Si l’on passait à aut’ chose ?

Un proche à moi, de retour d’Amsterdam, rentrait à Paris hier 15 juillet sur le coup de 17 heures et des brouettes, arpentant à pied les artères de la ville… il m’a rapporté avoir trouvé le vide sur les trottoirs et la chaussée, tandis que les bistrots, cafés, troquets etc… étaient bruissants et bondés. On sait pourquoi, on vous l’a sûrement dit, claironné, hurlé, on-est-les-champions. Pas de boucoup, d’ailleurs… du pot bien sûr, de l’opportunisme, quelques belles envolées, des tas de balles perdues… mais on s’en fout, seul le résultat compte.

Ouais ! c’est la fête ! Le résultat : X bagnoles brûlées (*), Y arrestations, Z devantures fracassées aux fins de casser, piller et se servir gratos. Mais que faire ? la dernière bavure policière à Nantes aux dépens d’une petite crapule tentant de fuir un contrôle dans sa bagnole et sous un faux nom a permis de confirmer cette  loi non écrite : plutôt la  chienlit que la bavure ; et puis la chienlit de toutes façons, avec ou sans bavure.

Tibert

(*) Nous sommes, nous Français, les Champions du Monde incontestés de la cramation de bagnoles. C’est LE sport national. Et ? et puis quoi ? eh bien on fait avec. C’est comme ça, il paraît…

EXECRAS

Les députés, unanimes sauf ceux qui n’y étaient pas, ont adopté une nouvelle mouture de l’article 1 de notre constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion« .

Et avant ? avant, c’était « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion« .

Vous voyez la nuance ? il n’y a plus de race. Mais il y a du sexe ! important, le sexe. S’agissant des races, d’aucuns affirment que ça n’existe pas : on en déduit immédiatement que le terme « racisme » est sans objet et ne peut être imputé à quiconque, puisque s’appliquant à une entité vide. A la réflexion, si ! on peut parler de racisme vis à vis des mammifères « inférieurs », que l’on subdivise classiquement en races – du moins ceux qui valent le coup : le racisme anti-Blonde d’Aquitaine, par exemple, ou anti-Rottweiler, anti-Baudet du Poitou… moi personnellement je déteste le Charolais. C’est idiot, sans doute, condamnable certainement, mais le Charolais me rebute.

Gageons que d’ici quelque temps le progrès humain, scientifique, du Ne-Fâchons-Surtout-Personne incitera l’immense majorité, sinon l’unanimité de nos élus à voter une nouvelle-nouvelle mouture de notre belle constitution que le Monde nous envie : plus de sexe ! c’est très subjectif, le sexe. D’abord il y en a de toutes les sortes, des tas de variantes, et puis pourquoi stigmatiser tel ou telle ? Chez les mammifères « inférieurs », en revanche, oui, le sexe, ça peut se concevoir, quasiment binaire, rustique ! On mène les chèvres au bouc, c’est comme ça que ça fonctionne. C’est rustique – c’est bête, quoi ! – mais ça fonctionne.

Tibert

PS – Je change de sujet, ça m’interpelle ce truc : des passages piétons en 3D à Paris ! des trompe-l’oeil donnent en effet un effet de relief aux bandes blanches habituelles  peintes sur l’asphalte… ils retardent d’un métro, à Paris ! il y  a jolie lurette que le moindre hameau genre Trifouillon-sous-Gartempe a ses trois-quatre passages piétons en relief, agrémentés de dos-d’ânes à péter les suspensions des bagnoles et les lombaires des conducteurs. C’est de la 3D, ça, de la vraie !

Le Q s’en mêle et le T fâche

(Trois gosses entre 9 et 12 ans se sont noyés hier dimanche, seuls, dans un endroit interdit à la baignade, aucun ne sachant nager ! bravo les parents : éducation et prévention ! Au passage, combien de noyades chaque été ? euh… c’est sûr, prévenir les noyades ne rapporte  pas de fric, contrairement à la Prévention Routière. Donc nulle urgence de prendre, comme sur les routes, des mesures spectaculaires, absurdes et inefficaces… mais juteuses ! On continuera donc à se noyer tous les étés.)

Mais au fait, la baignade : à Londres quand il fait très chaud (si si ça arrive) il y a des étangs bienvenus au Nord-Ouest de la ville, à Hampstead Heath. Trois étangs : un pour les femmes (a), un pour les hommes (b), un mixte (c). C’est un état de faits datant de la reine Victoria, la prude en chef. Etat de faits détourné depuis : les féministes, lesbiennes etc… ne veulent pas de mecs dans (a), les homos mecs ont quasiment annexé le (b). Bref seul le (c) est ouvert à toutes et tous et sans risque 😉  Mais voilà : le conglomérat LGBTQ (Q, c’est récent, pour Queer = pas clair, étrange, bref zarbi) fiche le bazar là-dedans. Enfin, surtout la lettre T : essentiellement les Tf (Trans option femelle) qui prétendent faire trempette dans (a) ! affreux ! des Tf, il y en a, pas encore opérés ou qui tiennent à  leurs attributs de naissance. Des pénis dans l’étang (a), vous imaginez ? Et voilà c’est la guerre.

Tout ceci pour rigoler un bon coup : voilà à quoi mène le stupide et nocif communautarisme. Il n’ y a pas assez d’étangs à Londres pour toutes les nuances de sexes et de confréries ou consororités ; il n’ y a pas assez de piscines en France pour toutes les religions et leurs bizarreries vestimentaires ou rituelles. Alors qu’il semble évident, logique, simple, économique, et humain ! de se baigner ensemble – moyennant quelques règles évidentes de vie en société. Bon sang… mais c’est bien sûr !

Tibert

De la guerre des capsules

Je ne vais pas vous entretenir du Brexit doux (avec un lubrifiant sans doute) que madame May va proposer aux Européens  ; ni du Tour de France, ce fléau annuel, pas plus que de la Coupe de foot qui verra nos footeux nationaux jouer deux matches de plus avant de rentrer à la maison, la queue entre les jambes ou au milieu des flonflons, selon queue…

Non, moi aujourd’hui c’est, ce sont les capsules. J’ai eu l’occasion récente de résider brièvement dans deux-trois baraques tout équipées-habitées, et y ai trouvé un point commun : point de cafetière, que ce soit de la chaussette, de l’italienne, de la turque, de l’électrique, de l’Amélior, du… non. Rien ! rien sauf la machine Nespressôt, avec son petit boulier garni de capsules de toutes les couleurs. Quand on croit vous faire une faveur, on vous en propose une bleue, une verte, une jaune…

Aussi sec j’ai été acheter un cône en plastique (deux euros cinquante chez Leclair-obscur), des filtres en papier (quatre-vingt centimes), du café normal, trouvé une verseuse potable, une bouilloire, et whoualà : j’ai retrouvé mon cahoua comme je l’aime ! C’est qu’en effet je hais ces petits machins en alu peint, d’une part parce que ça vous sort trois gouttes parcimonieuses de café quand on en veut un bol, d’autre part parce que c’est du gaspillage, que c’est vraiment trop cher, qu’il faut aller chercher ça sur le Houèbe ou dans des boutiques rares et luxueuses – club des fans, carte de fidélité, hôtesses façon Salon de l’Auto ; et puis la pub, là, le Clouney avec son what else, pffft, fatigant !  enfin, ça prétend à l’exclusivité ! ce serait interdit, pour d’obscures raisons de compatibilité, d’acheter des capsules semblables chez quelqu’un d’autre : n’importe quoi…

Mais voilà : pour les indécrottables convertis-pervertis au café « what else » de Clouney, il y a un espoir : le capsulier, la machine à fabriquer ses propres capsules garnies. Amis bricoleurs, si vraiment vous ne jurez que par ce procédé (cette technologie, pour faire dans l’enflure scientifique), payez-vous une capsulière – ou un capsulier, le sexe du bébé n’est pas encore connu – et faites vos propres capsules « maison ». Outre le plaisir du douhitte-yoursèlfe, de vous cogner sur les doigts, de vous entailler la peau, ça vous réconciliera rapidement avec la bonne vieille cafetière que nous chérissions tous : c’est tellement plus simple, bien moins cher, et aussi bon, sinon meilleur – en y mettant de la sollicitude. La sollicitude, what else ?

Tibert

Du pain ou des jeux

J’aurais pu lancer en titre et pour la n-ième fois la citation en latin qui va bien, vous la connaissez, elle va pile-poil, mais à quoi bon… Vous n’êtes pas sans savoir que les foot-dépendants, les accros du foot sont nombreux chez nous, et qu’il y a un match à venir contre une « céleste » équipe-béton sud-américaine spécialiste du 0-0 demain vendredi. Et puis, qui sait, deux autres matches de plus si, des fois, va savoir… les tirs au but… avec du pot… et même que Macronaparte se déplacera en Russie si nos footeux atteignent la demi-finale ; en fait il s’en tape comme de sa première chaussette, mais c’est bon pour la popularité, comme les danseurs Noirs à l’Elysée et la Fête de la Musique.

Donc, comme Macron ignore encore s’il prend le prochain vol vers Moscou ou pas, il est dans l’incertitude, forcément…. sa valoche est là, béante, dans un coin de sa cagna, mais pas plus pour le moment. En fait, il pensait annoncer son très attendu « plan pauvreté » ces jours-ci, mais ça va pas le faire ! la voix qui s’époumone dans le désert, il y aura trois journaleux obséquieux à l’écouter distraitement, zieutant en catimini le match sur leur mobile. Donc on reporte ! on attendra la fin des aventures footesques de l’équipe nationale pour savoir comment les pauvres ne le seront bientôt plus. C’est bien vu, d’ailleurs. Tant qu’il y a du foot il y a de l’espoir, on oublie la dèche, le bout de reste jauni et desséché du calendos dans le frigo, les loyers en retard, la toiture qui fuit et les traites de la télé neuve cinquante-deux pouces ultra-HD Dolby surround qu’on pourra pas payer. On s’en fout, y a du foot ! De fait, le Plan Pauvreté (moi je l’aurais intitulé Plan Anti-Pauvreté, mais ça n’engage que moi) pourrait faire une large place au foot : au lieu d’augmenter les allocs’, on octroierait des places pour des matches de foot, ou des abonnements au foot à la télé. En Inde, en Colombie, les gens qui ont faim sniffent de la colle à rustines, ça aide ; chez nous ils regardent le foot. Chacun sa culture.

Tibert

Papier, bitte !

( Citation de Françoise Giroud : on va commencer par ne pas tirer sur les ambulances : ici c’est l’ambulance Benoît Hamon, l’ambulance « Génération.s ». Laissons ce jeune futur retraité de la politique s’époumoner pour exister « contre » – contre Macron, essentiellement, ça fait plus sérieux – incapable qu’il est, pour des tas de bonnes raisons, d’exister pour un projet potable et de nature autre que purement gauchiste )

Mais, au fait : si vous prenez l’avion, surtout conservez votre carte d’embarquement ! votre boarding pass, votre bout  de carton, là, qui vaut boucoup plus que ce que vous pensez, une fois embarqué dans le zinc. Et puis évitez cette mode stupide qui consiste à avoir votre sésame à embarquer sous forme de mignon code-barres affiché sur votre mobile : ces trucs s’auto-détruisent, et puis un vrai bout de papier, c’est du solide, du concret. Car les compagnies aériennes ont trouvé le truc pour ne pas vous dédommager si elles vous véhiculent mal : à vous de prouver que vous y étiez, dans l’avion ! vous pourriez aussi  faire signer un bon de présence par le commandant de bord, avec un coup de tampon pour faire plus sérieux. Mais comme le commandant de bord est planqué dans son poste de pilotage derrière une porte blindée verrouillée à double tour, il faudra demander poliment ce service au Chef de  Cabine ou à l’un de ses subrogés, et ça va bouchonner dans le couloir central pire que pour aller faire pipi une fois le plateau-repas expédié.

Il y a aussi, ça ferait une preuve passable, la possibilité de faire un selfie avec le Chef de Cabine, en brandissant le journal daté du jour, et en s’arrangeant pour que l’immatriculation de l’appareil et un détail caractéristique du territoire survolé (la Tour Eiffel, les Chutes du Niagara…) soient visibles à travers les hublots. Admettez, c’est techniquement assez pointu ! la carte d’embarquement, c’est tout de même plus simple. En attendant que les compagnies aériennes aient trouvé une nouvelle astuce pour échapper à leurs obligations – elles y travaillent ferme.

Tibert

PS – Le Premier Philippe nous annonce, en guise de baume sur les plaies du compte en banque + le compte de points de permis, que le produit des prunes « + de 80 km/h » ira aux hôpitaux,  foi de premier ministre ! voilà qui vous arrachera un sourire de contentement ; vous allez vous faire avoiner un max, oui, mais pour la bonne cause. C’est comme la vignette « pour les vieux », en somme ; les vieux s’en souviennent encore avec émotion.

On augmente, oui, mais on diminue aussi !

Le tarif du gaz « contractuel-GDF » (réglementé) va augmenter, une paille, de 7,45 % en juillet. On dit merci qui ? merci au « ministère de la Transition écologique et solidaire », qui s’est chargé de nous faire passer cette pilule. Au passage, admirez la « Transition écologique et solidaire » ! un titre comme ça, sobre et modeste, fallait le trouver, ça vaut bien +7,45 %. Ecologique, car bientôt on se paiera plus facilement des couches de pull-overs (en pure laine des Pyrénées sans glyphosate) que du gaz pour se réchauffer ; et puis, que diable, pensez qu’en payant de plus en plus cher votre gaz, vous êtes solidaires. Ahhh… soupir de joie… c’est réconfortant, avouez, ça tient chaud. Je m’efface en conclusion derrière un commentaire de lecteur du Parigot, commentaire qui me va bien :

« On nous a promis qu’il n’y aurait plus d’impôts. Mais on ne nous a pas dit : – hausse de la CSG – hausse de l’essence – hausse des impôts locaux – hausse des transports – hausse des tarifs postaux +10% – hausse des assurances +2% – hausse des frais bancaires – jour de carence (*) – hausse du tabac (*) – hausse des forfaits hospitaliers – hausse des journaux – hausse des autoroutes – hausse des amendes – hausse de la consultation médicale – hausse du stationnement Mais …. Baisse de la vitesse 80 km/h. Ouf ! « 

Eh oui, le pouvoir d’achat en prend un coup sur la margoulette tous les jours, oui, mais Macroléon veille dessus, ça rassure  😉

On le sait, le Premier Philippe tient mordicus à ses 80 km/h, tout en protestant de ne pas vouloir « emmerder les Français« , ce qu’il fait pourtant avec brio et vigueur (**), notamment tous ceux qui roulent sur des routes « provinciales » sans autre choix que d’y rouler : il n’y a que la bagnole pour se déplacer. Il avouait, ce Philippe, que du temps où il était simple maire du Havre, il lui arriva de se prendre une sévère prune, je cite : « le Premier ministre rappelle ce jour-là sur Facebook une anecdote personnelle, qui remonte au vendredi 2 octobre 2015. Peu après 21 heures, le maire du Havre roule à toute allure sur l’A131 en direction de Paris. Vite, trop vite. La portion est limitée à 110 km/h. Les gendarmes le captent avec leurs jumelles, à « 153 ou 154 km/h », selon ses propres souvenirs. Suspension de permis immédiate. Penaud, le maire appelle un taxi pour rentrer.  »

Voilà… question subsidiaire qui illustre l’absurdité, la stupidité de la décision philippesque sur les 80 km/h : si dans cette triste histoire la limite de vitesse avait été de 100 km/h au lieu de 110, à quelle vitesse excessive et interdite aurait roulé le maire du Havre ?  vous avez deux heures.

Tibert

(*) ça je m’en fiche ; jour de carence ? quand les fonctionnaires auront des statistiques d’absentéisme du même niveau que dans le privé, on reverra la question. Et puis la hausse du tabac, d’accord c’est con – tout le monde sait que le tabac est un poison, alors qu’a-t-on besoin d’un prix dissuasif pour se convaincre de sa nocivité ? – mais ça ne devrait toucher que quelques irréductibles intoxiqués, aux dents et aux doigts jaunis par la nicotine, à la respiration courte et sifflante – foutus, quoi.

(**) Bercy (les fonctionnaires des Finances) a prévu de récupérer un peu plus de 200 millions du fait des nouveaux apports de radars. Eh eh, on va pouvoir sanctionner l’inconscient, le pirate, l’assassin de la route qui roule à 84  km/h sur route droite, sèche et libre.

Le bon tag et le mauvais tag

Je hais le tags, cette lèpre des murs. En un poil plus nuancé : il y a des tags qui ne sont pas plus moches que ce qu’ils recouvrent et maquillent, voire moins moches, murs d’usines ou palissades lépreuses : eh bien va pour le tag, s’il a permis à un obscur malade de la bombe de peinture de se soigner sans trop de dégâts, ou, qui sait, en améliorant le paysage. Il y a même un ou deux types – une poignée – qui font de petites merveilles, Banksy évidemment, mais d’autres sans doute. Ceci étant, le tag est dans son immense majorité un gros ramassis de merdouilles narcissiques pondues partout là où c’est physiquement possible pour montrer qu’on en a une plus grosse (bombe de peinture) que les autres. Le thème du tag de base, c’est une signature ampoulée, hypertrophiée, moïque.

Mais, le croirez-vous, c’est interdit, le tag !! sauf invitation expresse à s’exprimer. Si si, je vous assure, c’est puni par la loi !! c’est pourquoi on en voit partout, et qu’on ne chope quasi jamais les fauteurs – une loi de plus qui compte pour du beurre. J’ai vécu mon enfance dans un pays sans tags, inconscient de ce bonheur visuel ; je vais me résigner à vivre ma fin de partie avec des tags immondes ou simplement laids tout partout.

Mais on se souvient parfois que c’est interdit, le tag, et là on daigne se déranger et lever le cul de sa chaise pour faire quèqu’ chose – « c’est inadmissible« , « c’est scandaleux » – quand on a affaire à des tags racistes ou homophobes. Alors là, non non pas question, « le fascisme passera pas« , « halte à l’homophobie » etc. Tenez, cette expo à Metz, caviardée de tags homophobes : tout le monde s’émeut, on se mobilise, et toutes ces sortes de choses. On est d’accord, saloper une expo – artistiquement estimable ? politiquement équilibrée ? je n’en sais rien – par haine de l’homosexualité, c’est con et lamentable. Ce qui me chiffonne, moi, c’est qu’en principe TOUS les tags sont condamnables. Alors qu’est-ce que c’est que cette mayonnaise de monter en épingle UN cas de tag, justement un tag homophobe ? quand on lit un peu partout des messages du type « je nique ceci, je nique cela » (la police, la France, les bourges, les Feujs etc…) c’est mieux ? c’est exactement aussi dégueulasse… mais personne ne bronche un cil. Dans cette affaire de Metz, ses dits et ses non-dits, sa publication, on est pile-poil dans une forme cristallisée du Politiquement Correct : un cas d’école.

Tibert

Sic transit (intestinal) le cirque des Guignols

Une info qui m’avait échappé et dont il convient de se réjouir, car il y a enfin une fin heureuse à cette entreprise calamiteuse : les Guignols de Canal + ont mis la clé sous la porte ! Trente ans de gags poussifs, de morale à deux balles, de marionnettes complaisantes – Chi-chi, Poivre… – ou haïssables – Baudis, Morano…- et d’éducation politiquement orientée des braves cons de téléspectateurs à coups de blagues et de sketches supposés humoristiques. Du balai ! et bon débarras.

A cette occasion, un mot sur la profession de journaleux : ce n’est pas à eux d’éduquer les foules, pas plus qu’il n’est pertinent de demander à un people quelconque — chanteuse de ritournelles de variétés fades ou footballeur estimable quant à son jeu du pied – de commenter doctement l’état de la Planète. Les grand-messes du 13 heures sur la Une ou la Deux ont mangé leur pain blanc ; ces menus formatés « Bonne-Pensée » sur la Deux, « France Profonde » sur la Une ne font que compiler plus ou moins malhonnêtement des informations qui sont disponibles partout, mais brutes de fonderie : à quoi bon les revoir, serinées à la mode des principes directeurs de la chaîne ?

Il fut un temps où un canard comme Le Monde avait un regard critique mais sans oeillères roses sur les évènements : aujourd’hui c’est un fer de lance inconditionnel de la Bonté nigaude. Il devient périlleux de lire ce canard, sauf à s’équiper d’un gilet anti-Bonne-Pensée. Alors ? alors, que les organes de communication cessent de se parer de missions éducatrices ! Nous sommes des citoyens responsables, à respecter comme tels, sans nous chatouiller sous les aisselles pour nous arracher mordicus un rictus, ni nous saoûler de principes moraux hors-sol et masochistes.

Amen, Tibert

Haines et (im) postures

( Juste un mot sur feu-Autolib, cette superbe idée idéaliste, qui a fait plouf ! : il va y avoir des tas de longueurs de trottoirs qui vont se libérer à Paname, là où les moches et grises bagnoles grises dopées à l’ EDF se garaient et s’alimentaient. La mairie de Paris va-t-elle rendre aux pauvres Parigots les emplacements piqués « pour la bonne cause » ? je vous fiche mon billet qu’elle va trouver des tas de bonnes raisons pour ne pas le faire. La haine de la bagnole, c’est sa ligne directrice. Ils vont y mettre des pots de fleurs, des poubelles de rue, des… on fait le pari ?  Moi j’ai une proposition : récupérer ces emplacements pour y garer les « 2 roues », et puis sévir enfin contre les motards qui squattent les trottoirs ).

Mais au fait ! Les auto-proclamés « leaders » pays européens (Allemagne, France, et l’Espagne, toute ragaillardie de son changement de majorité et de la nouvelle position en retrait de l’Italie) veulent accorder leurs violons – et ceux des autres – sur les « migrants ». Et notre Macronaparte de rouler les mécaniques : ouais, on va obliger tout le monde à se répartir les « migrants » autorisés à rester… et puis on va organiser le stockage de tous ces braves gens à leur arrivée sur le continent… et puis on va punir les affreux qui rechignent… et puis…

Mais c’est se moquer du monde ! Au moins six pays, la Pologne, l’Italie, l’Autriche, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie ont clairement exprimé avec plus ou moins de raideur leur ras-le-bol des « migrations » incontrôlées et leur refus de la complaisance ou du je-m’en-foutisme qui a prévalu jusqu’ici. Et, c’était prévisible ! Madame Angela M. a pété une durite, un câble le jour où elle a décidé qu’elle pouvait le faire, qu’ON pouvait le faire, ouvrir tout grand les barrières, SES barrières – et puis les nôtres par voie de contagion. Non on ne peut pas, Angela ! sous peine de crouler sous la charge ; et les ministres bavarois de sa coalition bancale le lui ont signifié. A notre Jupiter à rouflaquettes de comprendre où sont les dangers et d’où souffle le vent. Certes, les postures généreuses et humanitaires sont plus faciles à prendre et plus flatteuses que les durs constats et les révisions lucides : les Bonnes-Ames apprécient, et puis il est commode, au nom des Grands Principes, de s’essuyer les semelles sur ceux qui osent douter de la pertinence, dans le présent contexte, de la Bonté Humaine à tout crin. L’opinion publique n’est certes pas un fil conducteur très fiable en politique, mais sur ce sujet elle est constante, têtue, massive, et depuis longtemps ! et c’est une co… grave erreur de lui tourner le dos.

Tibert