( Des articles passionnants, essentiels ! dans le Parigot : Comment les “restaurateurs” utilisent les réseaux dits sociaux pour vanter leur food, inévitables lamelles de dinde rôties verticalement + frites, poulet grillé + frites, nuguettses de volaille + frites, buffets asiatiques… il faut être et paraître sur Tok-Tok, Un-Stagram et tutti quanti. La qualité de la bouffe ? elle est dans la vidéo, c’est sûr 😉
Le Monde glose, longuement, sur les origines et les effets du cliché qui veut que les mâles Noirs aient un pénis plus grand que ceux des autres groupes ethniques. Je ne crois pas divulgâcher la chute de l’article en vous révélant que c’est la faute au colonialisme : vous avez bon. )
Mais une question lancinante hante le pays : quand la crise survient, l’essence voit son prix grimper en flèche ; quand la crise s’éloigne, les prix ne rétrécissent que paresseusement, et ça ne revient pas comme avant. Incroyable, non ? C’est idem pour l’huile d’olive, le cacao, le maquereau… Il se trouve immanquablement des experts pour justifier ça : les stocks, l’effet retard, les achats de précaution, les délais d’acheminement, de traitement, le baril de Brent à Kuala-Lumpur… toujours d’excellentes raisons. On nous prend pour des neu-neus, car LA raison, la vraie bonne raison, c’est le blé, le fric, le saint pognon. C’est dur à entendre, n’est-ce-pas ? je suis sûr que vous vous en doutiez.
On mangera donc moins, ou moins bien, on roulera moins, voilà tout… on se serrera la ceinture, comme d’hab ; le citoyen français est remarquablement doué pour la résignation. Il ne peut d’ailleurs pas compter sur l’état pour moraliser quelque peu le marché, mettre de l’ordre : l’état se sucre, au pourcentage, et très copieusement, sur les hausses de prix. Il biche, l’état, quand le gasoil tutoie les deux euros cinquante ; ça pourrait même améliorer sa notation auprès des agences, de notation, justement.
Les prix montent très vite, ils descendent tout doucement, et se voient coincés par le cliquet, qui les empêche de revenir aux valeurs d’avant. Exemple, le cliquet des “avantages acquis” des syndicats de fonctionnaires et assimilés : il empêche de rétropédaler, quelque soit la conjoncture. Vous avez pris l’habitude des 2 balles le litre ? eh bien vous allez pouvoir continuer, non ? On saura, au besoin, justifier doctement la chose.
Tibert
