Ringards trains de bouseux

Les grèves en pointillés de nos « amis » syndicalistes cheminots (c’est dans les coups de vaches qu’on les reconnaît, les « amis ») se suivent et se ressemblent, ceux-ci rêvant de mettre à genoux le pays et son gouvernement par voie (de garage) et de conséquence. Bon… et donc tous les 2-3 jours la SNCF-pas-en-grève nous annonce, et les canards télé, papier, sur toile… nous le répercutent : va y avoir W % de TGV, X % de TER, Y % de Transiliens, Z % de Thalys… (le tout ne faisant pas 100 %, attention !). Voilà, chers-z-auditeurs… mais les Intercités ? quoi ? ah oui les trains Corail ? ce vieux truc, là ? il en roule encore ? oulahh ça remonte à loin !

Eh bien oui c’est justement ce qui roule le moins, du fait de la pugnacité syndicaliste et militante des cheminots affectés à cette branche obscure et sans grade. Trains de pelés, de galeux, qui n’ont pas accès à Notre-Seigneur le TGV, qui ne sont pas dans la Région Parisienne, qui sillonnent la France, et qui donc doivent se taper les Intercités (les trains Corail) : les ploucs, quoi !

Notez, il en reste encore pas mal des villes desservies par ce truc : en voici la liste chez Wiki. Mais qui s’en soucie là-haut ? j’ai été abondamment et je suis encore parfois, par la force des choses et de la géographie, un utilisateur, un usager, bref un client – quand on paye on est un client – des Intercités, et j’ai pu apprécier amèrement et notamment, en son temps, la combativité cheminote syndicalo-gréviste des agents de Clermont-Ferrand, y ayant trouvé inopinément ou pas, et moult fois, les quais déserts faute de trains.

Et quand on vous dit – si jamais on vous le dit, mais c’est vachement rare –  qu’il y va y avoir T % d’Intercités, c’est toujours T < {W, X, Y, Z} : c’est toujours le pourcentage de trafic le plus faible. C’est peut-être pour ça qu’ils en causent pas, ils ont trop honte…

Tibert

PS – Ce matin je découvre l’intervention de monsieur Pépy, le Chef-de-Gare en chef, qui annonce des tas de cadeaux aux voyageurs, pour les dédommager des emmerdes actuelles : pas un mot des Intercités, pas du tout cités ! En revanche, des tombereaux de billets TGV et autres…

French débiles and stupid journées

Les Anglais ont le Black Friday, le Boxing Day… plein de days pour tenter de fourguer au chaland des marchandises pour lesquelles il n’a hélas pas assez d’appétence en temps normal. Lui faire ouvrir son larfeuille, mettre à l’air sa carte bancaire… alors, jalouses, nos enseignes commerçantes leur ont emboîté le pas, et nous ont déjà infligé un Vendredi Noir à la mint sauce avec de la jelly, bref le Black Friday en VO, comme si on ne pouvait pas se faire un Jeudi Vert ou un Mardi Rose !

Et comme ça consomme mollement, comme ça ne se bouscule pas pour acheter des machins pas forcément utiles et dont l’obsolescence programmée rendra très vite nécessaire le remplacement, ils remettent ça un autre jour – quelques jours en fait : ce sont les French Days ! admirez l’inventivité, la tempête créative qui a permis de pondre cette appellation résolument gauloise ! bien de chez nous ! typiquement française !

Non seulement c’est encore du poussif pousse-à-l’achat à coups de promotions plus ou moins bidon – pour se rattraper les jours d’après, tout de même – mais c’est une fois de plus une dénomination con, une dénomination de primates anglolâtres. Boycottons (zut c’est de l’anglais), non, snobons ces mercantiles French Days. TOUS nos jours sont français, et c’est tellement meilleur !

Tibert

 

Impossibles et déséquilibre

Tenez, lisez ça : « Les industriels, comme Lactalis, impossibles de respecter les critères pour obtenir l’appellation protégée « Camembert de Normandie », affichaient donc leurs produits sous le nom de « Camembert fabriqué en Normandie ». C’est extrait de cette sinistre info du Parigot : plus besoin de faire le Vrai de Vrai Camembert de Normandie avec du lait cru !

Outre qu’on va se mettre un crêpe noir à la veste pour le De Profundis du Camembert de Normandie, tué par les industrieux industriels de la boustifaille de masse – à base de lait pasteurisé, c’est comme demander à une grenouille de sauter après lui avoir coupé les pattes -, on appréciera ici l’incongruité d’expression de cet « impossibles de respecter…  » : mais bien sûr que si, ils sont « possibles de respecter », en français ils en sont capables, ils pourraient le faire, les industriels de la débine du camembert, mais ils ne le veulent pas, parce que c’est plus difficile ! plus contraignant ! moins productif ! donc ils rechignent à respecter, ils sont rétifs, réticents à respecter…, par exemple.

Fort heureusement, il sera possible aux vrais producteurs respectueux de la recette d’un camembert qui a du goût d’apposer sur leurs emballages la mention qu’il est fait au lait cru de vaches du cru, et en Normandie, et moulé à la louche, deux litres de lait par calendos, cinq bonnes louchées de caillé et attendre quarante minutes entre les louchées, prendre son temps, bien laisser s’écouler le sérum, tout ça, bien comme il faut. Et puis, sortez le au moins une demi-heure du frigo avant de le goûter – avec du bon pain, évidemment.

Autre chose : un projet que la droite est contre (trop à gauche, ce projet, pfffft ! ) et la gauche aussi (ma parole quel projet de droite, lamentable ! ) vous en diriez quoi, comme on dit élégamment ? eh beeeh… (*) il serait assez équilibré, non ? ben non, pour le Monde il est déséquilibré ! allez, je vous aide : ils le voient pencher à droite, forcément, ils sont quelque peu excentrés du côté de la Bonne-Pensée, au Monde, dès qu’il s’agit de traiter des « migrants », des « réfugiés économiques », etc. C’est dit bien clair : « Mais le centre de gravité du projet gouvernemental se situe, à l’évidence, du côté de la fermeté. » D’où le supposé déséquilibre…

je vous recommande chaudement la lecture des réactions à cet édito du Monde, c’est juteux et instructif. Mais je mets en exergue cette intervention qui me semble pertinente, s’agissant du soi-disant déséquilibre vers la fermeté : « On verra pour la fermeté : il y a un excellent marqueur, à l’heure actuelle 95 % des déboutés du droit d’asile ( des clandestins donc ) restent sur le territoire. » On pourrait, somme toute, en inférer sans trop exagérer que le déséquilibre actuel s’apparente à du laxisme dans les grandes largeurs : encore des lois « pour de rire » et qui ne sont pas appliquées – une des spécialités françaises.

Tibert

(*) C’est le salon de l’agriculture, forcément.

Bon à benner

Deux député(e)s de la majorité macronienne, mesdames Bergé et Descamps, viennent de pondre un rapport sur les problèmes et les perspectives des rapports enseignants-parents d’élèves : malheureusement je n’ai pas pu vous trouver ce petit bijou sur la Toile. En revanche on croule sous les lazzi éreintant ce rapport, sur ce site par exemple…

J’ai pu y piquer quelques perles… ceci notamment, qui donne à réfléchir : « Lorsqu’ils [ les professeurs, NDLR] sont affectés dans des quartiers difficiles, ils n’en sont le plus souvent pas originaires, ils n’en connaissent pas les spécificités et vivent de moins en moins là où ils enseignent« . C’est un constat, et aussi une piste : bon sang, c’est bien sûr, si les profs de Mouloud, Moussa et Malika s’appelaient Hocine, Rachid… et non Robert ou Patrick, le communautarisme galopant vers lequel on nous mène droit dans le mur serait battu en brèche, ça tombe sous le sens  😉  Exigence, effort, culture, savoir, universalité ? ras des pâquerettes, complaisance et démission, répondit l’écho.

Mais bon… je voulais vous entretenir de cet article, là, sur la machine à laver « increvable« , hélas en projet, prototype, hypothétique produit réparable par tout un chacun. Enfin une idée qu’elle est bonne ! J’ai moi-même pu affronter l’obsolescence accélérée et voulue à au moins deux occasions : la première fois ce fut un sèche-linge Wh…. qui refusa de sécher après cinq ans et 2 mois ; coincé par les lieux et le temps, j’ai dû faire ce qu’il ne faut surtout pas faire : le bazarder et en acheter un autre. La carte-programmateur était cuite, ça coûtait plus cher de faire réparer que d’acheter du neuf (pas de la même marque, zut quoi !). La deuxième fois, ce fut un congèle Fau… au bout de trois ans et deux mois ! là j’avais du temps devant moi, de la place pour bosser, pas de stress… c’était, le croirez-vous, la carte-programmateur qui était naze ! et que j’ai commandée sur la Toile (quatre-vingt-dix euros tout de même), installée (pas simple ! ) et roule ma poule, il est reparti – pour trois ans, qui sait ?

C’est évidemment une chose dont les industriels ont horreur, le facilement réparable : banalisation des pièces et des techniques… juteuses interventions de techniciens patentés désormais inutiles… remplacement des machines plus rare… manque à gagner ! alors je tire mon chapeau aux deux téméraires qui se sont lancés dans ce projet, et je leur souhaite d’aboutir. Et puis de soigner la documentation pour l’entretien et les réparations : ça nous changerait des laconiques torche-balles de deux pages mal traduits qu’on trouve habituellement au fond de l’emballage.

Tibert

Péages, meubles jetables et pâte à tartiner

Sombre lundi… le fondateur d’Ikea, le tueur de l’armoire normande de famille (*), vient de mourir, et son cercueil « Billy » ne sera sans doute pas fabriqué en kit avec des panneaux de particules bas de gamme usinés en Chine – et puis une notice de montage à base de croquis. L’inventeur du meuble qu’on jette dès qu’il faut déménager n’ayant désormais plus à déménager, ça lui enlève un souci…

C’est bien dans la nature des produits actuels, IKEA : ça part en cou… en brioche ? on jette, on remplace ! obsolescence programmée du mobilier, en quelque sorte. Mais tenez, Nutella, la pâte à tartiner à la noisette, à l’huile de palme et au sucre bien sucré, que des émeutiers se sont arrachée de haute lutte dans des mêlées sanglantes, pour la revendre 2 euros plus cher le pot sur www.leboncoup.fr : si la vente à perte est interdite, ce pot revient donc au plus à « prix coûtant » à l’enseigne Intermarbré 1,41 € les 950 grammes (soit 1,48 le kilo) ; ils le vendent d’ordinaire 4,70 €, soit une marge de 3,29 / pot, ce qui fait du 230 % de marge : pas mal !  On rejoint là les modes actuels de vente, à base de « coups » ponctuels et pas chers par-ci par-là dans des océans de marges excessives. Une suggestion : pourquoi ne pas proposer toutes l’année des prix basés sur des marges stables et raisonnables ?  – parce qu’on nous prend pour des neu-neus  ! (**)

Autre suggestion stupide : pourquoi ne pas fabriquer des pâtes à tartiner moins nocives pour le consommateur, sans huile de palme et moins sucrées ?

Mais les tarifs des autoroutes non gratuites vont ENCORE augmenter : merci l’état qui a refilé la tirelire aux sociétés privées. Vous me direz, z’avez qu’à prendre les nationales (farcies de ronds-points idiots et de ralentisseurs, de zones 50-30-50-70-30-50-70 etc…) ou les départementales (limitées à 80, que ce soit du large billard rectiligne ou des raidillons étroits et tortueux). Certes… mais la mortalité sur les routes étant ce qu’elle est, et si l’on veut scrogneugneu la faire baisser, il serait judicieux de tarifer les autoroutes assez bas, comme ça les gens les prendraient plus volontiers, et on sauverait des vies, ces vies si précieuses qu’on songe déjà à nous faire rouler au pas – comme si on suivait un corbillard.

Tibert

(*) D’autres tueurs : les promoteurs français qui, nonobstant l’augmentation sensible de la taille moyenne des humains, ont décidé que 2 mètres cinquante de hauteur de plafond ça suffit bien, et tant pis pour ceux qui sont pas contents, ils ont qu’à habiter dans de l’ancien : L’armoire normande y entre sans problème.

(**) Et puis il faut bien que les markéteux justifient leurs salaires et leur inutilité.

« Soyez riche, ayez de l’argent », rebelote ; et plein d’alarmes

Je lis ça dans le Parigot : « à partir de Mai (…) le contrôle deviendra annuel pour les véhicules de plus de 6 ans. « Il est prouvé qu’entre 5 et 6 ans d’âge, le nombre d’accidents graves dus à des défaillances techniques augmente notablement », souligne la Commission européenne. Désormais, un premier contrôle technique sera obligatoire après quatre ans, puis deux ans plus tard et ensuite chaque année. »

Moralité : suivez donc la Commission Européenne, qui, elle, s’en fout puisqu’elle n’utilise que des bagnoles de fonction : achetez une voiture neuve tous les 4 ans, ça vous évitera des contrôles techniques de plus en plus chiants, chers et inflationnistes. Bientôt on vérifiera si la boîte à gants ne se déverrouille pas inopinément, des fois que ça causerait un accident.

Autre : le Premier Philippe se résigne « à être impopulaire pour sauver des vies » – 400 vies, qu’ils disent ! (*) il va annoncer la limitation à 80 km/h sur les routes accidento-gégènes, cédant, après un pilonnage médiatique intense et indécent, à l’amicale pression des… 1) adeptes de la diligence, 2) des perspectives de rentrées de fric des radars, qui vont être bien plus productifs.

Faut-il préciser que, bizarrement, l’expérience récente et limitée faite de cette mesure sur quelques routes n’a jamais été invoquée, exploitée, commentée ? et pour cause : ça n’a rien donné ! mais on va le faire tout de même… Tout ça pour dire que cette mesure débile met en lumière l’angélisme et l’hypocrisie régnants. Les radars vont cartonner, ça oui ! mais les fadas de l’accélérateur continueront à foncer, les buveurs et fumetteurs impénitents à zigzaguer, et ça ne fera pas baisser la mortalité ! J’ai fait il y a peu 270 km sur des routes éligibles à ce stupide 80 km/h : doublé très souvent – je roulais à la vitesse nominale si possible  – et pas un seul contrôle policier (mais quelques radars). Et ça fait bien 15 ans que je n’ai pas soufflé dans un éthylomètre. Des lois de plus en plus répressives, mais jamais les moyens de faire respecter des lois sensées, réalistes…

Ah là là… mais au fait : on va sans doute, 57 ans après la mort du responsable,  rééditer les pamphlets de L-F. Céline, L’école des Cadavres, Mea culpa, Les beaux draps, etc… avec moult bémols, warnings, attention danger chers lecteurs, sachez que… !!! Je signale qu’au Québec et sans doute dans pas mal d’autres endroits, ces pamphlets sont en vente libre en librairie, et que ça n’a jamais mis la Planète à l’envers. Une fois  de plus cette société prétend protéger, prévenir, « pour votre sécurité« … « aïe aïe aïe danger, âmes sensibles, sachez que ces textes gnagnagna… » mais nous prend pour des faibles d’esprit. Les aficionados de Céline l’antisémite maladif, de Rebatet, Drieu-La-Rochelle, Doriot et autres tristes sires de la Collaboration ont depuis longtemps ces pamphlets en bibliothèque. Une préface recadrant sans pathos le contexte historique de ces écrits et le personnage du docteur Destouches suffirait, mais on nous prépare l’artillerie lourde…

Bon, ben c’est pas gai aujourd’hui. Et  en plus il pleut, et c’est lundi…

Tibert

(*) Vous verrez : ça ne donnera pas les résultats escomptés, et ils vont nous dire que 80 km/h c’est trop vite ! tandis qu’à rendre obligatoire le contrôle technique de la prostate tous les 3-4 ans, on sauverait des milliers de vies – d’hommes, certes – mais ce genre de mesure, évidemment, ça ne donne pas satisfaction à la Ligue contre la Violence Routière et aux radars.

Par A + B, et autres contes de Noël

Il y a dans le Fighareau de ce jour une étude très éclairante et qui pourrait profiter à nos décideurs et législateurs (*) s’ils voulaient enfin ouvrir leurs mirettes : on y démontre que durcir une loi pas vraiment efficace ne sert à rien et c’est naïf, voire débile. Ce qui est efficace, c’est… de la faire appliquer, ladite loi prétendument pas assez dure. Eh oui : outre que ceux qui respectent la loi se trouvent punis par son durcissement, ceux qui s’en foutent – et ne sont pas sanctionnés – s’en foutent !! quelle que soit sa rigueur. Elle n’est pas pour eux, la loi…

Concrètement : faut-il, face aux accidents routiers dus à l’excès d’alcool, mettre le curseur à zéro, comme certains le recommandent ? on est à 0,5 g / litre en France, soit grodo mosso deux verres de vin maximum et pas trop remplis pour un individu normal.  Alors, plus le moindre galopin de bière, plus une lichée de Sauvignon de Touraine ? Je cite le Figaro :

« Le Royaume-Uni, malgré une limite d’alcoolémie fixée à 0,8 g/l, a une mortalité très faible – 28,7 morts par million d’habitants – alors que la République tchèque, qui l’a fixée à zéro, a une forte mortalité – le double : 57,4. Il est vrai que la mesure n’est pas appliquée ! D’ailleurs, l’éthylotest n’y a été instauré qu’en 2010 alors que le seuil d’alcoolémie à zéro date de… 1953 » (**).

Bon, CQFD, comme on dit : au lieu de brimer le citoyen-citoyen, contrôlez donc plus, et appliquez une loi raisonnable, pas le goulag.

Autre chose : le conte de Noël de cette année…  Il était une fois, dans le pittoresque village de Quimperlé, dans le 2-9 bretonnant, un bel hôpital… qui a dûment stipendié durant 30 (trente) ans un toubib qui n’y travaillait pas ! C’est Ouest-France qui vous le dit. Et pas des clopinettes de salaire de manutentionnaire H / F : non non, 7.400 euros par mois. Aux dernières nouvelles, ledit toubib a fini, navré et vexé, par prendre sa retraite : on est sauvés !
On lit dans ce délicieux entrefilet – au fait, ça NOUS coûte un bras, 14 fois le  » scandaleux  » avion grand luxe Tokyo-Paris du Premier Ministre – on lit ceci :

… La directrice déléguée du centre hospitalier soupire (***) en évoquant le sujet. Elle a hérité du dossier. « Le contrôle de la carrière des médecins n’est pas géré par la direction de l’hôpital mais par le centre national de gestion. Il y a eu des rapports, des enquêtes. Ils n’ont pas abouti. » De l’art de botter en touche… et qui c’est qui va se faire justement sanctionner, rigoureusement remonter les bretelles à l’hôpital de Quimperlé et / ou au « Centre National de Gestion ? poursuivre pour  malversations ? personne ! la faute à pas d’chance…

Allez, joyeux Noël ! tout de même, quel beau pays que le nôtre.

Tibert

(*) Les décideuses et législatrices y sont aussi : elles participent pleinement de la formule et ça va sans dire, mais je l’écris pour préciser ici, si besoin était, que l’écriture inclusive et moi, ça ne fonctionne pas. Gardons la pour les offres d’emploi, où elle peut avoir une utilité, mais il  y a mieux et plus lisible, et ça fonctionne depuis des lustres : « La société Bidul’Truc cherche des gardiens de nuit H / F« .

(**) Objection votre honneur ! je me souviens fort bien, et pour cause ! et pour cause de nombreuses bières, délicieuses, d’ailleurs, d’un éthylotest viré franchement au vert au printemps 1966, sur les routes de l’ex-Tchécoslovaquie. Il a fallu terminer à pied, si je me souviens bien.

(***) Il y a de quoi. Ah ma pauvre dame, quelle vie qu’on vit !

Virez les marquéteux !

Je ne vais pas causer de la querelle Plenel-Riss qui agite Le Monde  (188 commentaires de lecteurs à l’heure où je mets sous presse !), Charlie-Hebdo et Mediapart : allez-y et retournez-y, c’est instructif. Etant allergique aux contorsions chafouines et faux-cul des vieux trotskistes enkystés, je penche ici pour Charlie, bien que peu perméable à leur humour souvent caca-pipi-zizi, bref poussif. Mais vous avez le droit de penser autrement, oeuf corse !

Passons à aut’chose, donc : SFR va mal, son PDG de la holding (la maison-mère, Altice) se démène, cherche la parade… moi j’en ai une, radicale : virez le service marquétinge ! les marquéteux sont des gens payés (cher !) pour trouver les meilleurs moyens de baiser le client :

  • lui vendre des machins nuls, inutiles mais obligatoires car paquetés avec un truc qui vaut la peine, exemple des matches de foot avec un abonnement internet…
  • sortir la version 2.0.a du produit Bidule-Truc alors que la 2.1 est déjà fin prête à fonctionner : on fait lanterner, on créera le buzz avec la nouvelle mouture plus tard, et puis ce sera plus cher en y ajoutant un jonc chromé, etc…
  • faire des offres limitées dans le temps : « 17,99 € pendant 6 mois« … (en tout petit, ensuite : « puis 29,99 € avec engagement de 36 mois« ) ; « promotion à 12,99 € pour achat jusqu’à jeudi prochain« … comme ça le pauvre gars qui a acheté au prix « standard » une semaine plus tôt se sent bien seul et bien con.

Eh bien je décris là quelques-unes des techniques classiques – sans oublier le débile « virgule quatre-vingt-dix-neuf » – utilisées par la boi-boîte de monsieur Drahi, et plus généralement par tous les marquéteux de la planète. Si les clients se barrent, c’est bien fait !

Tibert

La virgule (…,99) enfin quoi !

Deux entrefilets bien juteux m’interpellent, et c’est la virgule, la virgule nom de diou ! qui les réunit thématiquement.

Tenez : le Figues’haro (au fait les figues, cette année ? ça vient, oui ? on n’en voit guère sur les étals…) sort le titre que voici : « Les bourdes de cet été donnent plusieurs raisons aux anti-Macron, et aussi à ceux qui doutent de sa politique de protester« . Sa politique de protester ? où ça ? où proteste-t-il, EmMac-les-rouflaquettes ? bref vous l’avez rectifié de vous même, ce serait mieux avec une virgule… quant au « et aussi » on lui taillerait les oreilles que ce serait moins lourd ! Par exemple, »Les bourdes de cet été donnent plusieurs raisons aux anti-Macron, ainsi qu’à ceux qui doutent de sa politique, de protester« . C’est sans  importance, je sais, mais bon…

Et puis ceci, encore la virgule, c’est Le Parigot qui cause là :  Les opérateurs télécoms (sauf Free) épinglés par Bercy… eh oui, Dugenou vous annonce par exemple 16,99 euros pendant 6 mois puis 29,99 euros, Schmolldu vous claironne 23,99 euros pendant 3 mois puis 36,99 euros etc… sans jamais vous donner le VRAI TOTAL : car, eh eh, astuce commerciale, il y a par derrière et en plus la location de la bouzine, la boiboîte, location qui n’est jamais en « virgule-quatre-vingt-dix-neuf », puisqu’on ne vous en cause pas spontanément – c’est à vous de demander combien ça  fait en tout à sortir du larfeuille. Entre trois et cinq euros de location tous les mois, ça plombe évidemment les prix ! Mais l’essentiel, l’essentiel, c’est ça qui compte, c’est qu’ils restent, les prix, en « virgule-quatre-vingt-dix-neuf », ça c’est fondamental.

Tibert

Combien êtes-vous prêts à payer ?

C’est ça la vraie question du commerce en France. Le kilo de fraises « bio » élevées sous la mère, sans OGM, sans traces de pesticides, en barquettes de copeaux de pin, avec une joulie étiquette plutôt verte : combien ? en principe – on apprend ça à l’école – on additionne les coûts de production, la marge du producteur, le transport, le conditionnement, les coûts de fonctionnement du vendeur, sa marge… et on trouve le prix : disons 2,80 euros ? meuuuh non. Pas du tout.

Mais non. Combien, vous le clampin moyen êtes-vous disposé à raquer ?c’est ça la question. Vous répondez, hésitant… euh… disons… 4 euros ? eh bien vous allez la payer 4 euros, ou plutôt 3,99 avec l’impression de faire une affaire, 3 balles et quelque ! Tant pis pour vous, fallait calculer comme au paragraphe précédent… mais vous ignorez ces chiffres.

Une étude de Que Choisir (*) établit que les grandes surfaces se font des testicules en métal précieux avec les légumes et fruits bio. Des marges indécentes, allant jusqu’à + 150 % sur les pêches. Vous pourrez lire ça avec profit.

Ceci rejoint ce que j’écrivais à propos des surcoûts de l’ordre de 25 % de l’électroménager en France par rapport à l’Europe. Premio, « ils » s’entendent manifestement entre eux, une poignée de groupes manufacturiers et de grands distributeurs ; secundo, vous êtes disposés à payer 25 % de plus, eh oui, hélas, « ils » le savent. Parce que c’est trop risqué, compliqué, les références ne correspondent pas pile-poil etc… et vous n’aurez pas le culot d’aller acheter en Espagne ou en Belgique. A fortiori des barquettes de fraises ou des kilos de pêches.

C’est dur à entendre ? certes. Il faudra bien, donc, que ça pète un jour ; acceptons-en l’augure !

Tibert

(*) Malgré son utilité manifeste, cet organisme a une politique de communication indigne, privant ses abonnés « papier » (déjà pas donné, l’abonnement) de l’accès aux études comparatives détaillées disponibles sur la Toile… il faut rallonger la sauce ! « Combien êtes-vous disposé à payer en plus de l’abonnement papier à « Que Choisir » pour avoir accès au site internet et aux études détaillées ? – euh… rien. Et je ne renouvellerai pas mon abonnement papier«