Les excréments au ventilateur, avec obstination

( Je ne sais plus quelle auteure (sic) connue et estimée emploie « derechef » pour signifier « tout de suite » : elle se goure jusqu’au coude. Derechef, chef, ça veut dire rebelote, à nouveau, encore une fois, etc.)

Mais bon… juste un bref mot, un mot court pour constater combien les médias sont obstinément à jeter la merde au ventilateur, souffler sur les braises de pneus et de palettes, agiter les éléments les plus entêtés et remontés, etc. Il n’est plus possible de regarder sereinement FR3, la 2, de lire le Parigot sur le web : du Jill & John ad nauseam ; il n’y a plus que ça. La Terre peut s’arrêter de tourner, ils s’en tapent : les GJ, les GJ ! comme au Jeu des Mille-Balles on crie « banco ! banco ! » On nous rebat les oreilles et les yeux des GJ, et l’on interviouve systématiquement les plus violents – hier soir après la causerie de Macronibus au coin de son bureau, c’était flagrant sur TF1.

Il n’y a plus qu’Arte pour nous causer aussi d’autres choses, les états d’âme de madame Merkel, le pacte de Marrakech, l’Arménie, le feuilleton du Brexit… ça fait du bien.

Qu’est-ce qu’ils veulent, les journaleux ? entretenir et amplifier la m… ? ils font ça très bien, ma foi. Avec ou sans ventilateur.

Tibert

Samedi ça passe et ça casse

J’ignore ce que Santa-Claus-Macron va apporter comme cadeaux aux petits n’émeutiers hebdomadaires, mais gageons que, comme désormais selon la neuve tradition, ce sera « c’est trop tard« , « c’est pas assez« , « président des riches« , « démission » etc, et remettez-nous ça garçon, acte V, VI etc. On a inventé les pillages-marchés de Noël gratos, moyennant la mise à sac maintenant bien rodée des beaux quartiers parisiens ou d’ailleurs.

La leçon de l’histoire, c’est d’abord que la racaille se sent forte et en profite, aux dépens des revendicateurs raisonnables. La racaille a le verbe haut et de l’arrogance, l’arrogance a changé de camp. Et puis c’est que, nonobstant des structures gouverneuses épaisses, fournies, chères, luxueuses, et des parlementaires à cocarde sur le pare-brise (ils sont supposés être des relais) deux fois trop nombreux, nos Chefs n’ont absolument pas saisi le climat, ont joué tout faux, drapés-entêtés dans leurs certitudes, muets façon « cause toujours tu te fatigueras vite« . Eh non… la tour d’ivoire ne fonctionne plus, il faut courageusement en sortir. Et constater que, somme toute, les Français ne sont financièrement pas compressibles ad libitum – superbe illustration de l’adage sur la goutte d’eau qui met le feu aux poudres.

Joyeux Noël tout de même, parce que ça reste à venir, et si l’on pouvait éviter de saccager ça aussi… il y a des gosses qui croient encore au Père Noël.

Tibert

Aux cow-boys et aux indiens

La classe politicienne professionnelle de gauche-gauche (et les rouges à faux-nez vert tendance Duflot) hurle : on humilie des gamins ! effectivement, suite à des échauffourées du côté des banlieues, la police – soixante-dix types – a coincé cent-cinquante lycéens à la suite de manoeuvres subtiles. On les neutralise en attendant la suite des opérations : position de sécurité, à genoux mains sur la tête. Ce qui me rappelle quelque chose, il y  a cinquante ans au mois de mai : on a vécu ça, la même position de sécurité, en attendant le panier à salade. Comme quoi les techniques policières sont pérennes.

Le contexte était tout sauf bisounours, ce n’était pas la kermesse du pensionnat des Oiseaux : jets de projectiles divers, tentatives d’incendies… bonbonnes de gaz… manoeuvres en vue d’attirer les flics dans une téci piégeuse, etc. Supposez que vous tentiez d’incendier des bagnoles, ou même que vous y parveniez : c’est un délit. De faire péter des bouteilles de gaz : idem. Le « jeu » comporte des risques, ça tombe sous le coup de la loi. Mais du fait que 1) les délinquants sont nombreux, 2) qu’ils sont jeunes – des ados pour la plupart – le schéma non écrit serait le suivant : si les flics perdent et prennent une dérouillée (on a vu des flics incendiés dans leur voiture, c’est de la dérouillée létale), « on a gagné », haut fait d’armes qui sera largement popularisé et relayé sur les réseaux sociaux. Dans l’hypothèse inverse, c’est inadmissible ! et puis ça vaut pas, c’était juste des gamins, des braves gosses, cruauté intolérable de la police, les heures les plus sombres et le point Godwin, où va-t-on ma pauvre dame ? En somme, c’était pour rigoler, les incendies et les pavés sur la tronche. Du second degré.

Nos flics n’ont donc aucun humour ?! et encore, il se dit couramment que dans d’autres pays, les USA notamment, ils en ont encore moins, voire pas du tout. Tout se perd, si nos braves pandores se mettent à fonctionner comme des cops.

… et le sourire de la crémière, en prime

On beugle, on pousse ici et là, on converge des luttes, des fois que la mayo prenne. A Montpellier, dans le 3-4, je cite le Parigot, 200 élèves du lycée Mermoz (…) ont bloqué l’entrée de l’établissement. «Un jour ou l’autre, nous aussi nous paierons des taxes, c’est inacceptable», déclare l’un d’entre eux.

Bien vu ! les adultes paient des taxes, en effet. C’est inacceptable, dixit ce lycéen éclairé, lucide et combatif, car enfin, quoi… keskon a besoin de payer des taxes ? la sécu, les allocs, les services publics, la police, les routes, les indemnités chômage, les retraites… tout ça c’est gratos ! c’est l’Etat  qui paye. Et puis yfaukon augmente les retraites, les salaires, le pouvoir d’achat, merde quoi. Et puis, ah si, il faut plus d’impôt, yfaut rétablir l’ISF pour ces salauds de riches – cet impôt stupide mais hautement symbolique, exclusivement français, quoi. Le nouvel IFI ça vaut pas, c’est que sur l’immobilier, donc c’est nul. Pourquoi ? ben… Maqueron c’est le président des riches ; LFI le dit, d’ailleurs, alors, hein… les riches ont qu’à payer.

Voilà où nous en sommes. Le degré zéro du raisonnement : on veut des services, et plus que ça, mais on veut pas payer pour – le beurre et l’argent du beurre – ou alors que ce soit les autres qui payent, yzonka payer.

On est mal barrés. On est mûrs pour une dérive que je sais pas où ça va nous mener. Ceci dit, les Chefs là-haut ont super mal joué le coup, trop sûrs d’eux, pas attentifs, condescendants, et puis trop pressés… pas clairs dans leurs têtes sur les priorités… j’ai eu l’occasion de le claironner, mais ils ne m’ont pas écouté. Alors, on sait pas où on va, mais on y va.

Tibert

Oui, effectivement, tout à fait…

(Les peines pleuvent 😉 sur les malheureux passants innocents qui se sont injustement fait appréhender et rudoyer par des policiers brutaux, alors qu’ils admiraient, en minéralogistes avertis, et gilet fluo sur le dos pour être vus des bagnoles absentes, la rectitude des arêtes et la finesse de grain de petits cubes de pierre d’environ 10 cm de côté trouvés sur le sol alors qu’ils flânaient Place de l’Etoile. C’est une erreur, monsieur le juge. Profil bas, humilité, les slogans dans les chaussettes. Tout ça est arrivé à l’insu de leur plein gré, selon la formule consacrée.)

Mais passons à autre chose : je me dilate chaque fois la rate à ces guignolades des journaux télé, qui nous donnent à voir et entendre les reportages in situ des envoyés spéciaux.  Le paradigme, c’est Gilles Dugenou en direct de l’Elysée (ou du palais Trucmuche, etc) : cadré plan américain avec le décor bien visible derrière, micro tourné pour qu’on ne confonde surtout pas RFM et BTL, le sieur Dugenou (on l’appelle « Gilles« , c’est plus direct – c’est du direct, d’ailleurs) est interrogé : « Alors Gilles, la réunion des Goûters Vespéraux de la Chancellerie est sur le point de se terminer, vous en augurez des décisions décisives à son issue… » – « Oui… tout à fait Patrick, je me trouve ici gnagnagna…« . Le truc, c’est que la « question » posée par le type qui parade sur le plateau du JT n’est jamais une question : c’est une question-réponse. Celle ou celui qui, micro en main devant la webcam et le projo, se les pèle et abrite son micro sous un riflard sur fond de Faubourg Saint-Honoré, ne peut qu’opiner avant d’enchaîner ; on lui a dicté son « oui ». D’ailleurs dans 95 % des cas le premier mot est « oui« . Variantes : tout à fait, absolument, effectivement, etc. En résumé, eh ouais c’est bien ça, pfffft, à quoi ça sert que je fasse le guignol ici alors que la conférence de rédaction a déjà décidé des réponses ?

Chez moi on fait des paris, devant le poste : sera-ce « oui« , « effectivement« , « absolument » ou « tout à fait » ? c’est comme lorsque – séquence nostalgie – dans mes années en culottes courtes, voyageant en bagnole dans la 11-Légère du paternel, on pariait, pour passer le temps et l’envie de gerber, sur la  marque de la prochaine voiture qu’on croiserait ( elles étaient nettement moins nombreuses que de nos jours). Quand c’était une Facel-Vega ou une Hotchkiss cabriolet (« … Ah non mais pas du tout Patrick, ce n’est pas comme ça que ça se passe…« ) on en avait pour des heures à s’esbaudir. Mais c’était vachement rare.

Tibert

Quand Arrogance rencontre Condescendance

Bon, vous avez lu les journaux ? Le Monde fait dans l’euphémisme (« des affrontements »…), Le Parigot parle de « chaos », etc, on ne va pas énoncer toutes les variantes de ce que De Gaulle appelait la chienlit. La fonction régalienne de l’Etat qui consiste à maintenir l’ordre, la paix civile et la sécurité des biens en a pris un coup sur la cafetière hier, à l’occasion du troisième opus de Gilles et John – enfin, de tous ceux qui, affublés de la chasuble bouton d’or en guise d’étendard ou de faux nez, ont consciencieusement saboté, détruit, brûlé, tagué, etc. Cela s’appelle de la subversion.

Mais, certes, on a coincé un nombre record de fauteurs de troubles supposés. Ouais… on connaît par coeur le scénario à suivre, quand il va s’agir de les châtier : 1) ils passaient par là par hasard, candides et sifflotant un air joyeux, 2) Y a pas de preuves,  3) Ils ont eu une enfance malheureuse. On en punira, allez, une douzaine. Et des petits rappels à la loi, qui ne mangent pas de pain. Bref on prétend éteindre un feu de forêt avec un goupillon trempé dans l’eau bénite.

Le préfet du 4-3 retranché au troisième étage de la Préfecture du Puy, observant les CRS tenter de protéger les lieux (qui ont cramé en partie), c’est l’image de nos institutions (*). Je pense, nous sommes nombreux à penser que c’est fini, ça doit changer, le style paire de motards ouvrant la route à la grosse bagnole noire et rutilante avec son fanion tricolore. On pourra pointer la surdité et la cécité de ceux qui nous gouvernent, et ça ne remonte pas à hier matin. Surdité, cécité, et j’y ajouterai arrogance et condescendance, les deux mamelles de celui qui vous propose 3-4.000 euros pour acheter, et plus vite que ça, des bagnoles aujourd’hui (demain, on ne sait pas) politiquement correctes qui en coûtent huit à dix fois plus, changer de chaudière – une pompe à chaleur, voyons, y a qu’à mettre une pompe à chaleur ! – et puis quoi ? Et, tenez, le coup du 80 km/h, c’est exactement de la même veine, aussi condescendant et déconnecté de notre quotidien. En fait ça devait forcément, cyniquement, provoquer plus de « prunes », rapporter du fric : du fric « pour la transition écologique« , qu’ils disaient ! Tout comme le surcroît de taxes sur les carburants dont on sait qu’il doit surtout servir à compenser le manque à gagner sur la taxe d’habitation, bien qu’invoquant le motif hypocrite et faux-cul des Saintes Energies Renouvelables.

Tibert

(*) Tenez, cet article de La Montagne, le canard des Z’auvergnats ; un député du Cantal s’y épanche sur l’arrogance et la condescendance, etc etc… je lui ai même piqué ses mots : on est d’accord, lui et moi.

Les nouvelles taxes auxquelles…

… vous échapperez peut-être. J’ai lu ça hier, sur un site de machins électroniques et autres gadgets plus ou moins utiles… une taxe de 0,75 euro aurait été en projet au Sénat – qui bouge encore, donc – « pour financer le très haut débit en zones rurales« . Le truc : votre abonnement mensuel « boîte » (box, en VO) ou « mobile » (portable, en VO) se verrait passer par exemple de 39,99 € à 40,74 € (*) tous les mois. Ce qui rapporterait 850 millions par an, permettant de connecter de manière enfin moderne les hameaux reculés, les campagnes profondes, les bleds oubliés qui en sont aujourd’hui aux signaux de fumée, ou pendus-coincés au très poussif et hasardeux – et le plus cher ! – réseau de l ‘ opérateur historique, poteaux vermoulus, lignes traînant par terre ou soutenant des branches d’arbres cassées, etc.

C’était pourtant une bonne idée… quand le citadin, inconscient de son bonheur, se tape de la fibre véloce, disons 40 Mb/s minimum pour 29,99 euros par mois, le plouc, veinard et pas trop loin de la départementale, a droit au mieux à 2 Mb/s – quand ça marche, quand un tracteur n’a pas défoncé un poteau, etc… – pour 39,99 euros. C’est ce qu’on appelle pudiquement la « fracture numérique », et l’Etat s’en fout comme de sa première bagnole de fonction, sauf à évoquer vaguement le sujet de temps en temps, pour meubler.

Bon, tout ça pour vous dire : on a probablement échappé à encore une nouvelle taxe ! C’est plutôt un bonne nouvelle, non ? et tant pis pour les bouseux, dorénavant ça va rester comme c’était. Sans préjuger des initiatives gouvernementales sottes et grenues visant à nous grever d’autres taxes, évidemment.

Tibert

PS – J’apprends que  François « Normal », « Moi-Président », soutient Gilles & John…! gonflé, pépère ! aucune vergogne, pas le moindre état d’âme, lui qui a comme jamais chargé la mule des taxes et impôts (si vous avez mauvaise mémoire… voyez ce lien). Enfin… on aura vécu assez vieux pour voir ça.

(*) tarif valable les 6 premiers mois, location de la box non comprise, moyennant un abonnement de 24 mois minimum ; les mensualités suivantes seront de 59,99 €, plus la location de la box option double appel lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed non risus bolobolo gnagnagna…

Raplapla-tane

( Juste un mot de Gilles & John, le feuilleton de l’été austral – ici on n’est pas dans l’austral, et donc ça caille de plus en plus. C’est assez sinistre : l’un clame pouvoir d’achat, l’autre répond climat. Réponse d’ailleurs très claire si l’on y réfléchit deux secondes ; je vous traduis : vous pouvez flûter, votre pouvoir d’achat, vous ferez une croix dessus : l’urgence c’est le climat ! le climat, nomdediou ! Et le climat qui part en cou..lle, c’est la faute au gasoil, on me l’a dit donc ça doit être vrai. Voilà, on en est là. Notez que madame Royal, rejoignant mon analyse, sent comme moi que ça ne va pas passer comme ça sans casse, et demande à Macroléon de mollir là-dessus. A suivre… ).

Mais au fait : vous aimez les platanes au bord des routes ? Le Monde en cause, ce soir, ça change agréablement des Gilets bouton d’or. Les motards ne les aiment pas, eux ; pas plus que les glissières de sécurité trop hautes et pas assez larges, qui vous sectionnent une jambe comme une allumette si vous partez en glissade dans un virage jouissif, poignée dans le coin avec le genou intérieur qui lèche l’asphalte. Savez-vous que les platanes au bord des routes causent 300 morts par an ? des morts de motards, et d’automobilistes aussi, venus les voir un peu trop près… alors c’est le débat : abattre les platanes pour gagner 300 vies ? on a bien baissé la vitesse de 90 à 80 pour le même gain espéré… on n’est plus à une ânerie près…

Eh bien je vais vous dire, moi : pas touche aux platanes ! ceux qui craignent de s’emplafonner un platane, qu’ils lèvent le pied, ou s’abstiennent de picoler, ou mollissent sur la poignée des gaz. Les platanes sont là, bien visibles, jamais traîtres ; ils ne bougent pas, eux, ne voient pas double, n’ont pas forcé sur le rosé : si vous les embrassez violemment, c’est à votre initiative. Délicieux ombrages l’été, canopée accueillante au dessus du bitume… démontez-les pour l’hiver si vous y tenez, à la rigueur, mais remettez-les au printemps !

Ceci dit, quoi de plus improductif qu’un platane au bord des routes ? en Tchéquie, par exemple, les routes sont bordées de pommiers, de pruniers… en Auvergne, nos départementales s’ornent de noyers majestueux… au lieu de foncer connement à 140 à l’heure sur un platane, on s’arrête sous un noyer… ça a tout de suite une autre gueule.

Tibert – et y a même parfois des noix en octobre.

Bouffer, ou rouler…

( Avant-propos 1 : je préfère cent fois « bouffe » à « food », cette horreur incolore inodore et sans saveur. Le « fooding » ? la bouffe, nom d’un chien ! c’est-y pas mieux comme ça  ? avec une belle tartine grillée planquée sous des rillettes de canard, et une lichée d’un honnête Gaillac, par exemple )

( Avant-propos 2 : il se dit, je l’ai  lu ce matin, que Macronibus n’est pas contre, il ferait bien un pas, un geste (pour reporter les augmentations supposément vertes (*) des taxes sur les carburants, NDLR) mais que « Bercy reste intraitable« . J’ignorais avoir voté pour élire Bercy, ce monstre froid. )

Mais bon… vous roulez au SP95 ou 98 ? vous allez sûrement vous ruer sur le E85, 15 % d’essence fossile et 85 % de biocarburant, betteraves, céréales diverses… et puis moitié moins cher à la pompe que l’essence fossile ! Vous allez donc faire la queue pour acheter et faire installer le boîtier  idoine – et cher ! – sous le capot de votre bagnole… rentabilisé en deux ans… le pied, si vous trouvez des pompes qui en distribuent, oeuf corse !

Sauf que, premio, le E85 est certes bien moins taxé aujourd’hui que les carburants purement fossiles. Certes… mais qui c’est qui fixe la taxation ? le jour où vous, automobilistes mes frères-et-soeurs, vous serez 70 % à rouler au E85, ces messieurs-dames de Bercy, pas plus cons que vous et qui ont le pouvoir, eux, auront bien évidemment remonté la taxation du E85 ad libitum, pour ne pas perdre de sous. Et vous serez marrons, comme d’hab.

Deuxièmo, tout ce que les céréales, les betteraves, les denrées agricoles diverses permettent de produire en carburant, c’est autant de moins pour se mettre dans l’estomac. Certes, nous autres Français ne nous faisons guère de souci là-dessus, de la bouffe il y en a ; pas de problème ; jusqu’ici ça va (**). Ceci dit, à l’échelle planétaire, c’est une tout autre musique ! Si le riz ou le maïs servent à faire le plein de carburant, il y en aura autant de moins pour nourrir les sept-huit milliards d’humains des années à venir. Concluez : dépêchez-vous de carburer au E85 avant qu’il devienne politiquement et pécuniairement incorrect, ça ne saurait manquer d’arriver.

Tibert

(*) Mon oeil ! c’est juste pour les caisses des Finances, ils en feront ce qu’ils voudront.

(**) … se disait le type qui tombait du haut d’un gratte-ciel, passant devant le quatorzième, treizième, douzième… étages.

Tout est calme et paisible

( Les astucieux stratèges de la Préfecture de Police de Paris avaient goupillé une manif parisienne bien « sous contrôle » au Champ de Mars pour Gilles & John. Interdiction, donc, d’aller ailleurs, bien évidemment. Sauf que le but désiré, la cible symbolique et quasi obligatoire c’était « la plus belle avenue du monde » – qu’ils disent, en toute modestie. Et qu’est-il arrivé ? ils y sont allés quand même, ces malappris, sur la Plus Belle Avenue du Monde, Maintenant Saccagée. Comme quoi on aurait mieux fait d’accepter qu’ils y manifestassent, et de s’y préparer en conséquence. Les quelques rares gilets-de-couleur rassemblés au Champ de Mars ont eu l’impression d’être cocus… )

Mais au fait : j’ai lu avec intérêt cet article du Parigot, qui donne un éclairage cru sur une réalité dure à affronter. Ceci se passe dans une école primaire de Villejuif, dans le 9-4, et la vedette c’est un gosse, un charmant bambin de dix ans qui pète la gueule à sa maîtresse, le tout agrémenté de propos de charretier et de menaces de mort. Ce qui est rigolo, si l’on peut dire, c’est que l’agression du petit Jean-Paul (*) sur son enseignante date du 18 octobre, soit cinq bonnes semaines plus tôt. Et les parents d’élèves n’en savaient rien…

Pas de vagues ! surtout pas de vagues ! le vivre-ensemble, mes chers amis, c’est ça qui est important.

Tibert

(*) Pour des raisons de sécurité, les prénoms ont été changés.