Alerte rouge MachinTruc

Je reviens brièvement sur mon billet d’hier… ayant vu ce titre du Parigot : « Des comportements presque criminels » : malgré les incendies monstres, plusieurs individus interpellés, dont un pour avoir allumé un barbecue“.

C’est le “presque” qui m’a interpellé. Je rappelle que l’incendie de 1949 (un type qui veut s’en “griller une” dans une scierie) avait occasionné 82 morts, brûlés vifs, selon l’expression consacrée. Bref, les alertes sont là pour nous alerter, non ? mais les négliger n’a pas, selon la nature de l’alerte, des conséquences du même ordre.

Les alertes Pluie-inondations, on n’y peut à peu près rien, sauf à installer des batardeaux devant sa porte, garer sa bagnole sur un point haut…

Les alertes grêle, on peut rentrer sa voiture si on le peut, ou la protéger avec une couverture épaisse – j’ai un voisin qui fait ça chaque fois -, on ferme ses volets, on rentre les trucs fragiles, si l’on est croyant on peut mettre une bougie au Grand QuiLonVeut pour qu’il épargne la véranda, les fraisiers…

Les alertes orages, on ferme les volets, on débranche la télé, les machins électroniques sensibles… un jour ma box internet a grillé, non par la prise électrique (je l’avais débranchée), mais par le connecteur ADSL ! aucun mort.

Les alertes canicule, on ferme les volets, on se claquemure, on boit on boit on boit, on annule la sortie semi-marathon, on remplace la tartiflette par une salade composée…

Les alertes sécheresse, on arrête de prendre trois bains par jour, on n’arrose plus les dahlias…

Les alertes grand froid, on se couvre, on met un bonnet, on fait gaffe au verglas, on paille les dahlias…

Mais les alertes incendies, quand on fait une boulette ? ce n’est carrément pas du même ordre, pas les mêmes responsabilités, pas les mêmes conséquences. C’est une autre dimension. On en a la preuve maintenant, une fois de plus. Le “presque criminel” est largement justifié ; ce ne sont pas des capots de voitures qu’on va retrouver martelés par des grêlons ; pas quelques géraniums morts d’avoir oublié de les rentrer.

Tibert

Contraste et séquence rétro

( On se paye, cet été, des incendies terribles. Comment ? un gars débroussaille un talus avec une lame acier, qui heurte un silex : étincelle, brindilles sèches, un peu de vent, et hop, c’est parti, rien sur place pour étouffer le départ de feu, et voilà 2000, 3000… hectares qui s’embrasent. C’est involontaire, bien sûr – enfin, on le suppose – mais, s’il faut déjà craindre les pyromanes, il faut bien constater que nous sommes NULS en matière d’éducation anti-incendies. Nuls, et indisciplinés.

L’énorme, historique incendie de 1949, parti de Saucats, dans le 3-3, démarra d’une scierie, où un ouvrier eut l’idée mortelle d’allumer sa cigarette ! Pourtant, les scieries, hein, ça craint ! Ce qui provoqua la destruction de centaines d’habitations, 50.000 hectares de surface brûlée (soit 500 km2 : un carré de 22 km de côté), et surtout 82 morts ! des sauveteurs pris au piège. Tout ça pour s’en griller une…

Il faudra, vraiment, que l’instruction obligatoire enseigne à nos chères têtes blondes les B-A-BA de la prévention des incendies ; ça reste à faire. Je sais, ça fait encore un truc de plus à leur apprendre, et ça les gonfle : leurs petits écrans plats dans la main, c’est nettement plus cool. Mais à imaginer les centaines de milliers de mégots pas éteints qui vont, d’ici les pluies de l’automne, être jetés n’importe où… )

Ceci dit, la Une du Parigot de ce jour offre un contraste intéressant et qui donne à penser. Deux têtes d’article qui se télescopent :

« L’État est redevenu fort » : en Italie, Giorgia Meloni relance la guerre contre « la racaille ». Il s’agit, on l’aura compris, de l’état italien.

« L’État a failli » : dix ans après l’assassinat du père Hamel par deux terroristes, sa sœur entre pardon et colère ». C’est l’état français qui est ainsi pointé du doigt.

Voilà… je vous laisse vous faire votre opinion.

Tibert

Vêtus de probité candide

Le projet de concert (gratuit !) du chanteur franco-israélien Amir a été annulé : craintes de remous, émeutes, violences. Il est vrai que… a) – Le précédent, violent, de la DJ Barbara Butch agressée et empêchée de se produire à Grenoble a laissé des traces ; b) – là aussi des appels au boycott (pacifique, pacifique ! ) avaient été lancés ; tenez : “Le collectif Union Palestine Marseille, qui avait appelé au boycott « dans une démarche exclusivement pacifique », s’est félicité de ce qu’il a qualifié de « victoire de la mobilisation populaire ». Quand le pacifique balance ses bouteilles vides et développe une émeute pour saboter un concert…

Mais qu’est-ce qu’un boycott ? C’est une action collective de se tenir au large, ne pas participer, “rayer de sa liste” . Tenez, moi, je boycotte, tout seul (je suis peu nombreux) les produits d’une énorme multinationale, suisse, de l’agro-alimentaire ; entre autres, vous ne verrez jamais l’eau minérale San Pépégrino à ma table. Mais je ne vais pas faire pipi sur la source de cette eau, ni bloquer le robinet ! Je reste au large – je vous invite à en faire autant, d’ailleurs – et voilà. Pas la peine de rameuter trois cars de CRS.

Autre chose : sur l’affaire de Crépol, près de Romans (encore l’Isère !) qui va être jugée, le parquet, dans les chefs d’inculpation, a ajouté une circonstance aggravante au meurtre, non totalement élucidé – on ne sait pas qui, parmi les prévenus, tenait le couteau qui a “planté” le malheureux Thomas : agression raciste. Ce qui suscite moult tollés ! Nonobstant la bonne douzaine de témoins des propos coupables qui auraient été tenus, les vertueux tenants de la “Nouvelle France” mélenchonesque s’indignent : c’est impossible, en toute logique ! vu que la victime étant un Blanc, vu que le racisme anti-blanc n’existe pas – pas plus que le dahu ou le Père-Noël – on n’a pas pu tenir de propos racistes, CQFD.

On rejoint là le mystère, chrétien, de la conception immaculée, sans péché ! ce très moche travers, punissable, est absent, par construction ! chez toute une partie de la population de ce pays : on ne peut que s’en féliciter, non ? et puis c’est bien plus simple, comme ça.

Tibert

De la bonté innée

( Une petite perle journalistique, genre “blague d’ouverture” … Le Parigot, traitant de foot, et notamment du gardien de buts Argentin, malheureux comme les pierres après le match détestable (et mortel d’ennui) de son équipe dimanche dernier : “ (…) international depuis 2021, le champion du monde 2022 a étrenné le maillot de l’Albiceleste à 67 reprises… ” . C’est la virginité toujours renouvelée, ce maillot ! Comment il fait ? Bof, étrenner, endosser (revêtir, porter…), c’est pareil, non ? on s’en fout, c’est du foot, et puis ça meuble… )

Je sais, je me fais rare, ces temps-ci. Quatre jours pour délivrer (*) rédiger un billet neuf, c’est long. En fait, ça tourne en rond… à Paris, on projette d’empiler un musée de plus, des fois qu’il en manquerait (en Province, y en a trop). On ergote inlassablement sur antisionisme / antisémitisme, vieux marronnier inusable… les LFI ont réussi un joli sophisme : grâce à une “manifestation pacifique” (cris, huées, bousculades, jets d’objets divers, attaque du tableau électrique…) ils ont réussi à saboter et faire cesser un concert qui leur déplaisait. Les pacifiques arbitres du bon goût, c’est eux, façon Propagandastaffel. Voyez cette tribune du Monde : si l’on m’avait sollicité, je l’aurais signée, nonobstant mes goûts personnels et musicaux, très-très loin de ce que propose madame Barbara Butch.

Ce qui peut interpeller, également, c’est le vote sur la loi, adoptée hier, établissant la perpétuité pour les violeurs récidivistes d’enfants de moins de quinze ans… on peut entendre des arguments sur l’inefficacité de cette mesure, avec d’énormes trous dans la raquette (la raquette ? il reste juste le cadre) vu que, chiffre étonnant – et logiquement invérifiable – seuls 3 % des fautifs passent devant les assises. Mais quand même : il est établi clairement que les pervers sexuels ne sont pas amendables, sauf à les castrer d’une manière ou d’une autre : en gros, c’est “plus fort qu’eux” . Donc, au choix : on les castre, ou on les garde à l’ombre, sinon ils recommencent, ce qui est hors de question, bien entendu. Donc ?

Donc, nous dit la “gauche” (naïvement, benoîtement, hypocritement, cyniquement, selon la radicalité) : vu que c’est forcément la faute à la société (**), il faut de la prévention ! de l’empathie ! de la rédemption ! ils n’ont pas eu de chance, ils faut leur en laisser une, gnagnagna…

Les victimes ? ah oui, les victimes ? bah, ils sont jeunes, ils s’en remettront.

Tibert

(*) Bien mieux que “étrenner” : “délivrer” , le verbe-couteau-suisse, la panacée du discours. Vous y ajoutez “du coup” et “compliqué” ; reste à trouver un sujet, un complément d’objet direct, et ça vous fait une phrase.

(**) L’humain est bon, n’est-ce-pas, par nature ; on l’aura sans doute mal orienté.

Un tabou laid

( Lors du défilé militaire – zim-boum-boum, etc – du 14 juillet dernier, une caméra indiscrète a filmé monsieur Zelinsky en tribune d’honneur… il faisait chaud, ça durait, il avait soif, et comme on avait gentiment mis des bouteilles-plastique de 50 cl à portée de main des invités, il attrape la plus proche, dévisse le bouchon… ce putain de saleté de bouchon de m… ne veut pas s’ouvrir correctement : il l’arrache, et peut ainsi boire sans problème. Il a tout faux, c’est une violation flagrante des directives européennes ! le bouchon DOIT rester attaché à la bouteille ! ce qui emmerde tout le monde, comme chacun sait, sauf les bureaucrates européens. C’est une fois de plus nous prendre pour des neu-neus, pas cap’ de mettre le bouchon au recyclage avec la bouteille qui va z’avec.

Voilà là ( je sais, voilà là c’est laid, mais ces assonances sont rigolotes) un des multiples exemples de directives stupides ; ces bouchons sont pénibles, chacun peut le constater très simplement, mais pas à Bruxelles ! Une autre ? tout conducteur d’une voiture récente sait combien tous les gadgets électroniques imposés désormais sont invasifs – on se dépêche de les neutraliser, si on le peut – à commencer par le “maintien dans la voie” , cette saleté qui veut me maintenir dans la voie ! Mon véhicule à moi a de ces initiatives… de temps à autre, il me bippe, comme ça, “il est temps de faire une pause ” … mais de quoi je me mêle ? Et bientôt si je cligne des yeux, ça va bipper ! et toujours plus de ces bidules idiots, et toujours avec d’ex-cel-len-tes raisons. )

Ceci dit, la Cour des Comptes vient de découvrir le poteau (électrique) rose, que tout un chacun sait depuis… depuis 1946 ou pas loin après : les salariés, les retraités de EDF, GDF, Enedis (longue liste des filiales) payent leur électricité environ 10 % de ce que payent les Français “normaux” , pauvres hères. Et elle s’en offusque, la Cour des Comptes : ça fait 700 millions de cadeaux indus, pas vraiment justifiés vu la conjoncture. C’est évident pour tout le monde, sauf les bénéficiaires de cette largesse ahurissante : un 10-15 % EN MOINS sur les tarifs, on comprendrait, mais 90 % de réduc, c’est carrément encourager à installer des radiateurs dans son potager pour y faire pousser des bananes ! Pénibilité, disponibilité, exigences… tout ça, ça se paye, en primes, en bons salaires, en boulot valorisant, c’est bien normal. Mais ce statut insolent…

Et, vous savez quoi ? ils ne sont pas d’accord, chez EDF, les salariés, pour eux c’est tabou. C’est curieux, tout de même… 😉 ils sont contre, de revenir là-dessus. Il semblerait même qu’ils envisageraient de protester, au cas où. Et, devinez comment ? je vous le donne en mille.

Tibert

Pixels vicieux

( Une tribune du Monde donne la parole à M. Arié Alimi, ex-grosse-légume de la LDH – Ligue des Droits de l’Homme, ex-honorable association humaniste, aujourd’hui dévouée sans nuance aux rudes thèses de l’extrême-gauche). M. Alimi y développe longuement les mantras habituels des Insoumis : la police est violente, la police tue, c’est scandaleux, etc. En somme, les tirs de mortiers d’artifice à hauteur d’homme, les coquetels Molotov dans les pattes, les boules de pétanque et boulons de 12 comme à Gravelotte devraient laisser impavides nos braves pandores ; à la limite on se demande à quoi ça sert de les déployer ? ce serait quasiment de la provocation ! que ne laisse-t’on notre belle jeunesse se défouler ? braves petits Black Blocs ! chers ados pilleurs ! pittoresques bandes de djeunes à incendier les bagnoles, à dézinguer les Vélibs, à dépouiller les mémés… Le Monde, ici actif dévot de la Pensée-Mélenchon. )

Mais autre chose ; on reçoit, et moi avec, de curieux mails, élégamment contournés, nous demandant aimablement si nous désirons, oui ou non, nous opposer à l’exploitation des pixels de suivi. Grosso modo, ces machins (une image transparente et donc invisible, incluse dans le courrier) sont aux mails ce que les cookies sont au Houèbe. Au minimum, ça permet à l’expéditeur de savoir si le courrier a été ouvert… mais pas que ! Je cite ce qu’en dit Deezer à ses abonnés :

Nous pouvons collecter la date et l’heure d’ouverture (du mail), ton adresse IP, permettant d’estimer ta localisation approximative, et des informations techniques sur ton appareil (Windows ? Apple ? Linux ? quelle marque ? numéro de série ? adresse MAC ?) et ton compte de messagerie” . Et autre chose encore, si ça se trouve.

Voilà. Très clairement, il s’agit pour les boîtes d’optimiser leurs campagnes de marketing. Officiellement, elles nous assurent que “c’est pour mieux te servir, mon enfant” ; en fait, pour mieux nous rouler dans la farine. Bref on ne peut même plus garder ses préférences pour soi – nombreux sont ceux qui devancent l’appel, étalant complaisamment leurs ego et leurs penchants sur les réseaux-poubelles, y a qu’à se baisser ! Même pas besoin de sournois pixels de suivi.

Tibert

Délit de légèreté

( Il paraît que le Tour de France est en train de fonctionner ? ça existe encore, ce truc ? les bobs Cochaunoux, les casquettes Riquart, les gens agglutinés, hystériques, au bord des routes à encourager Poulidor et Van Impe ? c’est dingue. On dira ce qu’on voudra, il y a encore des traditions, dans ce pays. Et puis c’est coloré, c’est gai, à défaut d’être frais, du moins cette année. Une suggestion : les défilés du 14 Juillet pourraient s’en inspirer, ce serait moins barbant. C’est sinistre, tous ces uniformes piétinant en rythme interminablement, raides comme des piquets, ça dure des plombes, et cette musique zim-boum-boum, là… faudrait égayer tout ça, des véhicules “Direction Générale de l’Armement” publicitaires rigolos, des casquettes “Dassault”, des distributions de friandises “Safran” ou “Super-Puma” . Et du musette, ou de la techno, pas Sambre-et-Meuse ! )

Ceci étant, je lis qu’une fois de plus, la Justice a lamentablement merdoyé – en l’occurrence, à traiter une injonction du Conseil Constitutionnel. En gros, voyez là, on vient de libérer deux jeunes meurtriers d’un certain Shemseddine, tué en 2024 à Viry-Chatillon… je vous cite le fond de l’histoire : “En 2025, le Conseil constitutionnel avait fixé au 1er juillet 2026 l’échéance pour mettre notre droit en conformité sur la détention provisoire des mineurs accusés de crime. Mais le ministère de la Justice n’a pas réagi dans les temps” . Donc, hop, les zélés z’avocats des prévenus se glissent dans la faille et font libérer leurs clients !

Il ne paraîtrait pas anormal – voyez comme ma formule est tout en retenue – qu’on sévisse : qu’on considère, à juste titre, que certaines négligences, certain je-men-foutisme sont d’ordre quasi délictuel : quand on remet dans la nature des meurtriers, ça peut entrainer des conséquences dommageables, ça s’est vu ! Mais je t’en fiche, ça va comme d’habitude passer “crème”, ce loupé du ministère de la Justice sur la justice des mineurs ; c’est l’efficace système de l’irresponsabilité globale : le “Trou Noir”, hop, vous n’avez rien vu !

Nous avons un magnifique Etat de Droit en métal iridié ; on s’en félicite, évidemment, belle et noble chose ! Sauf que c’est une vaste blague, l’Etat de Droit, quand on peut lui faire des pieds-de-nez du style de l’affaire Shemseddine : il a l’air fin, l’Etat de Droit ; et je reste poli.

Tibert

Le tram qui a transporté Ravaillac

On va, exceptionnellement, causer de foot… ah zut, mesdames, je vous vois déjà empoigner la zappette, ce sujet vous barbe, je sais. Mais il y a foot, et foot, là ce sont les coulisses, pas les dribbles et les tacles ; on ne va pas “délivrer” des centres millimétrés. Hier soir c’était foot, France-Maroc, et le ministère de l’Intérieur avait déployé 20.000 flics pour l’occasion. Eh oui, les RG, les Grandes Oreilles, prévoyaient des débordements, émeutes, cassages, pillages… de la part de qui ? je vous laisse deviner. Détail affreux, ça risquait d’être plus violent en cas de victoire du Maroc… ce qui ne fut pas le cas ! Divine surprise – à moins qu’on ait minimisé les dégâts, voire décrété l’omerta, ce qui s’est déjà vu – il paraît que la soirée s’est gentiment passée. Supposons…

Le cocasse de l’affaire, c’est que c’est à Londres que les émeutes redoutées se sont produites, dans le quartier… marocain, notamment. Allez comprendre, les footeux Français mettent la pâtée à leurs homologues Marocains à Boston (USA) et les supporters anglo-marocains, à Londres, s’en prennent aux Bobbies… vous y comprenez quelque chose, vous ?

Toujours le foot… j’ai gardé le meilleur pour la fin : atroce révélation, Ouest-France nous glace le sang … les avions qui trimballent les “Bleus” (les footeux français) aux USA dans leurs divers lieux de compétition… eh bien, ils ont servi à la Police de l’Immigration locale, l’abominable ICE, pour expulser des “migrants” ! Non mais vous vous rendez compte ! c’est épouvantable. D’ailleurs, se sentant visée, la Fédération Française de Foot, la FFF, a rapidement précisé qu’elle n’y était pour rien, c’est pas de sa faute – à l’insu de son plein gré, en somme.

Suggérons à la FFF, pour éviter ces amalgames gênants, ces références qui rappellent “les heures les plus sombres” etc, de louer elle-même – ce sera un peu plus cher, mais faut c’ qu’y faut – des avions ayant transporté des pélérins, à Lourdes, Fatima… et munis d’un certificat de virginité.

Tibert

Signaux de fumée

( Dans “le plus beau pays du Monde, le plus grand, le plus magnifique” (et vous navet encore rien vu, attendez que Onc’ Donald vous époustoufle encore plus) on peut même effacer les cartons-rouges des footeux états-uniens, auteurs de gestes punissables ! il suffit que Donald insiste amicalement auprès de son cher ami de la FIFA. N’est-ce pas merveilleux ? il peut tout, Donald, no limits ! )

Mais autre chose : la vigilance, on voit tous de quoi il s’agit. On a la vigilance canicule, incendies, pluies, orages, inondations… (j’en oublie ?). Bien. Les diverses entités “vigilantes” vigilent donc, et je suppose qu’en ces moments des observateurs soucieux, sans pourtant être Sioux, scrutent les signaux de fumée. On le sait tous, y compris les malfaisants, c’est actuellement hautement inflammable, dans le Sud chez nous ; et pas que dans le Sud. Alerter au danger d’incendies, comme la télé nous le serine tous les jours, c’est hélas aussi agiter le chiffon rouge aux yeux de tous les pyromanes compulsifs. Mais, je vais vous dire : aucun des reportages dont on nous abreuve à satiété sur les trop nombreux incendies actuels n’évoque la question : qui a mis le feu ? Pas même notre Nunez de ministre de l’Intérieur, qui reste muet sur le sujet.

Ceci étant, je lis dans Le Parigot, version Houèbe : “Selon le rapport des instituts Globsec et ICCT, plus de 34 incendies criminels et explosions attribués à la Russie ont secoué l’Europe depuis trois ans, et particulièrement en 2024” (l’article traite des efforts de la Russie pour mettre le bazar chez nous). Vous voyez où je veux en venir ? non ? Les narco-trafiquants sont capables d’embaucher des sicaires de 12-13 ans pour une poignée d’euros, aux fins d’éliminer leurs concurrents à la sulfateuse ; pour la même somme et un briquet, je gage qu’il est assez facile de trouver de jeunes mains innocentes et prêtes à rendre service – chères petites têtes blondes !

C’est assez complotiste, ce que je vous raconte là. Je sais. Mais quand on est capable de payer quelques abrutis pour saupoudrer, à l’heure du laitier charcutier, des têtes de porc devant des mosquées, on a d’autres mauvaisetés dans ses poches. Madame Braun-Pivet nous exhorte à la vigilance ? elle a bien raison.

Tibert (barbecue au fond d’un placard)

PS – Tout de même… le Midi Libre raconte qu’on vient de gauler, dans l’Hérault, un présumé pyromane, auteur de neuf (9) départs de feux ! Commentaire du maire de la commune concernée : “Il ne faudrait pas qu’un pyromane se fasse attraper par nos administrés. Je ne suis pas sûr qu’il passerait un bon moment” .

Pharaonique, et mergitur

( Il faudra qu’un jour je vous entretienne de la Droite Républicaine “classique” , celle qui va de, disons… MM. Attal et Philippe à M. Retailleau. Cette Droite qui n’en finit pas de merdouiller avec ses querelles de petits chefs, ses francs-tireurs (M. Bertrand d’un côté, M. Ciotti de l’autre), ses traîtres indécrottables (*) et ses divers ventres mous, MODEM, UDI… toutes moutures incapables de réaliser qu’on n’en est plus à la IVème République, à se refiler des maroquins, quand il y a le feu. Hier j’ai pu voir et entendre monsieur Lemaire chez Mme Ferrari : il a toutes les réponses, monsieur Lemaire ! faut renverser la table ! on a plus les moyens du Modèle Social ! faut siffler la fin de la récré ! maintenant faut travailler ! halte aux petits cénacles des hauts fonctionnaires pantouflards ! Cet homme a été aux manivelles, et des grosses, pendant 7 ans… et les écailles lui tombent des yeux, maintenant ? Allons, allons… )

Mais je voudrais ici en remettre une couche sur les travers chéris de nos normeurs, normateurs, stratèges (toujours anonymes, comme il se doit : c’est l’ Administration, ça devrait nous suffire), pondeurs frénétiques de paperasse vaine – pas toujours vaine : carrément contre-productive, souvent. Le logiciel SCRIBE : le truc moderne, le superbe paquebot logiciel qui devait présider aux besoins de saisie et de suivi des procédures de Police. Un bide retentissant, un de plus. Du fric fichu en l’air, avec une fourchette extra-large : entre 34 et 257 millions d’euros partis en fumée (pas perdus pour tout le monde, je vous rassure tout de suite).

Il se trouve qu’existe un logiciel qui fait le même boulot chez les gendarmes, le fait bien, et a coûté – tout de même – 400.000 euros. Mais à la Police, les gendarmes sont des (…mots d’oiseaux), forcément ; et peut-être réciproquement, n’est-ce-pas, donc, “on va faire notre truc à nous, ça sera bien plus beau” . On convoque, on planifie, on analyse, on modélise, on appelle d’offres, on sous-traite, on comité-de-pilotage… un truc majestueux, une enflure comme on sait magnifiquement faire chez nous – on est les meilleurs, interdit d’en douter – et au bout du bout, on a un monstre, un mammouth obèse, qui ne fonctionne pas.

J’ai déjà écrit là-dessus, pour d’autres trucs, la Paye (la solde) des Militaires, si je me souviens bien. Exactement les mêmes travers. On n’apprend rien ! On pharaonise, trop lentement, des trucs énormes, ingouvernables. Monsieur Allègre avait posé le bon diagnostic – ça lui a valu d’être viré : dégraisser le mammouth (de l’Educ’Nat’), et ça vaut aussi pour les logiciels trop enflés, qui se prennent pour des porte-conteneurs.

Résumons : 1) on part des besoins les plus évidents ; les 5-10 % de cas particuliers qui compliquent tout : plus tard ! on fera ça à la main ! (**) 2 ) On fait des maquettes, on les valide chez les gars du terrain, on corrige les bavures, on évalue l’efficacité, on obtient un modèle réduit qui donne satisfaction ; 3) on industrialise, on robustifie le machin, sans se départir de simplicité ! et tant pis pour les cas tordus. Surtout pas de modèle centralisé : du maillage ! en somme, vive les Girondins, mort aux Jacobins !
Ça va trop vite pour les dinosaures, il faudrait enfin s’en aviser.

Tibert

(*) Un, en particulier, que je vous donne en devinette : grand, barbu (actuellement), sportif, éminent Rhône-Alpin.

(**) En option : supprimer / virer les procédures alambiqués et rares : sim-pli-fier !