Oui mais…

C’est le Houi Mai aujourd’hui, et je m’aperçois avoir écrit 2.000 billets tout rond.  Et alors ? alors, je continue. La Pléiade m’attend avec sa tranche vert-chou, son papier-bible énervant et sa gloire, aux côtés de Marcel Combray et de Louis-Ferdinand Bardamu. Mais 2.000 billets ça use : celui là je vous le fais court.

Passons pudiquement sur ce jeune homme auteur d’une prise d’otages hier à Blagnac dans un bar-tabac, et gageons que les différentes flaveurs de GJ, dont il se prétend être le bras armé, auront à coeur de ne pas s’en revendiquer : c’est de la très mauvaise pub. Bras cassé, ça, peut-être…

…et puis fêtons le Oui Mais, oui aux glorieux Grands-Bretons résistant victorieusement aux hordes d’Adolf ; regrettons le désolant oui-mais des mêmes Grands-Bretons à l’Europe en 1973, quand un grand OUI franc et massif aurait été bienvenu – et surprenant. Ces charlots-là, qui ne savent plus comment sortir sans s’essuyer les pieds tout en en gardant un dedans et en sortant tout de même, vont élire – n’importe quoi ! – des députés européens, juste pour mettre un peu plus le bazar.

Oui oui, fêtons le oui-mais, qui vaut toujours mieux qu’un p’têt’ ben qu’oui, et qu’un oui peut-être, parce que ça engage ! Engagez-vous rengagez-vous qu’y disaient…

Tibert

2 thoughts on “Oui mais…”

  1. … Juss’ une ‘tite question, Tibert : pourquoi « … son papier-bible énervant  » à propos de La Pléiade ??? Moi, j’aime bien le toucher du papier-bible chamois et l’élégance du Garamond. En tout cas, c’est plus joli et plus agréable que l’Arial des « auto-édités » à l’unité et leur 80gr « bouffant » extra-blanc, tellement réfléchissant (contrairement à ce qui est généralement imprimé dedans…) qu’à la jonction des deux pages, il y a une marge fluorescente ultra-violette du genre aveuglant ; en général, la seule chose vraiment éblouissante dans ce genre de littérature !
    Vous me direz, maintenant que Oùestlebec a choppé le Grand Prix d’État de littérature (ou de littérature d’État ?) autrichien, je vais pouvoir ranger ses chefs-d’œuvre dans l’enfer de ma bibliothèque, entre « Mein Kampf » (chef-d’œuvre d’un autre autrichien, que l’Histoire n’a pas retenu pour ses qualités littéraires… ou plutôt celles de son « nègre » – un comble pour un raciste convaincu ! – , un certain Rudolf Hess) et « Bagatelles pour un Massacre », de Bardamu (puisque vous en parlez…)
    Encore que dans tout ça, le seul vrai chef-d’œuvre littéraire*, c’est bien « Bagatelles » ! Mais qui se soucie encore de savoir qu’aujourd’hui, on ne peut plus écrire comme avant Louis-Ferdinand ?
    Bon… Enfin, tout de même, sincères félicitations pour votre n° 2000 !
    (*) Je souligne bien « littéraire » parce que question idées, c’est tout à fait autre chose ! Cependant, en littérature comme ailleurs, est-ce qu’on peut avoir à la fois le beurre ET l’argent du beurre ? Zhat’s ze qouestcheunn…
    T.O.

    1. « en littérature comme ailleurs, est-ce qu’on peut avoir à la fois le beurre ET l’argent du beurre ?  » disons qu’appliqué à L.F. Bardamu, ça donnerait « peut-on être un écrivain avec un E majuscule ET propre sur soi ? « … la propreté étant une notion éminemment subjective, je me contenterai de citer quelques cas : Camus, Musil, Rigoni-Stern… et d’autres, heureusement !

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