Au placard à balais

Tiens : un article des “Numériques” sur une quelconque nouvelle voiture électrique : le journaleux constate, navré, qu’il n’y a “pas de coffre avant (frunk)” . Il précise donc, le journaleux, pour nous instruire, qu’un coffre avant c’est un frunk. Ah… et ça sert à quoi ? de coffre avant. De fait, ce néologisme moche est la contraction de “front trunk” = coffre avant. Je continuerai à dire “Ah tiens, y a pas de coffre avant” : c’est ma langue et j’y tiens, contrairement à certains malfaisants.

De deux, il ne vous aura pas échappé que le club de mercenaires du PSG de Paris et de Saint-Germain (des Colombiens, des Ukrainiens, des Brésiliens, des Français, un Russe… le patron est du Qatar), tous natifs de Saint-Germain en Laye, voire de Paris, s’est illustré, hier soir, face au club allemand du Bayern (des Anglais, des Français, des… tas de nationalités, tous mercenaires Munichois de pure souche). Le Monde se régale de la chose, bravo les petits ! Le Parigot itou, évidemment. La différence ? 127 interpellations hier soir à Paris, des dégradations, des bagnoles brûlées, des émeutes, des flics blessés (Le Parisien) ; aucun incident digne d’être rapporté (Le Monde, au pays des Bisounours).

De trois, on apprend que le néo-maire de Saint-Denis, dans le 9-3, n’a pas envie de voir la trombine du Président Macron au mur de son bureau, à la mairie : il a donc posé ledit portrait dans un placard à balais. C’est légal : rien n’oblige les mairies à placarder au mur la trombine du Président du moment (*). Cependant, le préfet du 9-3 lui a demandé instamment de remettre le cadre en place : c’est un usage constant et républicain, auquel il serait malséant de se soustraire. Rien d’obligatoire, néanmoins… gageons que si notre malheureux pays voyait le Chavezo-Maduresque Mélenchon accéder aux manivelles en 2027, monsieur le maire de Saint-Denis s’empresserait, ravi, de coller la trombine du Gourou des Insoumis au mur de son bureau. Comme quoi, la déco, c’est quand même une affaire très personnelle.

Tibert

(*) Anecdote authentique : dans le petit bourg de C., dans le 4-4, un couple de mes amis se mariait ; c’était fin juillet 1981, et Mitterand occupait l’Elysée depuis trois mois. Au mur de la salle municipale, la trombine de monsieur Giscard d’Estaing ! Le marié fit gentiment remarquer au maire que le portrait était obsolète. On se retrancha, côté mairie, derrière des excuses vaseuses, les délais, pas le temps… en fait, ce n’était pas illégal ! Et si ça se trouve, le maire de Saint-Denis pourrait dès à présent arborer le Mélenchon au mur, sans que ça pose problème ! La Loi est peut-être mal faite.

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