De la plomberie écologique

Aujourd’hui on change complètement de sujet. Quand monsieur Macron entreprendra, comme promis, de scalper jusqu’à l’os les retraités et les classes moyennes – double peine pour les retraités des classes moyennes – on reviendra à la politique.

Oui, j’ai depuis longtemps une idée lumineuse et toute bête que, par flemme de concourir, je n’ai pas présentée au concours Lépine (*). Les écolos de tout poil ont apparemment l’électro-encéphalogramme plat de ce côté-là, préférant enchérir très à gauche sur des thèmes sociétaux où ils n’ont rien à faire. Il s’agit de ne pas gaspiller l’eau.

Tout d’abord, vous avez déjà démonté un siphon de lavabo ou d’évier, bouché ? le pas de vis en plastique gris est coincé, ça force, les tuyauteries prennent du jeu, l’endroit est inaccessible… alors vous y balancez, lassé ou par crainte de mal vous en sortir, une grande rasade de soude quasi pure : un massacre ! alors qu’il suffirait de disposer de fonds de siphon (un siphon, font, font…) faciles à ouvrir : comme les bonnes vieilles bouteilles de limonade de notre enfance, avec leurs bouchons de faïence à bascule. On débouche d’un doigt, on rebouche très simplement, une fois le désordre réparé… évidemment les plombiers « c’est foutu faut tout changer » façon SOS-Plombard vont faire grise mine, on n’aura plus besoin d’eux.

 

 

Simple et génial, non ? mais poursuivons : si vous rincez une pêche, si vous lavez la salade, l’eau est ré-u-ti-li-sa-ble telle quelle ! eh oui… elle n’est pas polluée par du détergent, des graisses ou que sais-je ? Bref : vous avez sous votre évier un gros bac de 40 litres, et deux écoulements, avec un inverseur à votre choix : soit vers le siphon normal (eaux vraiment usées), soit vers votre gros bidon, ou une citerne idoine au sous-sol, ou toute autre réserve d’eau utilisable pour lessiver le carrelage, arroser le potager, laver la bagnole, etc. On peut perfectionner ce système rustique ; on fait des électro-vannes très chouettes de nos jours, et les éviers sont souvent électrifiés en Amérique du Nord, avec des broyeurs de déchets… pourquoi pas des électro-vannes ?

Voilà… ce que je fais là, ça s’appelle tirer les marrons du feu pour l’entrepreneur écolo et un peu démerde qui déposera les brevets et produira les éviers ou lavabos du troisième millénaire. S’il se reconnaît, qu’il me contacte, je prends 10 % sur les ventes.

Tibert

(*) Chaque fois que je passe devant les grands panneaux lumineux annonçant « La Belle Epine » dan le 9-2, je me demande comment ça se fait qu’aucun furtif artiste de rue n’ait eu l’idée de supprimer le E majuscule.

Génie très personnel et centimes d’euro

D’abord, un truc irritant : on apprend très jeune à l’école – on apprenait, mais maintenant on sort sa calculette – que 2 centimes ça  fait 0,02 franc, 20 centimes 0,2 franc etc : on savait déplacer sa virgule, et vider les baignoires tout en les remplissant. Et je lis dans un article technique que les propriétaires de voitures électriques Tesla vont désormais devoir payer la recharge de leurs bolides (donc ça devait être gratuit avant ?) :  » Pour la France, le coût du kWh sera de 0,20 centime d’euro. Ainsi, un Paris-Rome (1 500 km), devrait coûter 60 €…« . Traduisons : 0,2 cent = 0,002 euro. Si je prends donc mes 60 euros du Paris-Rome divisés par 0,002, ça fait 30.000 Kwh pour 1.500 km, soit 2.000 Kwh / 100 km. Sachant que 1 litre d’essence brûlée libère environ 9,7 Kwh avant les pertes de rendement (*), 2.000 / 9,7 = 206 litres / 100 km. La Tesla consomme comme trois 40 tonnes bien chargés avec leurs semi-remorques… ah mais c’est du propre, c’est de l’électricité, attention !

Bon, trève de blagues saumâtres : c’est probablement 20 centimes d’euro (à peu près le prix coûtant) qu’il fallait écrire, pas 0,20 centimes. Ignares…

Bon, une dernière pour vous dérider (**) après cet aride calcul : Benoît « Burn-out » Hamon, un des sept candidats (j’allais écrire mercenaires) de la Primaire de la Gauche, interpelle monsieur Mélenchon, qui joue tout seul sa partition de candidat de gauche-gauche et refuse de faire le huitième couteau de la Primaire : « Il doit s’interroger sur sa capacité à l’emporter« , dit-il. Et de développer : « Mais je lui demande de regarder, avec un peu de lucidité, la capacité de la gauche à l’emporter sans rassemblement, mais également sa propre capacité, quel que soit son génie personnel, à l’emporter« . Et lui, Benoît Hamon, sa capacité ? hein ? sa propre capacité… et puis, tiens, son génie personnel ?

Tibert

(*) En prenant une valeur réaliste, un rendement du tiers, soit 3 Kwh/litre d’essence, ça équivaut en fait à 660 litres d’essence pour 100 km. Pas fameux…

(**) Et pour vraiment vous dérider, lisez donc Derrida.

Encore plus nuls que tout à l’heure

Un article du Monde me donne à mettre mon grain de sel, ou du grain à moudre, comme vous voulez, ou les deux – alors c’est du grain de sel à moudre. Ce canard, dans l’article référencé ici – oui ici ! – et dont auquel je vous cause,  se paye la margoulette de quelques ex-ministres « nuls en maths« . Bon, il épingle d’abord monsieur Montebourg car il n’arrive pas à compter jusqu’à quatre ; grand moment ! à mon humble avis il y aurait plus à tartiner sur les options programmatiques et le positionnement calculé au quart de poil – à gauche de la gauche libérale mais pas trop, un huitième de poil plus que Dugenou mais un chouïa moins que Schmolldu… c’est assez délicat à définir. Mais Le Monde poursuit, un coup à gauche, un coup à droite,  en flinguant monsieur Luc Chatel, ex-ministre de l’Educ’Nat’, qui s’est vu poser le problème suivant par un interviouveur de RMC, problème extrait du cahier d’évaluation des élèves de CM2, et soluble en principe par calcul mental.

10 objets identiques coûtent 22 euros. Combien coûtent 15 de ces objets ?

Je cite Le Monde: « Le même Luc Chatel qui préconisait de faire faire 15 à 20 minutes de calcul mental chaque jour aux élèves de primaire, a répondu 16,50 euros (au lieu de 33)« .

Wouahh le nul, s’exclame le journaleux hargneux. Sauf que, sauf que le problème est très mal posé. Je ne sais pas si  Luc Chatel l’aurait résolu à l’écoute d’un énoncé clair et précis, mais bon, au moins laissons-lui le bénéfice du doute  (ceci étant, je ne vois pas où il est allé pêcher ses seize euros cinquante !).

« 10 objets identiques coûtent 22 euros« …  chacun ? au total ? ce point essentiel n’est pas précisé. On nous dit qu’ils sont identiques, et alors ? on s’en tape, aucun intérêt : on cause du prix, pas de la tête des articles. Pourquoi auraient-ils des prix identiques, ces objets dits identiques ? eh bien c’est loin d’être une évidence. Moi la recharge de savon liquide « Le Petit Laton Raveur » de 20 cl parfum vanille je la trouve à 5,29 chez SuperMegaDiscount et à 4,95 chez CasiMono. On est chez le premier ou chez l’autre ? ce n’est pas dit… et, comme disait madame Aubry qui en connaît un rayon, « quand c’est flou y a un loup » !

Donc basta avec le loup, le floup 😉 et les énoncés de maths rédigés par des intérimaires en bâtiment : soyons précis. Et clairs, c’est pas plus cher.   « Soit une collection d’objets dans un magasin, tous affichés à un même prix.  Sachant que le prix total de dix de ces objets est de vingt-deux euros, calculer mentalement le prix total de quinze de ces mêmes objets. »

Et là, avec un énoncé clair et précis de chez Clairéprecy, je vous fiche mon billet que Luc Chatel aurait pas répondu une co… une ânerie. Ils sont pas si nuls, tout de même. Ils ont plein de défauts, ça c’est sûr, mais faut pas noircir le tableau.

Tibert, et huit font seize.

 

Impasse de la Canneberge

Il est humain de préférer annoncer des victoires que des défaites. Vous êtes d’accord ? moi aussi. Tenez, si je vous dis que je bute sur la démonstration de la conjecture dite « de Syracuse », bien qu’ayant avancé de manière significative 😉  vous allez penser que je ferais mieux de la fermer ( pas la conjecture, évidemment…). C’est clair, je gagne à ne rien dire si mes recherches démontrent que le sens dans lequel je les oriente se révèle une impasse ; c’est évidemment plus confortable pour mon ego, et tout roule comme si de rien n’était…

Mais je lis dans Slate.fr (slate : terme anglais, forcément anglais, désignant l’ardoise sur laquelle on écrit) cette  intéressante contribution de deux chercheurs francophones qui ont créé l’enseigne « Negative Results« . En anglais évidemment, mais bon, nobody’s perfect, pas vrai ? leur démarche vise à baliser les chemins de recherche déjà explorés et vains : quoi de plus idiot que de repartir sur des pistes qui se sont clairement avérées sans espoir ? c’est particulièrement utile en biologie, mais ailleurs aussi, soyez-en sûrs.

Tenez, mesdames, qui pour éloigner la cystite menaçante – tellement plus fréquente chez vous que chez les mâles – vous tapez des gélules de cranberry, des gelées de cranberry, des décoctions de cranberry en pensant que ce sont des cranberries, alors qu’il s’agit de canneberges (en anglais : cranberry), vous perdez votre temps et votre fric, surtout s’il y a marqué « cranberry » sur l’emballage – forcément plus cher que la canneberge, snobisme anglomane oblige : la canneberge n’a aucun effet sur la cystite, ni dans un sens, ni dans l’autre. Il reste que c’est une baie aux vertus anti-oxydantes, délicieuse en compote, ou sur des plats de gibier, viandes blanches etc..  mais, bien entendu, en gélules 1) ça n’a aucun goût, 2) c’est emmerdant à absorber et 3) ça ne sert rigoureusement à rien sauf à enrichir les fabricants. Comme quoi Negative Results va vous faire faire faire des économies, mesdames, à défaut de vous donner la solution pour combattre la cystite.

Vive donc les impasses, les erreurs, pourvu qu’on s’attache à en tirer les leçons pour en éviter le retour, pour reprendre un vieux slogan. Ah si les politiciens pouvaient s’inspirer honnêtement de leurs negative results !

Tibert

Vrooom vrooms en sourdin(gu)e

Je lis sur ce site – qui par ailleurs teste des aspirateurs aussi bien que des clés USB ou des trottinettes – qu’on propose maintenant un casque de moto « à réduction de bruit active » (la réduction de bruit active, ça fonctionne bien, j’ai pu tester ça en avion ; un casque (cher !) permet de réduire à un chuintement léger le brouhaha ambiant et le ronronnement entêtant des réacteurs ; on arrive à suivre un programme vidéo sans les sous-titres).  J’ai d’ailleurs appris incidemment dans le même article que pas mal de motards se mettent des bouchons d’oreilles pour conduire leur engin. Donc le bruit de leur bécane les gêne ? ça me fait plaisir, je ne suis pas seul.  Cela me fait aussi penser à ces concerts d’aujourd’hui où le / les chanteurs-instrumentistes sont encadrés par des murs d’enceintes assourdissantes – littéralement : dans la salle on a forcément ses tampons d’oreilles sinon c’est la surdité assurée, sur scène on a ses tampons d’oreilles « pro » sur-mesures, on ménage ses esgourdes… pourquoi ne pas baisser le son ?

Vous comme moi, je suppose – les oreilles sont ce qu’elles sont – êtes péniblement assaillis tous les jours, au long des rues, avenues, routes, par ces motos hurlantes ou vociférantes – le plus de bruit possible – de la grosse Bertha péteuse, pataude et bancale des Harley aux miaulements suraigus des cubes japonais à 9.000 tours sous turbo – sans parler des mob’s trafiquées à pot apocalyptique, « mouches à merde » hurlant sous votre nez en toute sereine et illégale impunité. Certains même vous font l’étalage de leur vigueur virile, roulant sur 30 mètres sur la roue arrière et si possible sans casque, phallus-moto fièrement dressé vers le ciel.

Bref : ceux-là qui vous pourrissent l’environnement de leurs pots d’échappement hurlants ou vociférants, ceux-là prennent les moyens de se protéger les oreilles, eux. Il me reste en réaction à me munir, dans la rue, d’un casque à réduction de bruit, active ou non. On va avoir l’air fin, avec nos casques anti-bruit, les yeux vissés sur le mobile rivé dans la main (oups ! pardon, le « portable » : ce petit rectangle plat qui pèse 140 grammes, c’est portable, le croirez-vous !), incapables d’éviter une merde sur le trottoir, tellement on n’y fait pas attention. Avec des bottes d’égoutier, peut-être ?

Tibert

La récursivité par les drones

Vous le savez sûrement, chers lecteurs (et chères lectrices, donc !!) « l’itération est humaine mais la récursion est divine« . Tenez, le divin nous arrive tout illustré là, dans la corps de ce billet, et monsieur Göddel vous ferait avec ça une nouvelle démonstration mathématico-logique de l’existence de Dieu, s’il était encore là. Le drone, cet objet volant entre autres au dessus de Paris – et rageant car non identifié  – sera le vecteur de cette démarche.

Remarque à l’usage des Ministères de l’Intérieur et de l’Aviation : Il faut évidemment structurer et civiliser le marché des drones, si l’on veut éviter d’en prendre un sur le crâne, paf, au coin d’une rue, ou si nous voulons préserver notre vie privée menacée par ces indiscrets et bourdonnants photographes aériens. Il faut les immatriculer, les tatouer, et puis les équiper obligatoirement d’un moyen de brouillage et d’un canal  de pilotage radio « de secours », deux outils réservés aux autorités et aux urgences, genre la voie d’accès des pompiers. Bien évidemment les drones délictueux enfreindront ces dispositions, mais nos tribunaux incorruptibles, fermes et rapides 😉 séviront contre les fautifs, s’ils se font prendre.

Voilà : le drone, ce bourdon énervant qui nargue nos policiers impuissants, le drone s’auto-génère récursivement ! On a gaulé des journalistes d’Al Jazeera dans le Bois de Boulogne avec un drone il y a quelques jours ; hier on en a pris quatre autres en flagrante possession d’un drone : des Allemands, à la porte de la Villette. Ils ont expliqué aux pandores qu’ils voulaient avec leur drone faire des clichés illustrant un article – article en allemand, évidemment – à propos des drones qui survolent Paris.

Pour ce faire, il faut que le drone photographe prenne des clichés montrant un ou plusieurs drones survolant la capitale ; on lance donc une poignée de drones ; ensuite un drone positionné en altitude plus élevée va photographier ceux du dessous avec les rues de Paris en arrière-plan, vous voyez le topo. Multipliez ça par le nombre d’agences de presse, et voilà qui nous mène tout droit à la saturation de notre espace aérien.

Suggestions : 1) que les agences de presse se mettent ensemble pour faire une bonne fois pour toutes les quatre-cinq photos qui vont bien, et les exploitent en commun ;

2) que les Ministères concernés fassent comme les militaires du CIRFA : ils ont une base de données de photos et documents illustrant leurs équipements en situation, les VAB, le FAMAS, les roquettes, les missiles sol-sol, sol-mer, sol-…, bref vous voulez des images de drones survolant Paris ? pas de problème ! de quelle couleur ?

3) enfin, bien plus simple : qu’on demande à un bricoleur de photoshopper (*) des images de drones survolant Paris, c’est économique et facile – même moi je saurais faire. Il me faut 1) des vues aériennes de Paris ; 2) des photos de drones vues de 3/4 par dessus. Et ça n’est ni récursif, ni délictueux.

Tibert

(*) désolé, c’est comme le Frigidaire, le Delco et la Fermeture-Eclair. Mais vous avez, gratuit et libre d’accès, pour photoshopper sans Adobe-Photoshop : GIMP, le logiciel Linux qui fait pareil pour pas un rond.

Nommage et biscottos

Allez allez , on bosse un peu…

On se tapera d’abord un petit exercice de dégourdissage mental à prendre connaissance de l’étude que je vous cite ici : Il semblerait que les sportifs soient plus intelligents que les étudiants ! Je suis très sérieux, c’est scientifiquement prouvé, au Canada du moins. En prolongation de ces résultats, on pourra utilement dégager quelques corollaires :

– Les études rendent con.

– Plus j’étudie plus je creuse mon déficit d’intelligence vis à vis des sportifs, qui en revanche se musclent toujours plus la comprenette en forçant sur les séries de pompes et d’abdominaux.

– Les « bac +8 » blanchis sous les néons blafards des amphis sont largement dominés intellectuellement par les joggeurs du dimanche, fussent-ils pouvus de leur CAP de coiffure.

– Quid des étudiants sportifs ? c’et l’oxymore de la journée, certes, mais on les a oubliés, semble-t-il.

Allez, on passe à autre chose, je vous donne une autre info qu’elle est positive, celle-là : le Fouquet’s, LE Fouquets de l’ignoble, l’inadmissible rizotto crevettes-artichauts d’investiture de Sarkozy en 2007, n’a pas fermé de honte, il fonctionne encore. D’autres que le Petit Nicolas n’ont pas honte de s’y montrer, et sans vergogne, ne craignant point désormais les journaleux qui pointent désormais leurs flingues médiatiques sur d’autres cibles, besogne faite.

Et ces autres, des pointures du show-bizz cinématographique, Podalydès Bruel Djamel etc… y étaient hier pour fêter leurs nominations aux futurs César du cinoche tricolore. Leurs nominations, pas leurs nominénations ! car au mur du Fouquet’s s’affichait ceci : « Nommés Césars 2013 – Déjeuner des nommés« . Et, je vais vous l’avouer, nos minets non pas « nominés », mais nommés, ça me va droit au coeur. Des années que nous subissions les infects, anglicisants et barbares « nominés« . Merci, ô Fouquet’s, ce « nommés » lave enfin la souillure du rizotto sarkozien.

Tibert

Gencives et spermatos, même combat

Tous les canards de la Planète journalistique française vous le claironnent aujourd’hui, et, tiens, sur le Huffington gaulois par exemple :

– Premio, les hommes qui ont des gencives mal en point (ils ne se lavent pas les dents, les gros sales) et donc affligés de problèmes parodontaux sont 3,29 fois plus susceptibles de présenter des troubles érectiles (*) que les hommes aux gencives saines. Personnellement, j’y vois une explication très simple, évidente : si la ou le partenaire du candidat à l’érection hume un échantillon de son haleine de putois, elle ou il va évidemment faire une grimace de dégoût, voire une remarque désobligeante du style « pouah ! qu’est-ce que tu pues du bec !  » : avouez, ça casse l’ambiance… adieu poutrelle, bonjour flanelle !

– Deuxièmo : la qualité du sperme fout le camp ! (**) : à  peine 50 millions de spermatos au millilitre, au lieu de 73 et des brouettes il y a quelques lustres. Je vous jure, ils ont compté. Vous me direz, oui mais ce n’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité, mes spermatos  à moi sont de première bourre, même peu nombreux ils assurent, tout ça… certes ! certes… mais ça ne vous sert à rien, si EN PLUS vous avez des gencives en mauvais état. Là, je vous plains.

Tibert

(*) Désolé, pas les femmes… c’est très très inégal, je sais, mais que voulez-vous, ce n’est pas « les troubles de l’érection pour tous « . Elles se consoleront avec un dysfonctionnement juste pour elles, il y a de quoi faire.

(**) Voir la note ci-dessus. Eh oui, je sais, c’est inégal. Et, non, le gouvernement n’y peut rien.

On a peut-être du pétrole, aurons-nous des idées ?

C’est du domaine de la foi : on croit dur comme fer aux gaz de schistes en France, ou l’on ne veut pas en entendre parler – l’eldorado ou le caca.

Monsieur Rocard, qui fut Premier Ministre et, comme fils d’un grand savant, a gardé des rudiments de démarche scientifique, nous a utilement rappelé en quoi ça consiste, une démarche scientifique, et, en l’occurrence, pragmatique, raisonnable, pas du domaine de l’acte de foi. Il propose, lui, de poursuivre les études en vue de les récupérer, ces gaz de schistes.

On est bien d’accord : les schistes bitumineux du Canada, extraits à la hussarde et salement, on n’en veut pas.

Nous sommes bien conscients que la fracturation hydraulique des schistes riches en hydrocarbures est une méthode dangereuse pour les nappes phréatiques(*), que la Nature n’a pas besoin qu’on la salope encore plus, déjà que des tas de malfaisants jettent leurs mégots de cigarettes bout-filtre n’importe où, que les emballages polystyrène des MacDo et consorts jonchent les trottoirs, etc.

Bon, nous sommes bien d’accord, en l’état actuel de nos connaissances, l’extraction des gaz de schistes en France est à proscrire, et d’ailleurs ça n’en vaut pas le coup, au prix où nous achetons le pétrole.

Mais, figurez-vous, la science peut progresser ! au 19ème siècle, les éleveurs de chevaux disaient pis que pendre du train. Au lieu d’interdire les élevages industriels de porcs en Bretagne (une supposition toute théorique, c’est de l’ordre de la fable…) car le lisier ça pue et ça pollue, on sait maintenant transformer efficacement le caca porcin en méthane ! on peut donc éviter de balancer le lisier dans la nature, on maîtrise ce problème (enfin, on peut le maîtriser).

De même, chers écolos de mon coeur, si de nouvelles techniques (technologies, pour faire plus journaleux, plus ronflant, plus anglo-machin) permettent d’ici quelque temps d’extraire PROPREMENT les gaz de schistes, seriez-vous prêts à réviser vos positions ? car ne soyons pas idiots, on peut isoler les bâtiments plus efficacement, récupérer l’énergie des hamsters dans leurs cages rotatives, installer des éoliennes sur les porte-bagages de nos vélos pour revendre à EDF le courant produit dans les descentes, mais si l’énergie est là sous nos pieds et qu’on peut la récupérer proprement, au nom de quel credo stupide faudrait-il s’en priver ?

Or, pour mettre en place de nouveaux et meilleurs procédés, il faut chercher, expérimenter, donc continuer à s’intéresser aux techniques d’extraction des gaz de schistes, au lieu de connement tout rejeter en bloc. Normal 1er a certes besoin de ménager ses alliés écolos, et jusqu’ici son discours se calquait sur ces Verts Ayatollahs, abrupts et dogmatiques :  « non non et non », mais hier, divine surprise, il l’a infléchi, ce discours : « la recherche continue. On ne peut pas empêcher la recherche sur d’autres techniques. Aujourd’hui, elle n’a pas abouti. Mais elle n’est pas interdite. Je laisse les chercheurs travailler. »

Bon, finalement le cas n’est pas désespéré, on en fera peut-être quelque chose, de ce gars-là. Juste une remarque : au lieu de « laisser les chercheurs travailler« , si on les encourageait ? car ça me semble valoir le coup, au vu des enjeux énergétiques.

Tibert

(*) monsieur Rocard le rappelait, à Lacq on a utilisé cette technique, sans dommages pour l’environnement. Comme quoi, en faisant attention…

Histoires de rondelles

On va bientôt être débarrassés du foot, même ceux qui, amateurs avertis, regardent les matches où l’Equipe de France Lymphatique ne figure pas, juste pour vérifier que des footeux talentueux, motivés et combatifs, ça existe.

Bon. Sans rapport avec le foot, je voulais saluer la décision d’un tribunal allemand stipulant que « la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d’une condamnation« . Le problème lui avait été soumis pour un gosse musulman de 4 ans mal circoncis, d’où recours aux urgences médicales, puis poursuites judiciaires.

je pose encore une fois la question : pourquoi cet acharnement des Juifs et des Musulmans – et des hygiénistes à tout crin d’outre-Atlantique et d’ailleurs – contre cette rondelle de peau ? qu’est-ce qu’elle leur a fait ? en quoi ça les défrise ? c’est de l’acharnement anti-prépuce, rien de moins. Que Hiawe ou Allah se passionne pour l’ablation des prépuces, vous en pensez quoi, vous ? ce niveau de détail ? ce pinaillage sur le coulissement du gland ? il y a des centres d’intérêt plus intéressants, il me semble.

Et, bien évidemment, on nous ressort l’argument stupide des statistiques sur le Sida et la circoncision. Argument pas idiot du tout, d’ailleurs : si, messieurs, vous ne vous lavez pas, et notamment pas le zizi, si vous trempez votre biscuit dans n’importe quelle tasse, et si vous ne mettez pas de capote, alors oui, le fait d’être circoncis – peau du gland plus épaisse et donc moins sensible , entre autres moins sensible aux écorchures – a un effet protecteur. En d’autres termes : sales, lubriques, irresponsables ? faites-vous circoncire – et pas besoin de motif religieux.

Sinon, la nature étant relativement bien foutue, gardez-la donc, votre rondelle ! ça peut servir, ça sert tous les jours. C’est juste des jaloux, ceux à qui on l’a fait, et qui voudraient qu’on vous fasse pareil : la religion a bon dos !

Tibert