Mon lac à moi

Pléthore de menues et croustillantes nouvelles, ces temps-ci.

Une députée du 9-4, madame Lalanne, publie, sur son compte FesseBouc, des infos à la gloire de ses très utiles activités 😉 : sur une photo de grosse réunion commémorative, elle y gomme, à la mode Stalinienne, la présence de Léon Trotsky – ooups, d’une vice-présidente du même département, madame Münzer : eh oui, voyez-vous, cette dernière a le grand tort de ne pas être du même groupe politique. Sauf que la bidouille-photo est grossière, la manoeuvre, minable, vite éventée. Heureusement pour madame Lalanne, le ridicule ne tue pas.

Compte-rendu de la soirée dansante organisée hier soir à Roland-Garros par le MEDEF : les sept “gros” candidats à la présidentielle 2027 y planchaient sur leurs projets… quelques détails savoureux, verbatim, si je puis dire : L’Insoumis en chef [el jefe Melenchon, NDLR] “fait de son cheval de bataille l’augmentation des salaires” . Si l’on comprend bien, il va sacrifier son cheval (“de bataille” : il a un cheval, Mélenchon ? ) pour promouvoir l’augmentation des salaires ? il en fait don à la France ?

Je termine sur l’Amérique, c’est grandiose. Non seulement les Etats-Uniens annexent à leur profit les deux Amériques, revendiquant pour eux tout seuls la désignation d’ américains – il y a plus de trente-cinq états “américains” – mais voilà Donald T., fâché avec ses voisins Canadiens – tout aussi Nord-Américains que lui – qui veut rebaptiser le lac Ontario, commun aux deux pays, “Lac d’Amérique” ! A peine abusif : le lac Erié est plus grand… le lac Winnipeg est 50% plus vaste, et tout aussi “d’Amérique” ; les lacs Maracaibo, Titicaca sont également de bonnes tailles, et très-très américains (du Sud). Dure et incontournable réalité, en géographie, il y a LES Amériques, au pluriel, qui ne se résument pas à DonaldLand, n’en déplaise à l’hubris du Chef actuel – en français basique, à Son Enflure.

Tibert

Pourtant, que la montagne est bêê-leu…

Trois brèves (… une longue !) : de une, on s’obstine, dans les termes lénifiants qui permettent de mieux subir ( “ça va bien se passer” ), à nommer “vandalisme” des vols massifs de câbles de cuivre, qui paralysent des tas d’activités vitales. On n’a pas encore volé de cuivre (quoique ?) dans les circuits d’alimentation électrique des hôpitaux, mais il faudra que ça arrive pour qu’on nomme enfin la chose : c’est du sabotage, avec les sanctions qui conviennent. Je dis ça, c’est à propos de cet entrefilet de Ouest-Canard qui traite d’un 45.628 ème vol de cuivre, à Argentan cette fois-ci : “ … cet acte de vandalisme qui a entraîné la suppression de nombreux trains sur les lignes Paris-Granville et Caen-Le Mans-Tours” . Mais voilà, on constate, on lève les bras au ciel, ah la la ma pauv’ dame, on répare – le préjudice est souvent colossal, sans commune mesure avec le fric qui en sera tiré par les saboteurs – et on passe à autre chose.

Justement, passons à autre chose ! de deux, un concours d’une stupidité rare, organisé sur Tic-tac en Grande-Bretagne : il s’agit de se filmer, et de publier sur le réseau-poubelle sus-nommé (il paraît que ça fait des sous), roulant en bagnole à fond à fond, sur autoroute, et à contresens ! Les dernières performances juteuses de ce genre de divertissement ont provoqué douze morts la semaine écoulée, dont sept d’un seul coup : cinq jeunes abrutis (leur avenir est radieux, six pieds sous terre), plus deux flics qui faisaient leur boulot. Attendez, si ça se trouve, ça va aller encore plus loin dans la… dans la connerie. Les mots manquent, là.

Et de trois : on est trop nombreux, à tous vouloir être au même endroit au même moment, et les vacances n’aidant pas, c’est l’enfer, là où c’est supposé être le paradis. Les VTTistes reprochent aux éleveurs de chèvres leurs bêtes au milieu des sentiers : c’est pile-poil l’inverse ! Un long article du Monde détaille la détresse des autochtones, en Haute-Savoie, cernés par les motards pétaradants (*), les randonneurs, les VTTistes, parapentistes, “vans” en camping sauvage … j’en oublie. Citation : “Le 12 août, l’éclipse solaire a encore donné des arguments à l’édile [de la commune, mal nommée, des Déserts, dans le 7-3] : sur sa commune de 845 habitants, environ 20 000 personnes ont débarqué de la vallée, obstruant les rares voies d’accès par des bouchons et des voitures garées n’importe où” . Ah oui, il y avait, en plus, l’éclipse !

Tibert

(*) Le top pour des tas de motards, c’est de faire un maximum de vacarme ; ça doit être jouissif ?

La soupe sera bonne

( Mark Ruffalo, vous connaissez ? moi non plus. Pas grave, il n’a pas encore été proposé dans un test de culture générale. Mais il a droit à un article dans le Parigot : voilà, il est accusé d’antisémitisme, car il s’en est pris aux activités d’une boîte états-unienne, Oracle, qui bosse main dans la main avec le gouvernement israélien, très-très à droite, de monsieur Netanyahou. Je traduis à ma sauce sa réaction à ces accusations : “M’accuser d’antisémitisme est attristant et fondamentalement malhonnête. Critiquer les actes du premier ministre israélien, ou un contrat technique militaire, ou les dirigeants qui le mettent en oeuvre, ce n’est pas critiquer le peuple Juif“. J’ignore si monsieur Ruffalo est un type bien – on n’a pas eu l’occasion de se rencontrer – mais ce qu’il dit là est une évidence ! Si je trouve détestable le régime du Bibendum Nord-Coréen, je n’ai rien contre les habitants de ce pays ! idem du côté de monsieur Poutine, etc. Vrai, c’est fatigant, d’entendre hurler à l’antisémitisme (en fait, l’anti-judaïsme) avec des cris d’indignation dès qu’on trouve à redire à la politique des dirigeants israéliens. La ficelle est usée, malhonnête, et pénible. )

Ceci étant, les gestes amicaux, risettes, tapes dans le dos, promesses de strapontins, de maroquins, de fromages… se précisent, vers la gauche assez-plutôt radicale. Les Insoumis mélenchonesques font leur séminaire d’été du côté de Valence, et déroulent le tapis rouge pour madame Chatelain (sic !), la Cheffe des députés écolos. Titre éloquent du Parigot : “Si on gagne, il y aura des ministres écolos” . Bon, on ne va pas dire que c’est une manoeuvre ahurissante de nouveauté, un coup de tonnerre dans un ciel serein : on est dans la bonne vieille politicaillerie. Les LFI auront besoin, ils le savent – condition nécessaire, pas nécessairement suffisante – des votes Verts en 2027 ; madame Tondelier semble d’ailleurs tout disposée à s’effacer pour le Lider minimo, sur la base d’un accord réellement juteux pour sa formation. Tenons-nous bien, donc, et voyons comment la bande au Jefe JLM va mettre de la verdure sur son projet. A tout le moins les encadrements de portes : ça fera plus pimpant.

Tibert

Ex-breloques

Pas trop le temps de gloser longuement, en ce beau jour ; trop à faire. Mais cet article du Monde me donne à réagir, fissa bistro schnell subito vite fait ! Il s’agit de la sanction qui vise monsieur Fillon, ex-Premier sous Sarkozy, ex-candidat aux Présidentielles de 2017 : on lui “suspend” ses breloques, Légion d’Honneur et Ordre du Mérite. Vu que, définitivement, ce qui lui était reproché est jugé, terminé. Certes, nous en sommes d’accord, monsieur Fillon est indigne de toutes ces breloques, à supposer qu’elles honorent des gens réellement blancs-bleus ; on peut lui reprocher sa cupidité, son goût ridicule pour les fringues coûteuses, ses arrangements conjugaux et familiaux “pour mettre un peu plus de rillettes sur les tartines” , dont il aurait aisément pu se passer, au vu des émoluments et avantages liés à sa fonction.

Ceci dit, il n’est qu’ UN exemplaire de ces très nombreux politiciens, qui “pètent dans la soie” et trouvent naturel de se repaître des ors et des générosités aveugles de la république ; à nos frais ! On l’a en fait dézingué (merci le “cabinet noir” de monsieur Hollande) pour faire barrage à une victoire annoncée de la droite classique. On se souviendra que c’est notre petit Mozart aux rouflaquettes qui a raflé la mise, pour une décennie piteuse, qu’on pourrait résumer par un “en-même-temps” d’une dette ingérable et de la débandade des fonctions régaliennes de l’état. Mais on en voit le bout ! Faut-il s’en réjouir ? sûrement pas. Les lendemains sont, disons, pas folichons. De la sueur, du sang et des larmes ? un truc comme ça.

Savoir si monsieur Fillon aurait fait mieux ? on ne le saura jamais ; au vu de l’état des choses, à l’été 2026, on pourrait presque l’imaginer.

Tibert

Vieux ronchon

( Il s’agit de faire “quèqu’ chose” ! pour assainir nos finances on va s’attaquer sérieusement, scrogneugneu, aux poches de graisse de notre superbe Administration, ainsi qu’aux mille et un Comités, Hautes Autorités et autres Conseils Supérieurs qui nous plombent, pour rien (*) : de une, le Conseil des Tas est délocalisé à Bondoufle, dans le 9-1 : il y a des locaux libres à la mairie, et pour y aller il y a le RER ; ça libérera des locaux qui coûtent une blinde. De deux, dissolution du CESE, Comité Economique, Social et Environnemental (j’en oublie ?), ce machin qui produit péniblement un rapport annuel que personne ne lit : donc, hop, ils sont libres ! de faire autre chose. En alternative, on pourrait désindexer les retraites ? ah oui, ça pourrait le faire, aussi… )

Autre chose : une immense tour, bien plus haute que les autres, va entrer en service, non à Bondoufle (déjà nommé) ou à Plouha, dans le 2-2, mais à Puteaux-La Défense (dans le 9-2), où ça manquait de tours. Le groupe Total va y déménager, chic alors. Comme c’est en France, en proche banlieue de Paris, pour une boîte un peu française, on l’a baptisée “The Link” (le lien, en patois local) : c’est tellement plus élégant, en rosbif ! et liant, avec ça.

Mais il semble qu’à Strasbourg, les hélicos du SAMU et autres urgences hospitalières font un peu double emploi, et dangereusement, avec les nombreux drones de livraison qui alimentent en téléphones, dope, charcuteries, douceurs, bricolos divers… la centrale pénitentiaire locale : du coup, on a décidé de supprimer les vols nocturnes de ces hélicos sanitaires. Le ciel est désormais libre pour nos chers détenus. Dame, on peut pas contenter tout le monde, donc c’est vite choisi !

Tibert

(*) Enfin si ; pour eux, c’est très rentable.

Du bon usage du second degré

On vient encore de gauler un N-ième escroc (mais chuut, pas de nom : présomption d’innocence, le doigt dans le pot de confiture) de “Ma prime Rénov” , ce dispositif plein de bonnes intentions, stupide, supposé aider les ménages modestes à améliorer leur baraque. C’est basé, vu qu’on est en France, état-providence, sur l’axiome imbécile mais inoxydable, que l’Homme est Bon ! (*) Hélas non, et dès qu’il y a possibilité de frauder, il y a fraude. Ce dispositif calamiteux, outre qu’il est fragile, et changeant, a évidemment pour effet de renchérir les coûts. Vous êtes un artisan sans trop de principes (ça existe) ; vous avez un client, il a droit à la Prime ? dans le dossier d’aide, vous gonflez le devis, vu que la Prime va ramener l’enveloppe à un niveau acceptable. Ah bon, c’est possible, ça, de gonfler un devis ? )

Autre chose : Monsieur Bardella, l’alternative à madame Le Pen “au cas où” , porte plainte pour “injure publique” contre un rappeur ; le Monde offre une longue tribune traitant de la chose, à une certaine Salwa Lakrafi, ” coach vocale” de son métier (ça existe) ; en substance, celle-ci s’émeut qu’on s’en prenne à la liberté de caricaturer, de brocarder, de se moquer : la Censure menace ! L’objet de la plainte, ce texte du rappeur : « On vote pas Marine et baise la mère à Bardella. ».

Eh non il ne s’agit pas de censure : ce qui est dit là a été dit, publiquement. Nul baillon ; le rappeur a pu rapper. C’est d’ailleurs sain et utile, en démocratie, qu’on ait le droit de dire, y compris des ordures. Le texte cité plus haut est en effet, de mon point de vue, et je ne suis pas seul, d’un niveau de chiottes ! et qui n’élève pas le débat. Ceci étant, si l’on est libre de dire, liberté –> responsabilité : il faut assumer ses dires ! Il s’agit là très exactement de la revendication du viol d’une femme, (**) et ça tombe sous le coup de la Loi. Les formules ignobles sont ignobles de tout bord, fussent-elles prétendument de gauche et du second degré.

Tibert

(*) Ne pas en déduire que “La Femme est Bonne” ; c’est tout aussi faux, et à plus d’un titre.

(**) Les féministes de tout poil pourraient aussi trouver à redire à l’expression “je nique ta mère” . Ah, c’est culturel ? ah si c’est culturel…

(Presque) tout est factice

( Tout un article du Monde sur des interpellations de militants du style ultra-gauche, soupçonnés de préparer des actions violentes contre le chantier de tunnel ferroviaire Lyon-Turin : les polices française et italienne ont coopéré sur le coup. Commentaire lu dans le canard : “Les Français ont prêté main-forte à un gouvernement d’extrême droite et néofasciste” . Donc, quand il y a le feu, on choisit les pompiers sur leurs opinions politiques ? C’est d’un sectarisme borné : madame Meloni est là où elle est, résultat d’un processus indéniablement démocratique, pour être utile à son pays. Néo-fasciste ? ça renvoie à, et c’est aussi crédible que les “néo-nazis ” Ukrainiens invoqués par Poutine pour justifier sa guerre d’agression.

Le même canard nous tartine un très long article sur l’expression “fake news” , coupant les poils en quatre dans le sens de l’épaisseur, pour conclure qu’elle est inappropriée, ce que nous savions déjà (*) : il s’agit de mensonges, très exactement. De bobards, d’infox, suivant le terme officiel qui n’est jamais utilisé. Fake, c’est factice, tout bêtement, et des nouvelles factices, ce sont des mensonges, comme étaient des mensonges les saucissons, grappes de raisin, boîtes de conserves… aux devantures de nos épiceries dans les années 41-44 ; “tout est factice” , pour éviter de se faire casser la vitrine pour des côtelettes en carton peint.

Mensonge : information inexacte, donnée à dessein : c’est pile-poil le bon terme, du genre (merci la Propaganda Staffel poutinienne) “Les punaises de lit envahissent la France” , “Madame Macron est un homme” , etc. Hélas, mensonge (c’est un péché capital !) c’est daté, cucul : de la morale ! La morale ? les belles maximes qui ornaient nos tableaux noirs dans les années 50 feraient hurler de rire de nos jours ; Topaze calligraphiant à la craie “Bien mal acquis ne profite jamais” serait la risée de ses élèves. C’est d’ailleurs assez triste.

Tibert

(*) Mais pas les journaleux, ou alors ils font semblant.

J’y étais, moi, môssieu !

( Un triste fait divers : à Toulouse, un ado “mineur étranger isolé de 17 ans” , très certainement occupé à des livraisons-ventes de drogue avec son scooter (il avait 1.000 balles en liquide sur lui, sans doute pour acheter un paquet de chips), tente d’échapper aux flics et meurt des suites de sa fuite, après avoir heurté méchamment un poteau sur un trottoir… la Dépêche, le canard local, relate la chose, l’enquête sur les circonstances. Et la famille (sic), la famille réclame des explications ! C’est donc un mineur étranger, isolé, mais sa famille veille sur lui. Comprenne qui pourra. )

Enfin… soupir… ah oui, l’éclipse ! c’est le Grand Jour. On fourbit ses lunettes, bricolées ou pas, on a repéré l’endroit où, l’heure idoine – ça va durer environ 80 minutes, on va se régaler -, les pliants, les bouteilles, les chapeaux. Reste plus qu’à prier pour que le ciel soit dégagé. Que verra-t-on, exactement ? voilà : un rond brillant de deux-trois centimètres de diamètre, qui se fait grignoter par un disque noir presque aussi gros, et puis ça s’obscurcit. En fait, c’est réglé comme du papier à musique, c’est aussi prévisible que le lever du soleil demain matin, sauf que là c’est tous les quarante ans. Et il faut y être, absolument, comme à l’ouverture des centres Appeul quand le nouvel Aïe-faune est mis à la vente : inratable.

Bonne éclipse, chers amis ; attention à vos yeux.

Tibert

On racle le fond

( J’avais oublié, pour mon billet précédent : au Musée Jacques Chirac, ils ont un Livre d’Or ! enfin, aux dernières nouvelles il n’avait pas encore été volé. Mais vu le matériau dudit bouquin, ça ne saurait tarder. )

Des trucs évidents, des quasi-truismes, alors à quoi bon les commenter ? tenez, le plan de paix avancé par Donald T. et son “Club de la Paix” simili-ONU, pour la bande de Gaza : les Israéliens n’en veulent pas ! 😉 on tombe de l’armoire, qui l’eût cru ? la ligne de conduite israélienne est très simple, brutale, et faite pour résister à tous les plans Donaldiens, même presque raisonnables. Depuis le massacre du 7 octobre – initiative désespérée, stupide et révoltante du Hamas, qui tenait Gaza en coupe réglée – toutes les justifications, tous les prétextes sont bons pour écraser et soumettre les alentours, avec l’appui d’un gouvernement (émanation d’une majorité de citoyens, eh oui) de fanatiques du MIGA, version suprématiste locale du MAGA.

Une autre évidence : notre ventre mou de la gauche gnangnan se sent pousser des ailes. “Moi-Président” , le Hollande que personne ne nous envie se verrait bien rempiler, façon come-back sinistre du furtif à scooter. Il a tout de même établi, tel Kelvin, le Zéro Absolu de la politique, rappelons-nous l’affaire Leonarda, qui a ridiculisé nos institutions et tout un gouvernement. Bien évidemment, l’affreuse perspective d’un duel 2027 Mélenchon-Le Pen ou subrogé (*) désespère tout citoyen censé, et donc, vers qui se tourner ? entre une droite “guerre des chefs” qui, à part MM. Retailleau et Ciotti, a peur de son ombre, et une gauche qui a enterré les principes républicains de base, et persiste, contre tout bon sens, à claquer le fric que nous n’avons pas, il nous reste la bande sans queue ni tête de l’extrême-en-même-temps. Dès lors, un Hollande-bis ? ça paraîtrait presque moins pire. C’est dire !

Tibert

(*) Non ce n’est pas Roger, c’est Jordan.

Bars ouverts

( Deux bricoles… primo, une tribune du Monde vante le caractère exemplaire de la nomination de monsieur Zidane comme nouvel entraîneur des footeux Français : “Le nouveau sélectionneur (…) incarne un contre-récit français et un antidote aux idées d’extrême-droite comme de gauche” (ah… il n’existe pas d’extrême-gauche ?) . C’est donc un “récit” d’extrême-centre ? Où l’on s’esbaudit de voir un Français, d’origine maghrébine, accéder à de grosses manivelles… “Hein, vous voyez ?” Eh bien non : il a son diplôme d’entraîneur, il est donc compétent, ce fut un footeux fantastique – moins le coup de boule sur Materazzi, mais bon, Materazzi se montra ignoble. “Zizou” cochait les bonnes cases, la place était à prendre, il était candidat, et voilà. Tartiner là-dessus, le monter en épingle, c’est encore et toujours lui assigner ses origines. C’est pénible. Zola était fils d’un Vénitien : et alors ? faut-il le rappeler sur chaque Quatrième de couverture ?

Deuxio, le méga-feu dans le massif du Gros Bessillon, dans le 8-3, est enfin “fixé” , comme on dit, après dix-huit jours de boulot. Je ne suis pas extra-lucide, mais si l’on trouvait derrière la persistance, les multiples reprises, l’imprévisibilité – voire la perversité – de cet incendie, des individus malveillants et bien organisés, je n’en serais pas autrement étonné. Mais, laissons les enquêtes suivre leur cours.

Ah si, un troisième truc : le Musée Chirac, à Sarran, dans le 1-9. Un n-ième cambriolage, tout récent. Même Télérama s’en alarme. C’est “buffet libre” , ce Musée ! Pas besoin de s’appeler Hercule Poirot (un fils d’immigrés Belges, prenez-en de la graine ! ) pour supposer l’existence d’une équipe de malfrats bien introduits, voire dans la place, bien au courant de ce qu’il y a à piquer d’intéressant, et des moyens de se servir : c’est de la production locale, ça madame. Mais, laissons les enquêtes suivre leur cours (bis).

Tibert