Un éditiorialiste du canard Arverne La Montagne titre “Quand le foot devient un terrain d’affrontement” ; je suppose qu’il se réveille d’une longue période d’hibernation ? l’an dernier c’était pareil, pour la même compétition. Et pour la fête symétrique qui honorait, à Londres, dimanche dernier, les valeureux et malheureux footeux d’Arsenal, on a eu pareil, en moins massif – ils ont perdu. Remontons à 1985, ça fait tout de même 41 ans ! 34 morts au stade Heysel, en Belgique. Des heurts entre “supporters” . Le foot, c’est Une des occasions de tout casser.
Eh oui, toute occasion festive, ou de manif, ou de gros rassemblements, est, depuis quelques lustres, occasion de bazar. La prochaine ? le dimanche 21 juin, le “Fête de la musique” , qui a perdu son âme depuis longtemps : pintes de bière, viande soûle et murs de son. Puis le 14 juillet, puis… on peut dresser un calendrier prévisionnel, très précis, des émeutes, cassages, Vélibs et bagnoles brûlés, commerces pillés, poubelles incendiées, flics et badauds blessés. C’est réglé comme du papier… à musique.
Il n’y a tout simplement, pour toute une large frange de notre jeunesse, plus aucun ciment républicain ; a contrario, elle se nourrit de la haine et du désordre ; accessoirement les pillages mettent du beurre sur les burgers-frites. C’est grave, docteur ? c’est quasiment foutu. Les ennemis de notre modèle démocratique, de LFI à Poutine, peuvent se réjouir, nos ennemis sont chez nous, à BoboLand, où le déni du réel tient lieu d’anxiolytique : “la situation a été globalement sous contrôle” , comme on a pu le constater 😉 . Prochain message rassurant, globalement satisfait : le 22 juin, au lendemain des “débordements” de la Fête aux Murs de Son.
Tibert
