires des Ehpad, c’est dire…

Tibert

(*) Ce n’est ni la variole, ni le BCG, ni le tétanos.

Ni cœurs niqués

Une belle histoire, et ça fait du bien ces temps-ci. Accessoirement ça donne une leçon de Morale des Affaires, qui ne sont pas tendres, on sait ça. Rappel : la Bourse, c’est une structure où les entreprises « capitalistes » – entre guillemets et sans que ce soit péjoratif – se financent via les participations des actionnaires… c’est aussi une mare aux crocodiles, avec la pratique immorale et contre-nature du shortage, la vente à découvert (*).

Et donc, voyez ce réjouissant entrefilet, de gros requins financiers viennent de se prendre une belle gamelle dans une manoeuvre de shortage sur la société  GameStop. Les « petits actionnaires » – qui d’ordinaire pâtissent, impuissants et navrés, de ces magouilles – se sont rebellés et, grâce à une mobilisation sur le Houèbe, ont acheté, acheté… du GameStop, laquelle action a pris du coup un cours stratosphérique, tout le contraire de ce qu’escomptaient les vautours… lesquels ont dû eux aussi acheter en masse – bien plus cher qu’ils ne les avaient vendues ! – les actions de leur proie désignée. Comme quoi le Houèbe, qui charrie de la daube et des cochonneries par gigatonnes, peut aussi proposer des histoires morales, édifiantes – et propres à dilater la rate !

Tibert

(*) Rappel pour les ignares : la bonne logique, pour un actionnaire normal, c’est d’acheter des actions, par exemple « R-Lickid » – ils vendent des bouteilles d’oxygène, c’est très demandé – confiant dans la bonne étoile de la boutique et son expansion. En effet, mieux on se porte, plus on bichonne ses actionnaires : dividendes, valeur des actions. A l’inverse, le shortage consiste à parier qu’une boîte va se casser la margoulette ; on utilise ainsi la faculté – perverse mais licite, c’est comme ça – de vendre des actions qu’on ne possède pas mais qu’on achètera, forcément, à bref délai (**) : la règle veut qu’on régularise la transaction {vente + achat} en fin de mois. Exemple : le Fonds d’investissement « LeRapass » a repéré une boîte un peu fragile, « Titannick », et le cours de l’action est à 100 $ : il vend « à découvert » (sans les détenir réellement) cent-mille de ces actions, et engrange donc, brut, dix millions de dollars… heureux hasard ou bon calcul du rapace, le cours de l’action se casse la gueule, et en fin de mois tombe à 70 $ : LeRapass achète, comme le règlement l’y oblige, les cent-mille actions qu’il avait déjà vendues : trois millions de bénéfice brut, en misant sur les misères de Titannick, qui coule, on s’en doutait.)

(**) C’est une mise en pratique de l’adage des affaires : « A quoi bon tuer un ours si l’on n’a pas vendu sa peau ? »

Sombre appropriation d’une soupe

Vous avez peut-être en tête l’un de mes récents billets sur la propriété des mots ? c’était à propos de l’adjectif « lynché »… c’est un adjectif qui APPARTIENT à certaine communauté, tenez-vous le pour dit. Eh bien, rebelote : aux USA, un magazine culinaire a dû se confondre en excuses car il avait employé-détourné (dénaturé ?) LA recette de cuisine haïtienne, le truc national sacré et intouchable, qui rappelle les heures qui, que… bref, la soupe joumou. N’employez jamais ce terme, sauf en y mettant le ton révérend, les guillemets et en faisant la génuflexion, comme un footballeur quand il y a des caméras pour immortaliser le truc. Halte au soupe-joumou-bashing ! à la soupe-joumouphobie !

Le joumou, c’est le terme haïtien pour « giraumon » : c’est clair, comme ça ? non, toujours pas ? allez, c’est une variété de courge. Le magazine états-unien a donc, vu que le giraumon ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, prescrit d’utiliser de la courge… eh bien c’est épouvantable, c’est une offense à la nation haïtienne. Rien que ça…

Moi je vois arriver le jour où le couscous et la pizza, l’irish stew, le fish & chips, la paëlla, le… seront proclamés plats sacrés – héritages, emblèmes, symboles de ceci, de cela – et qu’on devra rayer des cartes des restaus, des bouquins de cuisine et des émissions télé ces références hautement sensibles. Avec les « gardiens du temple » qui vont avec. On se prépare de chouettes lendemains !

Tibert

Très froide piquouze

( Les deux firmes pharmaceutiques qui viennent d’annoncer (youpee, yahoo, et toutes ces sortes de choses)  avoir goupillé un vaccin anti-Covid prometteur… ont, à mon humble avis,  attendu que les carottes soient bien-bien cuites pour Donald-Casque d’Or. Imaginez, s’ils avaient fait cette annonce il y a 9-10 jours, la veille du fatal mardi ? le scoop ? la divine surprise ? la vague trumpienne ? Mais non, ces sadiques l’ont privé d’une victoire attendue, annoncée, imparable. Ma foi, si certains s’en fâcheront, ce n’est pas mon cas : joli coup de balai !  Chapeau, donc, au Service Communication de chez Pfizer, il remonte dans mon estime, où d’ailleurs il n’avait jamais été référencé : voilà qui est réparé.)

Au fait, ce vaccin : à supposer qu’il passe les tests et déboule sur le marché, avant qu’on en ait fabriqué 9 à 10 milliards de doses (deux piqûres par tête de pipe) il aura fallu poireauter quelque peu. Qui plus est, à devoir le conserver avant usage à -80 °C, ça ne simplifie pas vraiment les choses ! l’infirmière du village ne pourra pas, même en poussant son congèle à donf‘, se charger de vous l’administrer : centres spécialisés obligatoires !  vous imaginez les queues ? deux fois ? avec le masque, évidemment, et le mètre-étalon de distanciation sociale (*) obligatoire. Et sachant que, pour un petit vaccin anti-grippe de rien du tout, à garder au frigo, administrable à la maison, on n’est pas foutus… a)  d’approvisionner potablement les pharmacies ; b) de faire respecter des règles de priorité pourtant fort simples, virgule, je vous laisse imaginer le bordel.

Je conclus : superbe vaccin, vachement novateur, et, qui plus est, annoncé dans un tempo (**) également admirable. Mais au vu de la mise en oeuvre dantesque prévisible, je suggère néanmoins aux autres labos qui bossent sur le sujet de ne pas baisser les bras : il y en aura pour tout le monde !

Tibert

(*) Cette expression me réjouit toujours, je ne m’en lasse pas. Plus ampoulé et cuistre que ça (con, en bref), tu meurs. Il faudra un jour nous révéler quel génial haut-fonctionnaire a pondu ça, qu’on lui érige une statue.

(**) timing, en anglais, mais je préfère l’italien, ça chante plus. Et puis la solidarité linguistique latine. Et puis les anglicismes en « …ing », hein, ral le bol.

Vraiment pas cher !

( Deux voitures foncent, pas loin de l’Elysée, sur un militaire en faction… 7 personnes à bord, soi-disant des Britanniques, jeunes, est-il besoin de le préciser. Il s’agissait semble-t-il d’une nouvelle rigolade importée des USA, qu’ils appellent le « hit and run », en français « frappe et barre-toi » (courageusement). Les fausses plaques des bagnoles portaient d’ailleurs cette fière inscription. Et ça se passait, hasard fortuit, juste à côté de l’ambassade d’Israël.

On a réussi à retrouver rapidement les énergumènes. Inculpation, évidemment, gnagnagna… vous savez ce que ça coûte ? « refus d’obtempérer », pour le conducteur d’un des véhicules. Avouez, à ce prix-là, c’est pas cher de l’attentat ! )

Mais bon… le Conseil de l’Europe a pointé du doigt les carences de notre Justice – hors des carences comme celle que j’ai relatée plus haut, qui sont navrantes et heurtent le bon sens – : un budget vraiment rikiki, au regard des tâches qui lui incombent. C’est constant, chez nous la Justice tire le diable par la queue, c’est génétique semble-t-il… remarquez, ça fait une excuse pour la minabilité de fonctionnement que tout un chacun peut constater. Que monsieur Dupont-Moretti, pugnace comme on le connaît, se félicite de ce budget « obtenu avec les dents », montre que ça n’est pas près de changer… tant pis pour ce pays.

Tibert

 

Les coucous de la fibre

On vient de m’en rapporter une qu’elle est bien bonne et croustillante. Brillante illustration du système « Ôte-toi de là que je m’y mette ! ». Ça se passe dans la bonne ville de Montpellier… largement « fibrée », évidemment, cette grosse métropole ex-régionale (*) et moderne ; on n’est pas chez les bouseux au fin fond du Larzac, à tenter de décrypter les signaux de fumée. Le citoyen branché sur la Toile a le choix, évidemment, entre les 4 principaux z’opérateurs de la connexion Internet, en abrégé F, S, O et B – disons les BOFS.

Bref, un jour récent, monsieur M., qui a son abonnement chez F. depuis plusieurs années, constate que sa box internet est en rade… chez lui tout est correct, mais à fouiller et chercher d’où vient le problème, il finit par découvrir, dans sa rue, quelques longueurs de câble optique manifestement tranché de frais. Ah… il a entretemps téléphoné chez F. pour faire réparer, lequel F. vient trois jours plus tard – c’était évidemment, loi de Murphy oblige, à cheval sur un houiquinde.

Les gars de F. constatent qu’effectivement, le câble dédié à monsieur M. a été coupé, et que la prise correspondante est occupée par… une toute neuve bretelle installée par l’opérateur B. ! Aussi sec, F. débranche l’intrus et rétablit la ligne régulièrement affectée à monsieur M., mais prévient celui-ci que, y a pas de raison, le gars récemment branché par B. et désormais en panne, va se manifester afin qu’on vienne « réparer » sa belle ligne toute neuve : le petit jeu va donc sans doute se reproduire !

Effectivement, une camionnette siglée B se pointe un peu plus tard, munie de son échelle télescopique. Monsieur M., sur le qui-vive, sort de chez lui, prend des photos de ladite camionnette, et engage le dialogue avec les techniciens de B. (menace de dépôt de plainte, etc…), lesquels repartent finalement et prudemment sans avoir réitéré leur tour de cochon.

On en est là… mais ceci suggère un constat : c’est la loi de la jungle, les branchements-fibre. On se pique les connexions entre confrères – du moins B. pratique ce genre de forbanterie – et si ça se trouve un jour il y aura des morts. Bref, au lieu de promettre aux nouveaux abonnés des branchements-éclair qu’on pique aux autres faute de place, on ferait mieux d’installer honnêtement de bonnes connexions ADSL des familles, en attendant des jours meilleurs : ça marche très bien aussi, pourvu que les raccordements soient faits sérieusement. Je dis ça, mais je ricane tristement en mon for intérieur : qui se promène à Montpellier (et ailleurs !) dans les rues ne peut que constater un peu partout l’état lamentable des borniers de connexion téléphoniques, fils débordant en broussaille, capots ouverts à tous les vents, connecteurs rouillés, boîtiers pendouillant comme ça peut… le Tiers-Monde, en quelque sorte.

Tibert

(*) C’est désormais Toulouse la capitale du tandem « Occitanie », merci monsieur Valls pour cette ridicule réforme « quick and dirty », vite bâclée.

Audiard et Lapalisse sont dans un bateau

( L’intérieur Darmanin va demander l’expulsion de 231 militants étrangers, fichés « S » et en situation irrégulière sur notre territoire ! ça c’est une décision qu’elle est bonne ! outre que ledit ministre n’a pas à « demander » aux préfets concernés mais à leur en donner l’ordre, on s’interroge : quel masochisme, quelle complaisance, quelle mansuétude aberrante, quelle lâcheté ont voulu que jusqu’à présent on ait toléré ces dangers publics sur notre sol ? En situation irrégulière, c’est ouste, dehors, normalement, non ? c’est quasiment une lapalissade. Mais allez savoir, il est des considérations qui nous dépassent, en politique…)

« Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », vous connaissez, évidemment. Illustration supplémentaire avec cette superbe débilité nuisible du groupuscule Extinction-Rébellion (d’obédience rosbif)  à Bordeaux. Ces imbéciles ont les SUV (*) dans le nez, et leur ont donc infligé des dégonflages de pneus. Ils se basent sur des statistiques aussi débiles qu’eux, qui additionnent les supposées pollutions au CO2 desdits SUV au niveau mondial… On n’a évidemment aucune indication sur la fabrication de ces statistiques : quels véhicules ? quelles grandeurs sont mesurées ? dans quelles conditions ? s’agit-il des mesures de rejet de tonnes de CO2, ou plutôt de l’augmentation de ces rejets, comme l’énonce l’article ? C’est différent… Tenez, deux énoncés :

  • « les SUV sont les deuxièmes pollueurs de la planète, avec 19,6 % des rejets de CO2 »
  • « Les SUV, 32ème pollueurs en quantité de CO2 émis avec 1,67 %, (**) sont les deuxièmes au palmarès de l’augmentation de ces rejets etc etc… avec + 27 % d’augmentation sur 10 ans ».

Mais le distinguo entre une grandeur et son évolution dans le temps (en maths c’est une dérivée), ça leur passe au dessus de la tête, à ces résolus dégonfleurs. Dégonfleurs qui n’habitent sans doute pas les zones rurales montagneuses, où le « 4 x 4 » est chaudement  😉 recommandé, voire indispensable en hiver. L’hiver, premier responsable des rejets de CO2 dans l’atmosphère, vu qu’il faut se chauffer : dégonflons l’hiver !

Tibert

(*) Entre un SUV, un break, un monospace, une berline un peu trapue, bien malin qui pourra définir les bornes. Les Etats-Uniens et Canadiens – ils ont de la place, eux – utilisent massivement les gros mahousses pick-ups genre Ford F150, y compris dans les villes : si ça se trouve, ils ne sont pas comptabilisés, ce sont des « trucks ».

(**) J’écris n’importe quoi, ce sont des chiffres pour illustrer mon propos.

Mort du câble et du père

( Un-une quidam qui, mâle, avait eu des gosses avec une femme (what else ?), ayant pris le chemin chirurgico-socio-administratif d’ « être » femme, réclame maintenant de pouvoir être reconnu.e officiellement comme « mère » de sa fille dernière née – née notamment d’un de ses spermatozoïdes du temps qu’elle en produisait encore. C’est la Cour de Cassation qui va devoir trancher… on roule de plus en plus déjanté ! Bref, on sait pas où on va, mais on y va. *)

Mais, au fait. Notre Macronious national brocarde la lampe à huile et les Amish, à propos de la querelle de la fameuse 5G, cette technologie (évolution technique, plus modestement) qui doit révolutionner notre mode de vie. Pensez, on devrait pouvoir télécharger un film en haute définition en quelques secondes ! le bonheur, quoi. Du coup, muni d’une carte bancaire bien pourvue, si « Dillinger est mort » vous fait ch… devant votre écran super-panoramique ou votre smart-faune drap-de-lit, hop vous cliquez, vous effleurez… vous surfez,  et dix secondes plus tard vous pouvez visionner « Startrek » ou « Mission Pas Possible VIII », toujours aussi efficaces, zim-boum-boum. Avouez, ça change la vie !

Et puis la 5G serait enfin, paraît-il, le truc qui permettrait de faire de la télé-chirurgie les doigts dans le nez… excusez-moi, mais si je suis sur le billard, ouvert par un robot, je préfère de bons vieux câbles, optiques si vous y tenez, au réseau hertzien, aussi rapide soit-il : si 800 concierges se mettent à téléphoner à leurs copines en même temps, ça va saturer, nonobstant la soi-disant priorisation des flux. Plus sérieusement : on est très loin d’avoir déployé correctement et efficacement la 4G  et la fibre optique ! Que quelques cellules critiques exploitent et défrichent la 5G, oui, bon, on ne va pas rester à la lampe à huile, mais à équiper solidement et exhaustivement l’Hexagone de bons vieux réseaux redondants de fibre, de relais 4G denses et couvrants, on y gagnerait, en efficacité, en équité républicaine, en budget, en économies d’énergie. Et je ne suis pas Amish pour deux ronds, j’ai même une voiture (**).

Tibert

(*) Réclame gratoche, un roman assez réjouissant bien que sombre, façon « 1984 » revisité, d’un nommé Ilan Duran Cohen, « Le petit polémiste« , y va assez à fond sur les dérives et délires sociétaux qu’on nous prépare gentiment, entre suppression du sapin de Noël et Ministère de la Décarbonation et du Vivre-Ensemble. A vous de voir.

(**) Vieille, oui, je sais, et polluante, je vous dis pas ! Mais si vous voulez y remédier, je vous communique mon RIB.