Réserves sioux.es

( Un bouquin vient de sortir, « Vous êtes tous trop durs avec moi », compilation d’extraits de conversations libres entre Macronibus et une journaleuse politique… il appert que le président n’en a pas avalisé la publication. On peut y lire, au vu de certains extraits, des choses croustillantes, pas forcément favorables à l’image qu’on gardera de dix ans de présidence, au crépuscule crépusculaire de ces deux mandats. Cet opus, c’est frapper un homme à terre, c’est ce qu’on appelle “tirer sur une ambulance” ; c’est minable. )

J’ai pu, au cours de mes revues de presse quotidiennes, trouver dans le Monde cette tribune assez ébouriffante, où de bonnes âmes plaident pour que notre pays (et d’autres, en Europe essentiellement, bref la Ligue du Bien) mette en place une vaste politique d’accueil-refuge, des villes, des villages… pour toutes les personnes Lgbtqia+-etc… persécutées sur la Planète ; il y aurait même “des personnes trans menacées aux Etats-Unis” . C’est vrai quoi, il nous faut accueillir les Etats-Unien.ne.s persécuté.e.s (*) en mal d’identité de genre, et urgemment.

Mais songez qu’il y a des causes tout aussi dramatiques, ailleurs, qui doivent nous alerter. Vingt-trois millions de femmes afghanes sont maltraitées, obligées de se grillager, raser les murs, exclues de l’école, assignées au rôle de bonnes et de pondeuses (taux de fécondité 4,6 en 2025) pour les mâles. Il nous faut donc, urgemment, organiser un pont aérien, bâtir de généreuses mégapoles-refuge pour les femmes afghanes. Au vu de nos copieux excédents budgétaires, c’est largement faisable, non ?

Tibert

(*) Pour vous montrer combien c’est niais et moche, l’écriture inclusive.

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