Je discutais, hier, au coin d’un bois, chasseur de champignons (maigre récolte : cet automne est trop sec) rencontrant un randonneur… il avait fui Paris, laissant les casseurs, les émeutiers, les pilleurs, les incendiaires à leur prise de la Bastille du Faubourg-Saint-Honoré. Très rapidement, considérations mycologiques et météorologiques épuisées, nous sommes convenus d’un constat : la Peste ou le Choléra nous seront sans doute proposés au printemps prochain, faute d’un remède crédible. Horrible scénario, la Peste sans doute, puis le choléra pour ruiner ce qui restera debout. Soupirs…
Soupirs, car “y aurait ben quéqu’chose à faire” , mais… mais la classe politique raisonnable, de monsieur Glucksmann (*) à monsieur Lisnard, est tellement éparpillée, occupée à se scruter le nombril, à fignoler ses ego, échafauder des programmes à deux balles qui feront 1,8 ou 3,7 % … ils réalisent ce qui se prépare ? Sans doute pas, ou alors ils s’en foutent ? Le paquebot va couler mais ces messieurs-dames se chamaillent sur le menu du souper. “La situation elle est claire” , comme ils aiment à le dire : ils rabattent leurs ergots, ils remballent leurs fumeux échafaudages du futur. Le futur s’annonce rude, et de toute façon, isolés, ces programmes n’ont aucune chance. Et ces gens se parlent ! ils se parlent. Et ils se trouvent un (**) candidat crédible, courageux, pugnace, démocrate, s’exprimant comme vous-et-moi, comme un J-L Borloo ou un Robert Ménard, pas hors-sol, pas un banquier du cénacle ou un énarque des hautes sphères administratives, ni même un ancien président : on a déjà donné. Plus ou moins socialiste ? plus ou moins libéral ? Quand il y a le feu on ne demande pas au pompier sa religion. Démocrate, crédible, courageux : ça doit bien exister…
Tibert
(*) Les Verts-de-pastèque genre Tondelier, les PS-proxys façon Faure, c’est inutile : ils serviront la soupe, le moment venu, au Lider maximo.
(**) “un” c’est du neutre, pour “un, ou une” .
