#MeTooRaclées

( On suivra d’ici un an ou à peu près le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes ». Où le PNF, Parquet National Financier, créé par Normal-Moi-Président, DEVAIT punir sous peine de 1) démontrer son inutilité dans cette affaire, qui n’était pas financière pour deux ronds et ne nécessitait pas cette Grosse-Bertha ; 2) laisser voir la vacuité et l’acharnement, vacuité d’un dossier semble-t-il dénué de toute preuve factuelle, acharnement d’écoutes au long cours, obstinées et juridiquement fort discutables, laissant ainsi supposer des visées politiques pas forcément nobles. Indépendance de la Justice, qu’ils disaient…)

Mais au fait… tenez, j’ai lu avec intérêt cet entrefilet circonstancié à propos d’une bisbille entre une pédopsychiatre de Toulouse et le Conseil de l’Ordre des toubibs… en gros, à ce que je comprends, la pédopsy a voulu signaler une maltraitance sur un gosse, mais elle aurait enfreint la procédure « normale », alertant le Juge des Enfants quand elle aurait dû actionner le Procureur de la République… du coup c’est, nous dit-on, une enfreinte – pire : une infraction au secret médical ! Et il se trouve que le père de la gamine supposément maltraitée est un « cher confrère »… Bref : qui ou que faut-il protéger D’ABORD ? les enfants, ou le secret médical ? je pose la question.

En bonus, je vous laisse méditer sur un nouveau #MeToo qui fait surface (voir mon titre), et ma foi celui-là vaut les autres… une fille du célébrissime écrivain israélien Amos Oz, Galia Oz, donc, ose (*) sortir du silence et sortir un livre où elle dénonce la violence physique de son père à son encontre. « Mon crime c’était moi, la punition était donc sans fin. Il avait besoin de faire en sorte que je me brise ». Il n’y est pas question de viol, donc d’inceste ; il est question de violence ! de coups ! C’est moins grave ? c’est à voir…

Tibert

(*) Il fallait l’oser, celle-là.

Frêles ficelles au long des vicinaux

( On voit ça, les samedis de manifs récurrentes… ça hurle à la dictature, chez les Insoumis de LFI, NPA et assimilés, du fait que nos Chefs-en-Chef proposent de modifier la Loi pour protéger les flics, flouter leurs visages sur les photos et vidéos de presse… « Liberté d’informer ! », clament les clameurs hebdomadaires du samedi. Mais il y a deux jours, un journaleux du canard RémoisL’Union‘ a voulu aller voir dans un « quartier » ce qui s’y passait : c’est plus que du flouté, c’est son appareil fracassé !  et sa trombine aussi ; il est à l’hôpital. On attend les réactions indignées de LFI, NPA et consorts, réclamant le droit imprescriptible d’informer en toute liberté et sans flouté. )

Mais le sujet du jour, c’est, tenez, La Montagne qui vous le sert : dans une banlieue de Thiers, dans le 6-3, ça déploie la fibre optique ! Waouw… l’Auvergne se modernise, eh oui, adieu cabrette, pounti et sabots, vive l’internet à donf.  Sauf que, voyant des poteaux et des câbles fleurir le long des chemins, avenues et rues, des riverains ont protesté : qu’est-ce que c’est moche ! Oui, c’est moche. Que n’enterre-t-on ces superbes fibres ? c’est trop cher, paraît-il, et trop long : ce sera de l’aérien, ou rien du tout !

Juste une remarque : si c’est pour que les installations aériennes de fibres soient aussi bien bichonnées et entretenues  😉  au long des routes que les actuelles lignes téléphoniques, ce n’est même pas la peine de commencer ! Poteaux écroulés, cassés, arbres quasi couchés sur les câbles, lignes dans le fossé, rafistolages et épissures un peu partout… J’ignore QUI sera chargé d’entretenir ces réseaux de fibre optique – et avec quel budget ? – mais ce que nous voyons de la minable situation actuelle fait craindre bien des déboires : notre ex-glorieux « Opérateur historique » a largement abandonné l’entretien des lignes aériennes dans les espaces ruraux, et même ailleurs. Qu’est-ce qui nous dit qu’avec la fibre plutôt que le cuivre on va renoncer à cette politique du « bof, ça tiendra ce que ça tiendra », alias du « chien crevé au fil de l’eau ? » Rien.

Tibert

Demi pressions

( Le Parigot, pas malin, annonce fièrement qu’avec de l’astuce et une seringue ad hoc, on peut tirer, eh eh, d’un flacon de vaccin Pfizer pour 6 injections, une septième dose ! Sachant que Pfizer avait commencé en facturant 5 doses puis a corrigé le tir avec 6, que croyez-vous qu’il va arriver, maintenant que la combine a été naïvement éventée ? on n’est pas chez les Bisounours, là. Tsss… pas cap’ de garder un secret. )

Mais bref… cette histoire de menus « végétariens » aménagés et uniques pour toutes les cantoches scolaires de Lyon fait des remous, c’est clair. D’abord, remarquons que ça implique une cuisine centrale ! Tous les repas sont préparés au même endroit, puis distribués aux différents établissements, réchauffés sur place, reconditionnés etc… : c’est le marteau-pilon administratif, anti-écolo au possible, gaspilleur d’énergie et déresponsabilisant. Les cuistots « locaux » ne font plus rien de créatif…

Mais au delà de ce constat, la décision du Maire de Lyon (*) n’est pas stupide, loin de là. Monsieur Doucet a finement fait remarquer, et toc ! que monsieur Collomb, son prédécesseur, avait pris la même initiative, sans que personne ne se soit indigné. Premio, ce ne sont pas des menus végétariens (lentilles / pois chiches / haricots noirs, rouges, blancs (prouuutt) / tofu / riz complet… gnagnagna…), mais juste sans viande, nuance !  Avec oeufs ou poisson, donc pas de carences en protéines animales, pas de clins d’oeil aux vegans et autres sectes alimentaires extrêmistes ; c’est possiblement équilibré. Deuxièmo : pas de lever de boucliers hallal, casher, hindou… les religieux n’y verront pas d’embrouille (**). Troisio : rien à choisir, donc ça va simplifier et accélérer la rotation des élèves à la cantine, problème difficile avec les contraintes dues au Covid. Donc c’est bon pour les mesures sanitaires…bien.

Sauf que les acteurs de la filière « viande animale » sont furieux ! Ils rouspètent, et on ferait, je ferais pareil à leur place. Monsieur Doucet, apaisant et rassurant, comme son nom le laisse suggérer, énonce que c’est une mesure temporaire. Et c’est là qu’on peut l’attendre au tournant du virage, si je puis dire. Car n’oublions pas sous quelle bannière il opère, monsieur Doucet : écolo écolo, dur de dur. Il est évident, que sous cette initiative innocente en surface, pas conne, il tente, planqué derrière son petit doigt, de promouvoir son credo légumier-légumineuses-anti-viande-local-bio et tutti quanti – antiennes connues. Il ne sera pas inutile de surveiller sur la durée les menus des cantines scolaires lyonnaises : les adeptes du boeuf-miroton, de la bavette à l’échalote et du poulet-curry – sans oublier le glorieux tablier de sapeur et la classique salade de clapotons – sont prévenus.

Tibert

(*) Désolé, je ricanais malgré moi et hors de propos : ça me rappelle irrésistiblement le Merdelyon, mais c’était dans un autre temps, et un autre sujet.

(**) Hélas, on fait la génuflexion devant les interdits carnés, stupides et d’un autre âge. Laïcité, qu’ils disaient !

Affinons, affinons !

Monsieur le Premier Castex affirmait hier solennellement qu’il n’y aura pas, il n’y a pas – non mais… ! – de zones de non-droit, de zones sans contrôles. Pourquoi le dit-il avec cette force ? parce qu’il y a des doutes… parce qu’il faut détricoter fissa ce qu’énonce l’actuelle et récente Défenseure des droits (*), madame Hedon, et qui décoiffe ! Madame Hedon avait été Claire, effectivement, à proposer qu’on supprime les contrôles d’identité, à titre d’expérimentation. Brillante idée ! Basée sur le soupçon insupportable de « contrôle au faciès ». Quesaco ? un peu de vocabulaire « bonne-pensée »…. demande-t-on à un « Caucasien » (un Asiatique aussi, peut-être ?) ses papiers ? c’est un contrôle d’identité. Si en revanche on les demande à un Noir, un Maghrébin, un Arabe, c’est un contrôle au faciès.

J’ai entendu des journaleux (posture « je ne suis pas contre les contrôles, mais… »)  réclamer avec force des statistiques ! des statistiques, pour mesurer. Ethniques, donc, les statistiques, si je ne m’abuse. Horreur, des statistiques ethniques. Mais bon, on n’est pas à une contradiction près. Bref, si l’on avait des statistiques (ethniques) établissant qu’on contrôle à 33,6 % des Maghrébins, à 39,2 % des Noirs, à 14,8 % des Asiatiques (il reste donc 10,4 % de « autres »), ça prouverait indubitablement que la Police est raciste, quod erat demonstrandum, ce qu’on voulait démontrer, évidemment. Devinette : pourquoi les flics jugent-ils plus pertinent de contrôler un djeune casquette-sweat-capuche-baskets, désoeuvré et  qui fait manifestement le guet, plutôt que le pépé qui, assis sur un banc, un crayon en main, étudie « Paname teurf » pour choisir ses bourrins gagnants, ou la jeune mère « Syrillus » bleu-marine qui promène son loupiot dans une poussette ? hein ? c’est parce qu’ils sont racistes, voilà.

Il est question – le Ministère de l’Intérieur veut le faire, ça tarde à venir – d’équiper les flics de caméras-piéton, afin d’avoir des traces de visu de leur activité (de leurs agissements, écrit-on quand on est bien orienté) et lever les soupçons. Fort bien, mais à gauche-gauche, on a d’avance invalidé la chose, arguant que les flics éteindront leur caméra quand elle les gênera aux entournures : forcément coupables ! ce que clame d’ailleurs le peu nuancé acronyme ACAB, tous des salauds.

Mais revenons au propos initial : madame Hedon rétropédale, on l’aura mal comprise, vous pensez bien qu’elle est d’accord, il en faut, des contrôles, quand il y a un hold-up, etc. Et donc elle affine son propos.  Bien sûr qu’il faut pouvoir contrôler, n’est-ce-pas, mais, on l’aura mal comprise, gnagnagna…  Une position excessive, partisane, ça ne se rectifie pas, ça s’affine. Un peu comme un fromage.

Tibert

(*) … et les devoirs ? normalement ça va z’avec, sinon ça boîte. Droits et Devoirs, comme pastis et cacahouètes.

Pincettes et artifices

( Oyez, il y a une centenaire dans la famille, ce 16 février. A l’EHPAD du coin ils l’auront sûrement vaccinée avant l’hiver si on leur livre des vaccins avant l’automne, et aujourd’hui ils vont lui allumer une bougie sur son yaourt : youpee, et toutes ces sortes de choses. Enfin, la carcasse fonctionne, mécaniquement, plus ou moins : les fonctions végétatives sont fonctionnelles. Pour le reste… que disait De Gaulle, déjà, à propos de la vieillesse ? )

Mais je lisais qu’hier des flics de Poissy avaient affronté des djeunes (des « chances pour la France » ? ) après avoir été quasiment attirés dans un guet-apens. On entendait des « tuez-les » (les policiers), rien que ça. Des tirs de mortiers d’artifice ont visé nos forces de l’ordre ; c’est super-dangereux ces machins, et, figurez-vous, c’est pour ça qu’on les utilise ! plutôt que des fléchettes avec embouts-ventouses en caoutchouc.

Et monsieur Darmanin, décidément prolixe de réactions indignées, de s’indigner – c’est le moins qu’il puisse faire !  Il paraît que la future loi numéro 47.528 « Vu l’article… vu… vu… attendu que… gnagnagna… »  va interdire les mortiers d’artifice ailleurs que pour les feux d’artifice ! c’est heureux, n’est-ce pas ? pertinent… ! bienvenu… ! c’est bizarre qu’on n’y ait pas pensé plus tôt, d’ailleurs. Sachant qu’il se tient des Conseils de Défense quasiment tous les trois-quatre jours, où se décident des trucs très sérieux, fermer des commerces, confiner, interdire, quid d’y ajouter un petit addendum façon : « à partir d’aujourd’hui la vente, l’achat, la détention, le trafic et l’utilisation des mortiers d’artifice sont interdits sur le territoire national… confiscation… encourent des peines de (*) … etc etc ». Les entrepreneurs de feux d’artifice vont pleurer ? c’est super grave, ils vont devoir trouver autre chose. J’en pleure pour eux.

Tibert

(*) Encourir n’est pas subir : il faut que, l’infraction, le délit, le crime constaté, les fauteurs serrés, la Justice passe ; et elle est indépendante, la Justice, elle fait ce qu’elle veut.

De quoi pourrait-on causer ?

Eh oui, encore des nouvelles du front. C’est malheureux à dire, mais question évènements c’est la monoculture, c’est Covid à tous les étages. Mais, promis, le prochain billet je cause d’autre chose.

Donc, disais-je, une copine de ma femme a été vaccinée hier (*) – première dose, mais la suite suivra, lui a-t-on promis – et elle a juste pris ensuite un Para-7-à-molle par précaution, inutilement d’ailleurs disait-elle ; à part ça elle n’a pas encore de pieds fourchus ni d’écailles sur le ventre qui lui auraient poussé. Comme quoi cette histoire d’ADN modifié c’est du n’importe quoi… On en est bien aises pour elle, tout s’est bien passé, rendez-vous pris et non reporté, excellente piqûre.. que du bonheur. Il est vrai qu’elle réside dans une région qui n’est pas la plus trou-du-cul de la France : les TGV y passent, les TGV y arrivent, c’est dire. D’où ? de Paris, enfin, voyons.

Et puis, paradoxe vaccinal, il appert que le vaccin AstraZeneca étant facile à administrer, disponible (à ce qu’on nous dit…) et valable pour les moins de 65 ans, on va désormais et rapidement les piquer un peu partout, ces jeunots, dans les pharmacies, chez le véto, au bureau de tabac, dans les discothèques…  tandis que les « prioritaires », têtes chenues, déambulateurs et voix chevrotantes, devront, eux, continuer de poireauter pour leur Pfizer ou leur Moderna introuvable, sans savoir ni quoi ni qu’est-ce, mis devant l’arbitraire de rendez-vous reportés manu militari par un froid automate non joignable, ou carrément incapables de prendre un rendez-vous. On n’a pas encore fini les pensionnaires des Ehpad, c’est dire…

Tibert

(*) Ce n’est ni la variole, ni le BCG, ni le tétanos.

Plus de 700, mais pas moins de 800 !

( Les experts domestiques s’activent à avancer les bonnes décisions qu’eux auraient prises si… : Meuuuh non il fallait pas durcir le couvre-feu / Moi je me confinerai pas / Le couvre-feu ça sert à rien / Le confinement, et fissa, sinon c’est la cata / J’en ai rien à cirer / Ils nous mentent / On veut nous enfermer, ça jamais ! / Et mon commerce, comment je fais ? … bref peut-être pas « 66 millions de procureurs » mais des millions de doctes prescripteurs. Sachant que… en fait ne sachant à peu près rien sur les futurs développements de cette saleté de virus et de ses variants tous aussi affreux, on peut concevoir que « là-haut » ça navigue à vue – à courte vue, tel l’automobiliste dans un épais banc de brouillard. C’est un exercice difficile, on peut le dire. Au passage, saluons le Premier Castex et le judicieux casting qui l’a placé là pour jouer cette ingrate partition : dénué de toute aura, de tout charisme, il fait magnifiquement le job, « bos suetus aratro » – boeuf sous son joug tirant sa charrue, têtu, stoïque et sourd aux quolibets et aux rouscailleries. Cerise sur le milhassou, avec sa lente et rocailleuse élocution du Sud-Ouest il articule superbement : on a le temps de tout comprendre ! )

Mais bon… je voulais surtout pointer la tendresse des journaleux, leurs yeux de Chimène pour tout ce qui gueule, à gauche, ou à peu près, ou aux alentours.  Le Monde nous avance 33.000 manifestants dans toute la France hier (moi j’ai lu un peu moins de 6.000 à Paris, y compris les teuffeurs et leurs camions pour rendre sourd, fâchés qu’on ose les punir pour sabotage des règlements sanitaires. Un peu plus dans la nuance, France-Info nous annonce une mobilisation en légère baisse… mais il fallait qu’ils tartinent, mordicus, et positivement ! sur ce patchwork de mécontentements, de refus des règles de vie en société, d’envie de tout casser et de sous-marins trotskistes. La Montagne auvergnate nous claque, elle, un titre « Plus de 700 personnes manifestent… » : DONC il y en avait moins de 800, sinon, bien évidemment… Comme quoi il aurait été également correct, mathématiquement parlant, d’écrire « Moins de 800… », mais non, on n’écrit pas les choses comme ça.

Au dessert, je vous livre le topo ronflant du porte-parole du collectif  de teuffeurs Maskarade (*), qui résume bien la situation apocalyptique de ce pays, à l’issue de la manif (la manif parisienne, forcément) : « Aujourd’hui c’est le summum (**) de la convergence des luttes : loi sécurité globale, fichage, violences policières, monde de la culture et étudiants délaissés et en souffrance, sanctions trop élevées sur le monde de la free party ». Et il a oublié les Gilets Jaunes !

Tibert

(*) ironie des mots, à « Maskerade » on prône l’absence de masque.

(**) Hélas, après un summum ça ne peut, au mieux, que se maintenir ; plus probablement, décliner : c’est mathématique.

Des macarons sur les pardingues

( Au fait, le chant du coq à 4 h 37, la bonne odeur de fumier frais, les relents d’ensilage fermenté, enfoui pas bien loin sous la bâche noire lestée de bardées de vieux pneus : c’est notre patrimoine rural, c’est sacré ! Notez bien, les épaves de charrues, vieilles herses, remorques rouillées et autres carcasses de Juvaquatre au coin du pré, ça ne sent rien, c’est juste pour la déco. Traversant les verdoyants 3-5 ou 2-2, au long des pittoresques départementales qui jouxtent les très nombreuses stabulations porcines locales, on pourra inspirer avec gourmandise le bon air « patrimonial » et rural, chargé des parfums d’épandage de lisier. Espérons donc que la proposition de loi – ce n’est pas encore voté – protégeant la vie rurale et ses spécificités patrimoniales aura le bon goût (sic !) de fixer des limites… )

Mais sur le crucial problème « Qui confiner ? », je vais faire une proposition… d’abord, soyons clairs, il faut vacciner fissa, et qu’ça saute, et exhaustivement, les pensionnaires des Ehpads et les handicapés assistés : les confiner ne sert à rien, ils sont entourés de plein de monde qui vit, travaille, circule… et peut les contaminer.

Ceci étant, pourquoi confiner les gamins, les ados, les étudiants, les adultes, disons… jusqu’à 60 ans ? certes il y a des malades graves dans ces tranches d’âge, mais très peu, et l’on sait mieux les soigner maintenant. Laissons-les vaquer librement à leurs occupations ! En revanche, constatons que les anciens autonomes (*), non indispensables à la vie économique – sauf qu’ils consomment ! – s’auto-confinent souvent, font leurs courses avec prudence, rencontrent peu de monde et se déplacent avec parcimonie. Confinons-les ! C’est eux, bon sang, qu’il faut protéger et isoler ! eux pour qui l’on bloque hélas, absurdement, indûment, toute une population jeune et impatiente de vivre, bosser, skier, raver, traîner dans les néfastes-foudes pour y consommer avec les doigts, dans des barquettes en polystyrène, des rations lipidiques arrosées de sodas qui font rôter, se presser dans les amphis ou les cinémas, assiéger les bistrots, beugler bourrés dans les tribunes des stades.  Et faisons en sorte qu’on les repère aisément et de loin, ces précieux anciens à garder sains, cloîtrés et au chaud : on pourrait leur coudre un signe distinctif sur le paletot – mais attention, rien qui rappelle des trucs déplaisants. Non… tiens, un macaron orange, ça le ferait ?

Tibert

Je ne désigne pas là les « autonomes » chenus, vieux anars et gauchistes radicaux enkystés ;  il s’agit bien entendu des paisibles retraités, valides et vivant chez eux.

Mon canif, et autres contes

(Je lis – hélas il n’y a que l’accroche et la photo illustrative qui soient disponibles au lecteur non-abonné (*), sur le Parigot : «  ‘Construit avec le sang des communards’ : les écolos s’opposent au classement du Sacré-Cœur ». Eh oui, cette moche meringue tout en courbes sur la « Butt’ Montmèèrte » pourrait se voir classer aux Monuments Historiques. Ce n’est pas la Butte Rouge, bien au contraire ! cette erreur architecturale était un ex-voto, un « merci mon Dieu » soulagé des Versaillais écraseurs de la Commune de Paris il y a cent-cinquante ans. Mais pourquoi vous en parlé-je ? parce que les « écolos » s’en mêlent au nom de leur étiquette ! Je peux bien comprendre leur aversion envers Gaston de Galliffet et Adolphe Thiers – encore un Adolphe, décidément… – et qu’ils puissent détester toute référence versaillaise ; mais que fait l’écologie là-dedans ? que vient-elle foutre dans l’étripage Communards / Versaillais en 1871 ? l’empreinte carbone, le bétonnage de Paris, la laideur, soit, on comprend, on peut même adhérer, mais là… décidément  l’écologie évoque de plus en plus un mince cache-sexe de couleur verte, et y a que ça de vert. Et puis cette nouvelle mode de nier, gommer, annuler l’Histoire est inquiétante, je dirais même, malsaine.)

Mais le « passeport vaccinal » ? Tous ceux qui ne veulent pas se faire vacciner sont contre, évidemment, ils crient au déni d’Egalité. On pourrait les suivre, in abstracto… que Dugenou (vacciné) puisse librement bouffer au restau, aller au cinoche… quand le non-vacciné se fait refouler à l’entrée, alors que la piqoûse n’est pas obligatoire, ça interpelle. Certes, mais on pourra sous peu chiffrer plus précisément dans quelle mesure les vaccinés sont moins Covid-contagieux : si c’est probant, le distinguo non-vacciné / vacciné se justifiera pleinement : l’un est peut-être armé, l’autre sûrement pas ! De même pour voyager, séjourner à l’étranger etc. Tenez, à propos de voyages… il me souvient avoir bêtement oublié un canif dans ma sacoche : au contrôle des bagages à l’aéroport de S., ils me l’ont confisqué, les salopards ! Et mon droit au canif, alors ?

Tibert

(*) L’abonnement au Parigot pour jouir des nombreuses et copieuses tartines sur le foot et son équipe-fétiche le PSG ? bof…

Carnet de campagne (de vaccination)

Les autorités l’avaient clamé : mesdames-messieurs, les + de 75 ans pouvaient dès le 14 janvier prendre date pour les vaccinations anti-Covid, mais pour des rendez-vous à partir du 18 suivant. C’était en fait un gros mensonge, vu que les logiciels ad hoc refusaient, entre le 14 et le 18, toute prise de rendez-vous ultérieure au 17 janvier pour d’autres que les « pros » de la santé. Manifestement on n’avait pas bien compris les consignes, ou bien on s’asseyait dessus. (*) Encore maintenant, il est patent que certains centres de petite taille (UN seul poste de vaccinateur, horaires 9h-13h et 14h – 17h, 6 jours sur 7 : ça va dépoter !)  refusent de prendre d’autres rendez-vous que pour les professionnels de santé, les pompiers, ambulanciers, etc. Les raideurs administratives ?

Entretemps les chaînes de télé nous rebattent les oreilles des états d’âme des récalcitrants qu’il faut convaincre : c’est semble-t-il la priorité !… les néo-convaincus iront se fracasser sur le mur des sites Houèbe inaccessibles, des standards saturés, des calendriers complets.
J’avais deux images en tête, m’escrimant à contacter quelqu’un, quelqu’une qui puisse entendre ma demande de vaccin, pourtant recevable : d’abord le classique manège des foires, des ducasses, des fêtes votives, des vogues – notre belle Administration très parisienne – qui tourne et ronronne, imperturbable, et sur lequel sont montés les gamins Véran, Castex et le petit Macronious, tous trois ravis d’avoir investi le beau camion-pompier tout rouge : Véran manipule fort sérieusement la poire-avertisseur ; Castex, sérieux comme un pape au poste du chauffeur, tourne son volant factice avec application ; Manu, debout derrière, agite les bras et salue ses proches à chaque tour.  Et puis ces vitrines des épiceries sous l’Occupation, qui s’efforçaient de présenter tout de même quelques bricoles au chaland, avec cette mention sur un carton : « Tous les articles sont factices ».

Bon, allez, c’est sinistre mais on s’en sortira. J’ignore comment, mais on s’en sortira. La prochaine fois j’ai envie de vous causer du passeport vaccinal : « J’ai été vacciné moi monsieur  ! ». D’ici là, portez-vous bien.

Tibert

(*) Le 18 janvier chez Doctolib, c’est vers 16 heures, me glisse-t-on de source sûre, qu’on a mis en ligne une version correcte du logiciel de réservation pour les vaccins ; on est loin du 14 janvier ! Avant 16 heures ce lundi 18, les 75 ans et plus  se voyaient systématiquement envoyés sur les roses : « Nous sommes désolés… vous ne remplissez pas les conditions requises gnagnagna ». Doucement, y a pas l’feu, quoi…