( Un article assez terrible du Parigot, qui alerte sur une montée de l’homophobie dans les collèges : “ils méritent de mourir” , voilà ce qui se dit de plus en plus ici et là dans les cours de récré. Bien évidemment c’est inquiétant… bien sûr qu’il faut se battre contre cette régression moyenâgeuse. Non qu’il faille, a contrario, vanter la chose ! mais où est le vivre-ensemble, là ? l’humanité ? la tolérance ? Cerise sur le loukoum, l’auteur de l’article va nous chercher des raisons foireuses et alambiquées à cette sinistre tendance : ce serait la faute à la vague “masculiniste” ! ces types qui se font faire des mâchoires carrées, des mentons virils, gonfler la zigounette… nous savons tous que la répression homophobe tient surtout de la religion, et pas de n’importe quelle religion. Il est des pays où la sentence “ils méritent de mourir” est prise au pied de la lettre : voyez cette carte. C’est éloquent, non ? Mais chuut, ne pas stigmatiser ! )
Et puis, zim-boum-boum, hier une techno-parade militante assourdissait les rues de Paris, Bastille-Nation, à grands coups de murs de sons poussés au taquet (ooups… ce seraient des “sound systems” , nettement mieux). Parade militante : les teufeurs invétérés sont remontés contre la loi “Ripost”, liberticide selon eux. Chose curieuse, l’article est dans les rubriques “Culture” : ce serait donc culturel, la peau du ventre qui vibre et les oreilles déchirées ; ils sont censés jouer dans la même cour, Astor Piazzola, Bach, Michel Legrand… et “boum-boum-boum” , généré par synthétiseur.
C’est donc la Liberté qui est revendiquée, liberté d’investir en masse et subrepticement des lieux privés, piétiner-saccager des terres agricoles, tuer les oreilles des riverains contraints de se cloîtrer, faire fuir la faune, laisser finalement de la gadoue et des monceaux de déchets. “Ôte-toi de là que je m’y mette” , en quelque sorte : c’est culturel. Et politique ! une participante à la parade le confirme, « forcément, c’est politique, cette musique (sic) est politique ». J’imagine qu’elle a dû hurler pour rendre audible cette percutante analyse.
Tibert
