( Tout un article du Monde sur des interpellations de militants du style ultra-gauche, soupçonnés de préparer des actions violentes contre le chantier de tunnel ferroviaire Lyon-Turin : les polices française et italienne ont coopéré sur le coup. Commentaire lu dans le canard : “Les Français ont prêté main-forte à un gouvernement d’extrême droite et néofasciste” . Donc, quand il y a le feu, on choisit les pompiers sur leurs opinions politiques ? C’est d’un sectarisme borné : madame Meloni est là où elle est, résultat d’un processus indéniablement démocratique, pour être utile à son pays. Néo-fasciste ? ça renvoie à, et c’est aussi crédible que les “néo-nazis ” Ukrainiens invoqués par Poutine pour justifier sa guerre d’agression.
Le même canard nous tartine un très long article sur l’expression “fake news” , coupant les poils en quatre dans le sens de l’épaisseur, pour conclure qu’elle est inappropriée, ce que nous savions déjà (*) : il s’agit de mensonges, très exactement. De bobards, d’infox, suivant le terme officiel qui n’est jamais utilisé. Fake, c’est factice, tout bêtement, et des nouvelles factices, ce sont des mensonges, comme étaient des mensonges les saucissons, grappes de raisin, boîtes de conserves… aux devantures de nos épiceries dans les années 41-44 ; “tout est factice” , pour éviter de se faire casser la vitrine pour des côtelettes en carton peint.
Mensonge : information inexacte, donnée à dessein : c’est pile-poil le bon terme, du genre (merci la Propaganda Staffel poutinienne) “Les punaises de lit envahissent la France” , “Madame Macron est un homme” , etc. Hélas, mensonge (c’est un péché capital !) c’est daté, cucul : de la morale ! La morale ? les belles maximes qui ornaient nos tableaux noirs dans les années 50 feraient hurler de rire de nos jours ; Topaze calligraphiant à la craie “Bien mal acquis ne profite jamais” serait la risée de ses élèves. C’est d’ailleurs assez triste.
Tibert
(*) Mais pas les journaleux, ou alors ils font semblant.
