( Une de ces ridicules petites vidéos verticales, qu’on voit maintenant partout sur les canards-en-ligne, titre sur un stupide rond-point hongrois, tout neuf, qui mène… nulle part : vu d’avion, un rond au bout d’un bout de route. Il aurait coûté 1,5 million d’euros, et sur des fonds européens, pour aggraver son cas. Ah ces Hongrois ! on groit qu’ils sont pas malins ? voyons chez nous, qui comptons à nous seuls la moitié des ronds-points de cette Planète, environ 50.000 ; essayez donc d’estimer le pognon de dingue que ça a coûté ! pour des réalisations souvent inutiles, mal fichues (*), ou juste pour faire jouli, avec des “oeuvres d’art” au milieu…
Je reviens sur la débandade du projet de moderniser quelque peu le Saint-Premier-Mai. Monsieur Faure, Big-Chief du PS, a carrément menacé d’une motion de censure, au cas où ce Totem des Travailleurs serait menacé… alors, on va laisser tomber, nous garderons notre dinosaure. Ce jour-là, le PCF se requinque à vendre des brins de muguet à 4 balles, tandis que les fleuristes sont contraints à rester fermés. A Moscou, Patrie des Travailleurs, on déploie l’incontournable parade des missiles intercontinentaux, prêts à anéantir la Planète pour défendre les acquis des Travailleurs 😉 . Tandis que chez nous, les gargotes et autres néfastes-foods ont parfaitement le droit de débiter à leur clientèle de gourmets des lamelles de dinde de batterie, des ailes de poulets bas de gamme, panées et frites, et frites, sodas… mais les boulangers n’ont pas le droit de faire et vendre du pain.
De quoi parle-t-on ? de la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, et eux seuls, de travailler. Ben non, c’est pas possible ! C’est qu’il faut préparer la manif’ de l’après-midi, les banderoles, les camionnettes des syndicats, monter les sonos, et beugler, annuellement, qu’ “on-nélàààà, on-nélààà” . Et l’on fera sauter notre pauvre gouvernement de raccroc, s’il veut autoriser le travail à ceux que ça intéresse. “On-nélàààà, on-nélaaaa” : eh oui, on en est encore là.
Tibert
(*) Aberrants, ces ronds-points trop étroits que les semi-remorques ne peuvent prendre qu’à 4-5 km/h, menacés de chavirer ; alors on attend, coincé derrière… ces ronds-points bien étroitement tordus, pour obliger à y entrer à basse vitesse – ça on pourrait le comprendre, “pour notre sécurité” , air connu – mais tout aussi tordus à la sortie, alors qu’en rase campagne, ça pourrait sans problème s’élargir, qu’aucun obstacle ne se profile ensuite : c’est juste pour faire ch..er.
