( Cette histoire assez ignoble, d’un sexagénaire amateur de très jeunes filles – déjà condamné, en fait – piégé par un “chasseur de pédophiles” autoproclamé, le Zorro des vieux pervers, qui lui a agité sous le nez, via les égouts sociaux en ligne, une minette virtuelle, créée par IA. Infect, ce hameçonnage ; ignoble penchant d’un vieux mâle piloté par ses pulsions ; détestable mise en ligne des vidéos compromettantes, carrément à la télé, au journal de TF1 ! chacun pouvant contempler la trombine du fautif en train de tchatcher avec sa fictive future victime. Deux poids deux mesures : pour des crapules patentées, narco-trafiquants, faussaires, escrocs, assassins… on floute à l’envi les visages des “suspects” , “présumés innocents” comme chacun sait ; on ne cite pas les noms, on change les prénoms… sauf quand ça vaut le coup de coller quelqu’un au pilori, qu’on puisse lui cracher au visage. C’est moche ; tout est moche là-dedans. )
Mais passons. Le blocage d’Ormouz, c’est évidemment l’un des deux marronniers du moment, l’autre c’est hantavirus, mutera, mutera pas ? kif-kif Covid ? masques FFP2 ? on nous soûle avec ça. Bref, les Iraniens, au Nord, qui partagent les bords du fatal détroit avec le sultanat d’Oman, au Sud, ont décidé que ce passage était à leur botte, leur arme atomique. Ils l’ont (peut-être) miné, exigent un péage, filtrent, bloquent… d’autres ont privatisé leurs détroits, Suez évidemment, où la France et le Royaume-Uni se sont fait “jeter” ; Panama, à la botte des USA…
Mais nous aussi, nom d’une pipe, nous avons nos détroits, et pas qu’un peu (*) ! Le Pas-de-Calais (le Channel, la Manche, au nom de péage prédestiné) : avec nos vis-à-vis les Rosbifs, mettons ça en coupe réglée ; c’est bien plus étroit qu’Ormuz, non ? et c’est stratégique, vital : toute la Scandinavie, les Allemands, les Polonais, les Russes… ils passent tous par là ! Du moins tant que la route du Pôle Nord sera hasardeuse ; en représailles les Russes et les Etats-Uniens pourraient aussi bien privatiser Behring, ce qui ne nous émouvrait guère, on n’y va pas.
Dur contrecoup, l’Espagne et le Maroc réagiraient en mettant Gibraltar en coupe réglée : coincées, la Turquie, l’Italie, la Grèce, et d’autres, dont nous ! Mais Ankara répliquerait aussi sec avec le Bosphore ; la Mer Noire serait bouclée. Et puis les Dardanelles, Malacca… il y a du blé à faire. Et tant pis pour ceux qui n’ont ni pétrole, ni détroits.
Tibert
(*) Ce serait l’occasion de rafraîchir cet attendrissant et désuet slogan giscardien des années 73, du premier choc pétrolier : “On n’a pas de pétrole, mais on a un détroit” .

