Mort d’un chouette plan

L’ami me l’a dit au téléphone : « y a plein de places dans les rues aux alentours… » (normal, c’est LA période où l’on peut envisager de venir à Paris en bagnole : fin-juillet ça se vide méchamment, début août c’est farpait : la moitié des Parigots sont ailleurs, on circule comme dans un rêve, c’est très calme… et tout plein de rues sont gratuites au stationnement ! autant c’est une purge à ne même pas envisager le reste de l’année, autant début août c’est ZE bon plan pour une petite virée en bagnole à Paname.

… « … mais tout est payant« , achève mon ami au téléphone. QUOI ? c’est payant ? je fonce vérifier sur la Toile : c’est tout payant. Ah les chiens ! tenez, L’Huma, qui n’est certes pas ma tasse de thé, vous le confirme. C’est tout payant en août désormais. Pas avec le dos de la cuiller : le moins cher du moins cher dans la rue, de 9 h à 20 h, c’est soixante-dix euros par jour !! et pour ce tarif il faut changer la bagnole de place au bout de six heures (au fait, c’est septante euros pour les Belges et les Suisses). Je comptais rester trois-quatre jours sans la hantise de la place à trouver et de la prune quasi-inratable, aller lamper une mousse à la Contrescarpe, arpenter les lieux que j’ai hantés jadis. Bernique ! à ce tarif c’est de l’arnaque. Les parkings couverts sont moins chers, certes, mais en août, zut, c’était gratuit, ça ne gênait personne, toutes les places qu’on voulait, c’était chouette… eh bien on va faire une croix dessus.

Tenez, je vais vous dire : je suis triste, on m’a cassé ça, et je n’irai pas à Paris en voiture. Je n’irai pas du tout à Paris, d’ailleurs, avec la SNCF qui part en quenouille et ne sait plus faire circuler correctement ses trains. Madame Hidalgo et ses sbires ont gagné : ils ont permis une « plus grande fluidité« , « une meilleure rotation des places de stationnement« , qu’ils disaient : ils ont surtout décidé de faire encore plus de fric, et tué injustement un des rares derniers bons plans qui restaient. Ah c’est sûr l’air va être plus pur ! le stationnement largement plus fluide : je n’y serai pas.

C’est minable.

Tibert

Un soufflé cuit trop tôt, ça retombe

L’édito du Monde de ce jour n’est pas signé. X, puisqu’il faut l’appeler par son inconnue, y revendique que ça continue, qu’on souffle dans le soufflé, qu’on fasse mousser la mousse. X trouve que Macroléon n’est pas bon dans cette affaire, qu’il joue mal le coup… Normal : c’est Le Monde qui a trouvé l’amorçe, le scénario du feuilleton de l’été et débuté la montée des blancs en neige. Résumons : un des membres de l’équipe de sécurité de Macronibus a usurpé des fringues de flic et cogné sans motif apparemment valable deux manifestants – ou badauds. Au fil de ce passionnant feuilleton estival, on découvre que l’Elysée loge certains de ses collaborateurs dans des bâtiments bien situés, les paye très bien, qu’ils ont accès à la cantoche, un coupe-file,  une bagnole de service (de fonction ?), un mobile haut de gamme avec le forfait remboursé pour frais de service, etc : bref des postes à risques et exigeants mais avec tout plein d’avantages. On en reste baba !

Et alors ? qui aura la naïveté de croire ou la mauvaise foi de prétendre qu’avant c’était pas pareil – voire pire ? les gorilles de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chirac, Sarkozy, Hollande prenaient-ils à 6 h 30 les jours ouvrés le RER à Pontaut-Combault ? dans une banlieue surpeuplée, ils habitaient un meublé, eux et leur meuf ? la fenêtre n’avait qu’un carreau et donnait sur l’entrepôt et les toits ? Mais le coiffeur rapproché de Pépère-Normal, sans jamais risquer de se prendre un mauvais coup et avec des horaires peinards – les cheveux ça pousse de manière assez prévisible – gagnait autant sinon plus que le vigile incriminé ; on pourra gloser, tant qu’on y est, sur les abracadabrantesques frais de bouche du couple Chirac. J’arrête là : la Répoublique françouaise a toujours bien bichonné – trop, c’est évident – les gens de pouvoir et leurs proches, ce n’est pas un scoup.

On découvrira que telle bande vidéo – pièce à conviction – a été indûment communiquée à qui il ne fallait pas, que telle info confidentielle du dossier, c’est épouvantable, a fuité, gnagnagna… mais qui sont les friands de fuites, les grands susciteurs de fuites, quittes à s’en indigner ensuite ? les journaleux.

Bref, X-Le Monde est fâché : là-haut, on ne prend pas toute la mesure du scandale. Quoi ! je fais un scandale, et c’est tout ce que ça vous fait ? ça fait soixante ans que la V ème Répoublique fonctionne comme ça, et en cherchant bien, avant…

Tibert

Eco-quartier, qu’ils disaient

( Je passe rapidos sur ce footeux allemand, Ozil, là, Allemand d’origine turque, qui déclare se retirer de toute participation à l’équipe nationale, la mannshaft (*), comme on dit – la malheureuse mannshaft qui est rentrée bredouille de la coupe du monde : il paraît qu’il serait victime de racisme ! notez qu’il s’est gentiment fait photographier tout sourire en la compagnie de l’omnipotent et encombrant Big-Chief turc, Erdogan, et il trouve mesquin qu’on le lui reproche. Moralité : quand on est dans sa trentième année, avec sa carrière derrière soi, que son équipe traverse un vrai coup de tabac, c’est juste le bon moment pour une sortie habile, pour un clap de fin panacheux, drapé dans sa dignité outragéee. Excellent et bien trouvé, le coup du racisme ! on y croit tout de suite. )

Et puis je me marre à lire les papiers ronflants sur la pharaonique extension de six hectares gagnée sur la Grande Bleue à Monaco. On sait que ce croupion de petit royaume se trouve un peu à l’étroit dans ses deux kilomètres carrés ; c’est une sorte de Hong-Kong français en boucoup  plus petit, mais avec tout plein d’avantages tout de même pour que ça vaille le coup  de s’y agglutiner, fiscalité et politique financière aux petits oignons pour ceux qui ont les moyens d’en profiter. Car il y faut les moyens !

Cette superbe future et ruineuse extension va permettre de construire des immeubles « écolos » où le prix plancher de plancher habitable sera d’environ 50.000 euros le mètre-carré, allant jusqu’au double – soit cinq à dix fois le tarif moyen dans le quartier assez prisé des Gobelins, à Paris. « Eco-quartier » : comprenez éco-lo, pas éco-nomique ! Où l’écologie va se nicher… sûr que la Méditerranée va s’en trouver nettement mieux, merci Bouygues ! reste cette lancinante interrogation : que fout là cette obscène et obsolète verrue à notre république ?

Tibert

(*) Mannshaft ? équipe, en allemand. Qui l’eût cru ?

« Marronnier » prend deux r et deux n

… et c’est toujours ça de gagné ! deux lettres de mieux, quand on est payé à la pige, donc à la surface de « papier » noirci. Essayez un truc : par un beau samedi soir de fin juillet, avant d’aller mettre la viande dans le torchon, vous jetez un regard sur la presse nationale, les trois-quatre canards-en-ligne qui comptent… ayez soin de faire ça quand l’internet a la bonté de fonctionner, sinon bernique !

Puis vous dormez du sommeil du juste – le juste, c’est un type qui a justement une bonne literie – et puis, le dimanche matin, de-bonne-heure-de-bonne-humeur, vous refaites la revue des canards… c’est pa-reil !!! kif-kif, idem, bref rien n’a changé, ou quasi rien. C’est dimanche, les journaleux sont en vacances, y a rien à raconter, et donc on ressert les marronniers de l’été : comment bien bronzer, les plages où les pipôles se montrent, les recettes de gaz pas chaud froid…

Mais si, l’on peut raconter quelque chose ! il suffit d’ouvrir ses esgourdes et ses mirettes. Scène vécue avant-hier, dans une ville moyenne d’Auvergne, au sortir d’un gros magasin d’une enseigne de durs-rabais (*) dont le nom de quatre lettres sonne comme pas trop gaulois. On sort avec son chariot bien garni – on est venus pour ça – on longe une rangée impeccable de poubelles sélectives et rutilantes à disposition des clients : papier-carton, plastique, piles et ampoules, verre. et tout-venant. Super ! et l’on voit débouler une employée en blouse d’uniforme, munie d’un gros bac à roulettes, qui vide consciencieusement et successivement tous les bacs de recyclage dans son gros bac, et s’en va benoîtement virer tout ça ailleurs… à quoi ça sert, hein, à quoi ça sert que le client y se décarcasse ? mais je t’en fous, le recyclage sélectif, lui aussi, est en vacances.

Tibert

(*) Vous traduirez facilement – en anglais, forcément, what else ? Enseignes où l’on fait des rabais (discount) durs (hard) : vous l’avez dans le désordre, là.

Véroles et désinformation

Le Monde, décidément imperméable à ma prose et mes critiques, persiste à traiter de « fake news » – à propos de la difficulté qu’il y a pour Fesse-Bouc à éradiquer la désinformation qui prospère sur ses pages. « Fake news« , c’est de l’anglais, et nous ici parlons une autre langue, aussi chouette – outre que c’est la nôtre – avec des termes à la fois plus précis et intelligibles aux francophones. La désinformation, ce n’est pas équivalent à des « informations fausses », c’est plus fort, ou alors nous ne parlons pas la même langue ? bref… incorrigibles journaleux !

… mais je lis aussi dans la même livraison du canard sus-cité que chez les 15-24 ans, et chez nous en France, les infections sexuellement transmissibles sont en très forte hausse. Permettez moi de rapprocher ces deux (vraies) informations. La désinformation glisse mieux sur la peau des vieux crocodiles, tout comme les gonocoques passent plus au large : 1) parce que les vieux (ooops ! excusez : les séniors) ne passent pas leur temps vissés à leur mobile (*) à y zieuter et pianoter dessus frénétiquement ; et puis ils sont moins crédules, moins prompts à gober les bobards. Et 2) pour faire du sexuellement transmissible, il faut s’y adonner avec vigueur et insouciance, ce qui pour les tranches d’âges plus anciennes ne relève pas de la même urgence. Chaude-pisse et infos bidon sont les deux mamelles de la jeunesse.

Tibert

(*) Ok ok, je sais, ce sont des « smart-faunes », pas de simples mobiles. Mais vu que 99,5 % des possesseurs de mobiles disposent maintenant de ces petites merveilles supposées intelligentes, autant faire court : je bannis donc l’immonde « smartphone », d’une profonde laideur – essayez donc de prononcer ça sans faire la grimace . « Smart« , ces phones ? très cons en fait, à voir les âneries qu’on fait avec.

Si l’on passait à aut’ chose ?

Un proche à moi, de retour d’Amsterdam, rentrait à Paris hier 15 juillet sur le coup de 17 heures et des brouettes, arpentant à pied les artères de la ville… il m’a rapporté avoir trouvé le vide sur les trottoirs et la chaussée, tandis que les bistrots, cafés, troquets etc… étaient bruissants et bondés. On sait pourquoi, on vous l’a sûrement dit, claironné, hurlé, on-est-les-champions. Pas de boucoup, d’ailleurs… du pot bien sûr, de l’opportunisme, quelques belles envolées, des tas de balles perdues… mais on s’en fout, seul le résultat compte.

Ouais ! c’est la fête ! Le résultat : X bagnoles brûlées (*), Y arrestations, Z devantures fracassées aux fins de casser, piller et se servir gratos. Mais que faire ? la dernière bavure policière à Nantes aux dépens d’une petite crapule tentant de fuir un contrôle dans sa bagnole et sous un faux nom a permis de confirmer cette  loi non écrite : plutôt la  chienlit que la bavure ; et puis la chienlit de toutes façons, avec ou sans bavure.

Tibert

(*) Nous sommes, nous Français, les Champions du Monde incontestés de la cramation de bagnoles. C’est LE sport national. Et ? et puis quoi ? eh bien on fait avec. C’est comme ça, il paraît…

EXECRAS

Les députés, unanimes sauf ceux qui n’y étaient pas, ont adopté une nouvelle mouture de l’article 1 de notre constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion« .

Et avant ? avant, c’était « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion« .

Vous voyez la nuance ? il n’y a plus de race. Mais il y a du sexe ! important, le sexe. S’agissant des races, d’aucuns affirment que ça n’existe pas : on en déduit immédiatement que le terme « racisme » est sans objet et ne peut être imputé à quiconque, puisque s’appliquant à une entité vide. A la réflexion, si ! on peut parler de racisme vis à vis des mammifères « inférieurs », que l’on subdivise classiquement en races – du moins ceux qui valent le coup : le racisme anti-Blonde d’Aquitaine, par exemple, ou anti-Rottweiler, anti-Baudet du Poitou… moi personnellement je déteste le Charolais. C’est idiot, sans doute, condamnable certainement, mais le Charolais me rebute.

Gageons que d’ici quelque temps le progrès humain, scientifique, du Ne-Fâchons-Surtout-Personne incitera l’immense majorité, sinon l’unanimité de nos élus à voter une nouvelle-nouvelle mouture de notre belle constitution que le Monde nous envie : plus de sexe ! c’est très subjectif, le sexe. D’abord il y en a de toutes les sortes, des tas de variantes, et puis pourquoi stigmatiser tel ou telle ? Chez les mammifères « inférieurs », en revanche, oui, le sexe, ça peut se concevoir, quasiment binaire, rustique ! On mène les chèvres au bouc, c’est comme ça que ça fonctionne. C’est rustique – c’est bête, quoi ! – mais ça fonctionne.

Tibert

PS – Je change de sujet, ça m’interpelle ce truc : des passages piétons en 3D à Paris ! des trompe-l’oeil donnent en effet un effet de relief aux bandes blanches habituelles  peintes sur l’asphalte… ils retardent d’un métro, à Paris ! il y  a jolie lurette que le moindre hameau genre Trifouillon-sous-Gartempe a ses trois-quatre passages piétons en relief, agrémentés de dos-d’ânes à péter les suspensions des bagnoles et les lombaires des conducteurs. C’est de la 3D, ça, de la vraie !

Le Q s’en mêle et le T fâche

(Trois gosses entre 9 et 12 ans se sont noyés hier dimanche, seuls, dans un endroit interdit à la baignade, aucun ne sachant nager ! bravo les parents : éducation et prévention ! Au passage, combien de noyades chaque été ? euh… c’est sûr, prévenir les noyades ne rapporte  pas de fric, contrairement à la Prévention Routière. Donc nulle urgence de prendre, comme sur les routes, des mesures spectaculaires, absurdes et inefficaces… mais juteuses ! On continuera donc à se noyer tous les étés.)

Mais au fait, la baignade : à Londres quand il fait très chaud (si si ça arrive) il y a des étangs bienvenus au Nord-Ouest de la ville, à Hampstead Heath. Trois étangs : un pour les femmes (a), un pour les hommes (b), un mixte (c). C’est un état de faits datant de la reine Victoria, la prude en chef. Etat de faits détourné depuis : les féministes, lesbiennes etc… ne veulent pas de mecs dans (a), les homos mecs ont quasiment annexé le (b). Bref seul le (c) est ouvert à toutes et tous et sans risque 😉  Mais voilà : le conglomérat LGBTQ (Q, c’est récent, pour Queer = pas clair, étrange, bref zarbi) fiche le bazar là-dedans. Enfin, surtout la lettre T : essentiellement les Tf (Trans option femelle) qui prétendent faire trempette dans (a) ! affreux ! des Tf, il y en a, pas encore opérés ou qui tiennent à  leurs attributs de naissance. Des pénis dans l’étang (a), vous imaginez ? Et voilà c’est la guerre.

Tout ceci pour rigoler un bon coup : voilà à quoi mène le stupide et nocif communautarisme. Il n’ y a pas assez d’étangs à Londres pour toutes les nuances de sexes et de confréries ou consororités ; il n’ y a pas assez de piscines en France pour toutes les religions et leurs bizarreries vestimentaires ou rituelles. Alors qu’il semble évident, logique, simple, économique, et humain ! de se baigner ensemble – moyennant quelques règles évidentes de vie en société. Bon sang… mais c’est bien sûr !

Tibert

De la guerre des capsules

Je ne vais pas vous entretenir du Brexit doux (avec un lubrifiant sans doute) que madame May va proposer aux Européens  ; ni du Tour de France, ce fléau annuel, pas plus que de la Coupe de foot qui verra nos footeux nationaux jouer deux matches de plus avant de rentrer à la maison, la queue entre les jambes ou au milieu des flonflons, selon queue…

Non, moi aujourd’hui c’est, ce sont les capsules. J’ai eu l’occasion récente de résider brièvement dans deux-trois baraques tout équipées-habitées, et y ai trouvé un point commun : point de cafetière, que ce soit de la chaussette, de l’italienne, de la turque, de l’électrique, de l’Amélior, du… non. Rien ! rien sauf la machine Nespressôt, avec son petit boulier garni de capsules de toutes les couleurs. Quand on croit vous faire une faveur, on vous en propose une bleue, une verte, une jaune…

Aussi sec j’ai été acheter un cône en plastique (deux euros cinquante chez Leclair-obscur), des filtres en papier (quatre-vingt centimes), du café normal, trouvé une verseuse potable, une bouilloire, et whoualà : j’ai retrouvé mon cahoua comme je l’aime ! C’est qu’en effet je hais ces petits machins en alu peint, d’une part parce que ça vous sort trois gouttes parcimonieuses de café quand on en veut un bol, d’autre part parce que c’est du gaspillage, que c’est vraiment trop cher, qu’il faut aller chercher ça sur le Houèbe ou dans des boutiques rares et luxueuses – club des fans, carte de fidélité, hôtesses façon Salon de l’Auto ; et puis la pub, là, le Clouney avec son what else, pffft, fatigant !  enfin, ça prétend à l’exclusivité ! ce serait interdit, pour d’obscures raisons de compatibilité, d’acheter des capsules semblables chez quelqu’un d’autre : n’importe quoi…

Mais voilà : pour les indécrottables convertis-pervertis au café « what else » de Clouney, il y a un espoir : le capsulier, la machine à fabriquer ses propres capsules garnies. Amis bricoleurs, si vraiment vous ne jurez que par ce procédé (cette technologie, pour faire dans l’enflure scientifique), payez-vous une capsulière – ou un capsulier, le sexe du bébé n’est pas encore connu – et faites vos propres capsules « maison ». Outre le plaisir du douhitte-yoursèlfe, de vous cogner sur les doigts, de vous entailler la peau, ça vous réconciliera rapidement avec la bonne vieille cafetière que nous chérissions tous : c’est tellement plus simple, bien moins cher, et aussi bon, sinon meilleur – en y mettant de la sollicitude. La sollicitude, what else ?

Tibert

Du pain ou des jeux

J’aurais pu lancer en titre et pour la n-ième fois la citation en latin qui va bien, vous la connaissez, elle va pile-poil, mais à quoi bon… Vous n’êtes pas sans savoir que les foot-dépendants, les accros du foot sont nombreux chez nous, et qu’il y a un match à venir contre une « céleste » équipe-béton sud-américaine spécialiste du 0-0 demain vendredi. Et puis, qui sait, deux autres matches de plus si, des fois, va savoir… les tirs au but… avec du pot… et même que Macronaparte se déplacera en Russie si nos footeux atteignent la demi-finale ; en fait il s’en tape comme de sa première chaussette, mais c’est bon pour la popularité, comme les danseurs Noirs à l’Elysée et la Fête de la Musique.

Donc, comme Macron ignore encore s’il prend le prochain vol vers Moscou ou pas, il est dans l’incertitude, forcément…. sa valoche est là, béante, dans un coin de sa cagna, mais pas plus pour le moment. En fait, il pensait annoncer son très attendu « plan pauvreté » ces jours-ci, mais ça va pas le faire ! la voix qui s’époumone dans le désert, il y aura trois journaleux obséquieux à l’écouter distraitement, zieutant en catimini le match sur leur mobile. Donc on reporte ! on attendra la fin des aventures footesques de l’équipe nationale pour savoir comment les pauvres ne le seront bientôt plus. C’est bien vu, d’ailleurs. Tant qu’il y a du foot il y a de l’espoir, on oublie la dèche, le bout de reste jauni et desséché du calendos dans le frigo, les loyers en retard, la toiture qui fuit et les traites de la télé neuve cinquante-deux pouces ultra-HD Dolby surround qu’on pourra pas payer. On s’en fout, y a du foot ! De fait, le Plan Pauvreté (moi je l’aurais intitulé Plan Anti-Pauvreté, mais ça n’engage que moi) pourrait faire une large place au foot : au lieu d’augmenter les allocs’, on octroierait des places pour des matches de foot, ou des abonnements au foot à la télé. En Inde, en Colombie, les gens qui ont faim sniffent de la colle à rustines, ça aide ; chez nous ils regardent le foot. Chacun sa culture.

Tibert