Les transports et l’énergie…

… sont les deux mamelles qui font plier les gouvernements (*). Si vous détenez ces leviers, vous avez le Pouvoir. Et pas n’importe quels leviers : les conducteurs de trains, pas les comptables ou les lampistes. Si le syndicat CGT (SUD, FO, etc…) Ebénistes & Tapissiers avait les moyens de faire mettre une grosse réforme à la poubelle, ça se saurait…

Tout ça pour dire que le noeud gordien est là : depuis moult années, les syndicats ex-révolutionnaires (de fonctionnaires et assimilés d’abord, et puis l’énergie) se sont appliqués à structurer des noyaux durs là où est le plus fort pouvoir de nuisance ; et ça marche, ça fonctionne. Prendre les Français en otages et les emmerder un max – en tout bien tout honneur et pour la bonne cause  😉  puisque c’est, paraît-il, légal ; ça fait des tas de réformes pourtant indispensables qu’ils ont ainsi vidées de leur substance ou carrément renvoyées aux calendes grecques.

Les calendes grecques, voilà ce qui attend donc la Grosse Réforme annoncée, qui ne toucherait pourtant, aux dires du Philippe Premier, que les futures générations. Et avec ce stupide âge pivot, agité comme un chiffon rouge, histoire de faire kss-kss aux syndicats les plus modérés. Bosser, c’est le temps qu’on y a passé qui compte, pas l’âge atteint ; avec les éventuels coefficients de pénibilité pour corriger le tir, histoire que les ouvriers sidérurgistes puissent passer quelques années à taquiner le gardon, comme les autres. Et puis que les régimes spéciaux financent donc leur propres retraites, sans piquer dans les caisses des autres, puisqu’ils sont spéciaux ; et puis inscrivons dans la loi la liberté de circuler, avec les moyens ad hoc pour la faire respecter : ce sera déjà un début de commencement dans le bon sens.

(A me relire, ça pourrait faire une liste pour le Père-Noël…)

Tibert

(*) comparaison probante, c’est d’abord avec les transporteurs – avant les mitrailleuses – qu’au Chili la clique de Pinochet avait saboté le socialisme enthousiaste, foutraque et irréfléchi de Salvador Alliende.

Le mur du çon, vu d’ailleurs que du Coin-coin Ligoté

Je l’ai lu, et j’espère que vous avez pu goûter vous aussi tout le sel de cette information. Sinon voyez par vous-mêmes, dilatez-vous un moment la rate, c’est gratuit. Sauf que c’est totalement sinistre, vu sous un autre angle.

Extinction-Rébellion, alias XR, ce groupuscule à multiples faux-nez, gaucho-écolo-rosbif importé d’Outre-Manche, estimant que les trottinettes électriques sont des briseuses de grèves, vu que ça aide les gens à dépasser les emmerdements des grèves RATP, en a neutralisé/ saboté tout un tas – des milliers, selon son communiqué – à l’occasion de la grève de jeudi dernier. Les trottinettes électriques, « ces jouets des capitalistes verts », je cite. C‘est nouveau, ça vient de sortir, le Capitalisme Vert !

Et les vélos, chers camarades d’XR, hein, les vélos ? volés tous les quatre matins et à la brèvissime durée de vie, surtout les plus beaux, évidemment… et les patins à roulettes, les planches du même métal, les monoroues, les godasses de jogging ? dévoreuses de kilomètres et de ressources de la Planète, les grolles de chez Mike, Adibas, Ribouck et consorts ! de courte durée de vie, briseuses de grèves, et, détail atroce, fabriquées par des esclaves du Capitalisme Sportif, autre avatar du Capitalisme Protéiforme… de grands chantiers de démolition attendent les justiciers d’XR.  Espérons qu’ils épargneront les sabots de bois ; du moins ceux « issus de forêts gérées durablement ».

Tibert

Peaux de saucissons

Hier jeudi 5 décembre j’ai acheté deux beaux saucissons artisanaux – excellents, une tuerie, selon les termes en vogue chez les chroniqueurs gastronomiques : mon boucher n’était pas en grève. Alleluïa.

L’épicier non plus, qui vendait ses salades et ses boîtes de petits pois, et puis le pharmacien, les deux boulangers, le bistrotier d’à côté qui tirait des mousses derrière son comptoir. Les guichets de l’autoroute n’étaient pas en grève, et j’ai fait le plein de gasoil (*). L’usine d’injection de pièces plastique fumait… bref : des Français bossaient.

A la radio, en revanche, c’était sens unique : les grévistes, les grévistes, la grève, la grève… durera, durera pas ? grave question, et d’évoquer les mânes de 1995. Voilà qui va faire de la copie, là, coco. Mais personne n’a interviouvé mon boucher, pourtant remarquable avec ses saucissons, ni moi d’ailleurs. J’aurais pu déclarer deux-trois trucs dans le micro baveux du journaleux, mais je suppose que ça aurait été coupé au montage : l’antienne standard c’était d’encenser la grève et de faire ksss-ksss.

Deux-trois trucs donc, pas plus… Premio,  traiter d’abord le plus gros, hiérarchiser les problèmes, pas tout en même temps ! Un truc aveuglant, évident, un éléphant dans un couloir : les Français sont plus qu’excédés des grèves SNCF-RATP, depuis des lustres, à tout bout de champ, pour un oui ou un non, une grille de roulements pas trop chouette, un pet de travers, paf ! les Français privés de train, de métro.  Un pays « de merde » brocardé partout à l’étranger, invivable, quasi légendaire. Il est essentiel et urgent de faire la peau au « système SNCF », au « système RATP », usines à prises d’otages. Il est d’autres régimes spéciaux, certes, la Comédie Française, les clercs de notaires… il peuvent attendre deux-trois ans de plus, nous survivrons. Oui les régimes spéciaux sont  inégalitaires et largement injustifiés de nos jours, mais il y a des petites pailles, et des grosses poutres !

Deuxio, si l’on s’attaque, ENSUITE,  à la refonte de la retraite… on débat, on écoute, on prend le temps. C’est super-important, anxiogène, vital. Le parlement, le patronat et les syndicats – minables syndicats, archi-minoritaires ailleurs que dans l’administration – n’y suffisent pas. Les GJ ont bien contraint Macronious et ses ouailles à descendre de leur cheval et dans l’arène, à débattre avec les Français, à les entendre : c’est un excellent exercice ! ça assouplit les articulations et ça permet de coller au réel. Il faut continuer, et surtout pour un sujet comme celui de la retraite. On va perdre un temps fou ? ben oui, c’est comme ça… mais les bruits et les n’importe quoi qui entourent le projet actuel sont insupportables.

Tibert

(*) Je sais, je suis un pollueur, affreux ! ma bagnole pollue, particules fines NO2 gnagnagna. J’ouvre donc une cagnotte de de financement populaire (oups ! de crowdfunding) pour m’acheter enfin et au plus vite un modèle vertueux. Mon n° de compte bancaire : 45678HGJ7643-347.  C’est à vous.

Usines à gaz (-oil)

Les réactions des entrepreneurs du BTP bretons et des alentours pour protester, selon eux, contre l’alignement des prix du gas-oil qu’ils utilisent avec le nôtre, nous simples mortels taillables à merci, ont asséché des pompes à essence, un peu partout dans l’Ouest. On connaît le truc, ça s’est déjà produit maintes fois, on subit, on en bave… ON : nous, pardi, qui n’avons rien fait pour mériter ça, jamais fait la moindre crasse à un entrepreneur de BTP, du moins pas à ma souvenance. Pourquoi tant de haine ? je vais donc en représailles me mettre à détester les entrepreneurs du BTP. Et paf ! Et au passage, je note qu’une fois de plus, nos gouvernants laissent faire, benoîtement, quasi bienveillants : y a plus d’essence ? ah bon… bof…

Mais tout espoir n’est pas perdu pour le petit peuple, les discussions vont leur train avec les autorités ; voyez, vous pourrez vous régaler des finasseries taxières et bien françaises (*) entre le tracto-pelle « BTP » et le tracto-pelle « agricole », qui font pile-poil le même boulot dans bien des petites communes, mais avec des carburants taxés différemment !  des fois que les agriculteurs se foutraient en rogne… je vais vous dire : je me bouche le nez, mais je trouverais presque des vertus aux tas de fumier ou aux flaques de lisier devant les préfectures, et je comprends ça nettement mieux que le blocage des raffineries ou les infâmes prises d’otages massives à la façon SNCF-RATP. Ça n’emmerde, c’est le cas de le dire, que les vrais décideurs : en somme, des frappes chirurgicales !

Tibert

(*) Compartimenter, faire des niches, créer des catégories et des sous-ensembles là où ce n’est ni logique ni utile, juste pour pouvoir se régaler ensuite à gérer les conflits que ça génère.

Seize, donc six ou sept… plus deux morts et trois blessés

… sans oublier une défense de narval et un extincteur !

Tandis que Le Fig’ragots vous apprend Comment survivre aux premières raclettes de l’année ? – sujet ô combien essentiel par les temps troublés que nous vivons – les médias se demandent gravement où ça a pu merder dans la chaîne de décisions qui a permis à un islamiste connu, répertorié comme dangereux, condamné à seize années de taule (*), de sortir au bout de 6-7 ans et d’aller s’acheter deux beaux surins pour trucider deux passants (**), en blesser trois, avant qu’on le maîtrise avec les outils que j’ai cités plus haut, puis le « neutralise » par prudence, vu qu’il se trimballait avec une ceinture simili-explosive.

J’imagine que des Britanniques porteront plainte contre les magistrats qui ont fait libérer ce terroriste, pour complicité d’assassinat : c’est en l’espèce comme ça qu’on pourrait voir la chose, en poussant un peu le bouchon. Sinon, comment qualifier cette décision aberrante (révoltante, imbécile, mortifère, etc… ?). Rappelons-le, la taule a deux justifications. D’une, punir : la privation de liberté, censée apprendre au délinquant que ça coûte cher de délinquer, et lui faire passer l’envie de recommencer, une fois sa peine accomplie ; de deux, protéger la société en l’empêchant de nuire, coincé derrière les murs de sa geôle : ça, ça fonctionne parfaitement. Si cet individu avait accompli sa peine in extenso, des passants sans histoire ne seraient pas morts. A quoi ça sert de condamner à X années si l’on sait qu’automatiquement ce sera X/2 ? c’est débile.

L’empathie et l’indulgence pour les assassins « en bonne voie de réinsertion »  est difficile à justifier, là, au vu des résultats. En fait c’est difficile à justifier, tout court.

Tibert

(*) Rappelons-le, la taule c’est un bâtiment, plus spécialement une prison (« deux ans de taule…« ) ; la tôle c’est une feuille de métal, en principe du fer ou de l’acier. Si le tôlier devient souvent sourd en négligeant de se protéger les oreilles, le taulier, lui, se doit de tenir sa baraque bien en mains. Voir le sketch du très démodé Fernand Reynaud sur le quiproquo des petites annonces « Cherche tôlier« .

(**) Humour noir : le type en question assistait, au Pont de Londres, à une session « Learning  together » (apprenons ensemble) tenue par l’Institut de Criminologie de Cambridge pour aider les criminels à se réinsérer dans la société après leur sortie de prison…

Passage de plats

Aujourd’hui j’ai la flemme de rédiger un vrai billet à moi. D’ailleurs j’ai une excuse : Le Monde m’enlève les mots de la bouche, via une tribune de Belinda Cannone, écrivaine (auteur, auteure, autrice,  auteuresse, écrivain, tout est bon dans la nouvelle orthographe genrée). Dépêchez-vous de le lire – du moins le début, accessible au commun des mortels – ainsi que les commentaires des lecteurs : on y dit des choses utiles. En gros, c’est la dictature des minorités qui s’installe ; la démocratie, le débat, la libre expression sont derrière nous : « les héritiers des chantres de la liberté sont en train de devenir les pires ennemis de la liberté ». Il s’agit, pour des tas de groupes-uscules de pression ultra-minoritaires, d’empêcher qu’on émette un avis contraire ou pas dans le droit fil de leur discours. C’est tout simplement la Censure, comme du temps où André Malraux, cédant aux pressions venues de bigots bien placés, faisait interdire le film La religieuse, de Jacques Rivette (on me glisse, depuis la régie et dans mon oreillette, qu’il s’agit de groupes factieux : j’allais l’écrire !

Cerise sur la lâcheté, les autorités universitaires où ces actions détestables ont eu lieu, ont invoqué d’excellentes raisons  (« ne nous fâchons pas« , « surtout pas de violence« ) pour céder aux minorités vociférantes. La violence elle y était, comme on dit maintenant, inadmissible et révoltante (*), et il aurait été honorable de s’y opposer : la démocratie a des moyens pour se défendre, et heureusement ! rappelons-le. Il faut juste avoir du courage.

Tibert

(*) Y compris s’agissant du malheureux Pépère-Président, interdit de conférence par quelques dizaines de furieux, et qui a vu déchirer ses bouquins – lamentable aveu d’incapacité à débattre et argumenter : je n’ai guère d’estime pour ce monsieur, mais il avait farpaitement le droit de s’exprimer – et les contradicteurs, de le contredire, bien entendu.

Chouettes secrets enfouis

La marque de sous-vêtements féminins Victoria’s Secret annule son défilé de mode ! Le Monde (avec l’aide de l’AFP, heureusement, c’est assez dur à rédiger) nous le conte, liant cette décision « à l’aune de #metoo« , ce qui signifie que le mètre-étalon du bon goût et des bonnes manières en matière de sous-tifs, petites culottes etc… est désormais ce sigle revendicatif (hashtag pour les intimes, mot-clé pour les vieux schnocks comme moi) : #moi aussi ! Moi aussi, donc, je suis invité à protester, stigmatiser, ostraciser etc… (tacler ? ) ces dentelles aguicheuses, ces balconnets rebondis, ces échancrures coquines  ! car à quoi bon ? à quoi bon montrer ce qui, justement, ne doit pas être vu ? c’est inutile, limite pervers. D’ailleurs à quoi bon ces dentelles aguicheuses, ces balconnets gnagnagna… puisque la seule spectatrice licite en est la propriétaire ? auto-satisfaction devant sa glace ? fi donc ! Combien plus gratifiante serait la vision spéculaire d’une bonne vieille culotte en coton peigné, un interlock blanc, et puis un marcel de chez Darmat en rhovyl… ça c’est du #metoo ! Reste plus qu’à bâcher tout ça pour parfaire le truc, façon Afghane : #moi aussi, #moi aussi !

Tibert

Bâtir du charnel et peigner la girafe

( On va laisser de côté – d’autres que moi ont exprimé leur juste point de vue sur le sujet – les vociférations groupusculaires des furieux et furieuses qui entendent soumettre la liberté d’expression à leurs diktats ou leurs vétos, dans les facs, au cinéma, à la télé. Apothéose et acmé censurielle, la fac de Lille a vu un autodafé de la production livresque de la Pensée-Hollande, après le sabotage de la conférence de l’ex-président en question : quand la connerie et l’obtusité rejoignent la violence, donnant ainsi une petite idée de la société, forcément meilleure, que ces jeunes gens souhaitent imposer… )

Mais reprenons, doucement, le fil de ce blog… je lis que le candidat possiblement officiel d’En Marche à la mairie de Paris, monsieur Griveaux, fait les yeux doux à Paname et aux Panamiens : « Moi, je suis en train de bâtir une relation charnelle avec les Parisiens« . Gaffe ! le harcèlement n’est pas loin, sinon la plainte pour viol. Avant l’édification de ladite relation charnelle il faut avoir demandé la permission et démontré la pureté de ses intentions. Outre que bâtir n’évoque rien de bien charnel, il est permis de se demander si l’ambition politique justifie tout et n’importe quoi, comme de proférer des propos d’un ridicule quasi obscène. Monsieur Griveaux fut, ne l’oublions pas, communicateur de l’Elysée : avec de telles lourdes envolées dragueuses, il n’est guère étonnant qu’on ait jugé opportun, en haut lieu, de l’envoyer sur d’autres fronts. Sa remplaçante a brillamment repris le poste ; tenez, ce scoop, qui du coup n’en est plus un, c’est elle : les Français mangent plus souvent des kebabs que du homard.

Tibert

Sur le bouton Pause

Je m’en vais faire une pause. On reprendra quand on reprendra, ou pas.

Je m’aperçois billet après billet que nonobstant mes leitmotivs abondamment ressassés – trop ! – la barque continue de dériver, imperturbablement : autant pisser dans un violon ! Ce pays qui se nombrilise et se pâme avec son Pâris, ah Pâris… ; ce pays (*) où tout un chacun fume, a fumé, fumera du shit, de l’herbe… mais où ces produits sont strengt verboten ; ce pays où les flics se crèvent à courir après les voleurs mais où moult juges s’évertuent à les relâcher aussi sec ; ce pays suicidaire qui fonctionne avec la logique absurde Service Public DONC Fonctionnaires DONC {Avantages Acquis + Grosse Force de Nuisance} ; ce pays qui voit chaque grève-prise d’otages répétitive et abusive desdits fonctionnaires ou assimilés s’accompagner des manifestations du syndrome de Stockholm, abondamment brassé par les médias – ah c’est sûr ça nous emmerde salement mais on les comprend ! ; ce pays où les bandes mafieuses qui incendient des locaux publics et tendent des guet-apens aux flics ne sont qu’ une petite bande d’imbéciles et d’irresponsables (panpan-cucul ? rappel à la Loi ? dix heures de TIG ?) ; ce pays où appeler à l’insurrection suscite la plus grande bienveillance, quand manifester pour préserver la famille traditionnelle est vu comme carrément fasciste… bref ce pays est insincère, biaisé, faux-cul, maso, malsain – mal barré.

Et puis ce blog ne m’appartient plus, et là c’est le syndrome du coucou. Et puis je tourne un peu en rond, et puis on me dit que ça devient emmerdant. Donc : à plus tard, qui sait ? sous d’autres hospices auspices, ou ailleurs, ou pas du tout.

Tibert

(*) Tenez, cher Normal-Moi-ex-Président, une anaphore que la vôtre de 2012, à côté, c’est du pipi de scrivaillon stipendié par le PS – mais il faut reconnaître que vous la saviez par coeur et la déclamâtes bien. Et tout ça nous a fait un Président, ou ce qui en a tenu lieu.

A l’avance ou rien

( Une grève de cheminots inédite, dans des ateliers de maintenance des TGV : celle-là ils ne l’avaient pas encore faite ; pourtant ils y mettent de l’inventivité, ça foisonne… Et pourquoi s’embarrasser de préavis ? hein ? voyez l’article fouillé du Parigot sur le sujet : <<  la grève de l’année dernière, plus de 30 jours cumulés, la plus longue de l’histoire de la SNCF, a laissé des traces. Elle n’a servi à rien, grogne un cheminot, syndiqué. On a respecté les règles, déposé des DII (**). Avec ce système, la direction s’organise, le mouvement n’a aucun impact et on n’obtient rien. >>  Ah mais faut pas croire ça, mon gars ! pas se décourager ! si si, il y a de l’impact ! les clients (ooops… les usagers, usagés les décrirait mieux) qui supposaient pouvoir voyager, ayant acheté leurs billets et prévu leur déplacement à l’avance [ voir la suite de ce billet, NDLR] , eux, ils ont observé des effets, je confirme. Ils en ont bavé, encore et encore, et ça continue. )

Mais bon… je vous cause de préparer à l’avance, là (prévoir, etc…) : c’est un pléonasme, évidemment, vu que c’est pré-(avant) paré… essayez donc de préparer juste au moment de faire, ça ne fonctionne pas : il n’y a pas de préparation. Tout au plus pourrait-on utiliser la notion de séquence : préparer d’abord les raisins secs en les trempant dans le rhum, puis verser la farine gnagnana…  Plus fort, j’ai eu droit, au fil d’une page houèbe, à ce message manifestement incitatif , car sans point d’interrogation : « Pourquoi financer vos obsèques à l’avance« . Je ne l’ai pas lu in-extenso, n’ayant aucune envie de financer mes obsèques, perspective aguichante! premio j’ai mieux à faire de mes sous tant que je peux m’en servir ; deuxièmo, mes survivants, s’il en reste, trouveront bien un peu de blé pour m’assurer un départ décent, sans flonflons excessifs, bière (*) de luxe, tralalas inutiles.  Mais, indéniablement, pour financer ses funérailles, il vaut mieux s’y prendre à l’avance ! au moment de son dernier quart d’heure de célébrité, c’est plus difficile.

Tibert

(*) Celle-là ne se boit pas, mais se bois, et sans aucune modération.

(**) depuis 2007 certains cheminots qui veulent faire grève sont obligés de déposer une Déclaration Individuelle d’Intention 48 heures avant le début du mouvement.