Salmigondis de premier Mai sauce métaplasme

Il est des jours où le « tartare » descend du « barbare », où par métaplasme puis métonymie (beurk ! ) la viande hachée crue, assaisonnée de frites plus ou moins « maison » se substitue aux hordes d’Asie centrale déferlant sur leurs canassons et sur la steppe, un steak (de ch’val) sous la selle pour l’attendrir (le steak, pas la selle). Reportez vous à cet appétissant article du Monde, lequel vous apprendra qu’il reste à peine 20 boucheries de ch’val à Paris, ce dont je me contrefous, n’y séjournant pas.

Mais nous apprenons également, sidérés, qu’en France les enseignants-chercheurs (croisement improbable façon poisson-bicyclette) se recrutent essentiellement par cooptation locale : on a 18 fois plus de chance de se retrouver encherchant-saigneur dans une fac’ si l’on y a préparé sa thèse, que si l’on vient d’ailleurs. Vous savez déjà ce que je pense de la fumisterie des enseignants-chercheurs (voir mon blog, archives) ; eh bien ça ne s’améliore pas avec la confirmation de ces pratiques de copinage : la compétence passe, semble-t-il, largement après les intérêts de voisinage.

Et pour clore ce vaste tour d’horizon du Muguet’s Day, le Figarôt nous régale d’une bonne nouvelle : on se bat, quelque part au parlement ou ailleurs, oui on se bat pour que les bonnes vieilles plaques minéralogiques soient conservées – car le gouvernement, sans vergogne, voulait que désormais et dès janvier 2009, les « Parigots-têtes de veaux », les « 9-cube », les « tiens, un 03, encore un bouseux de l’Allier » puissent circuler incognito derrière un quelconque « FDR492B » , nous privant du même mauvais coup de la grande joie des insultes « racistes », des excuses façon « je m’en fous, vous voyez bien que je suis pas d’ici » et des concours chers à mon enfance, qui meublaient les longues heures de bagnole : qui qui serait le premier à décrypter la plaque minéralogique de la bagnole qu’on venait de croiser ? j’en ai gardé une solide culture du style « 61 ? l’Orne » ; mais de nos jours, les écoliers ne savent plus ce genre de choses – d’ailleurs savent-ils seulement lire les plaques minéralogiques ? – et ce mauvais projet gouvernemental n’a pour but, si ça se trouve, que de nous cacher cette ignorance crasse.

Charles est bien mort

Cinoche, huitième art : parmi les oeuvres que j’affectionne tout particulièrement, il est des classiques comme Amarcord, La grande bouffe, Casque d’or… que j’ai pu voir et revoir à satiété ; un jour sans doute, quand tous les Mickeys auront été réédités en Haute-définition, les Studios Duschmoll nous les sortiront en copie neuve relookée et en DVD-blueray, mais je m’en fous… et d’autres qui m’ont laissé des souvenirs éblouis, mais devenus introuvables, perdus désormais dans l’anonymat des pellicules quelconques. Par exemple Bof ou l’anatomie d’un livreur, de Faraldo, Confidences pour confidences, de Thomas, Charles mort ou vif, de Tanner.

Charles mort ou vif : le DVD figurait – faisait de la figuration – dans les rayons, à la médiathèque de ma ville ! je me suis empressé de le réserver, et me suis organisé une séance cinoche du soir : disons qu’il a fallu 2 séances pour en venir à bout ; ayant calé 20 minutes avant la fin pour cause de fatigue extrême, je me suis attaqué le lendemain au morceau restant, tel Sir Edmund Hillary donnant l’assaut à l’Everest depuis le camp IV.

C’est avec tristesse que j’ai constaté combien ce qui m’avait ému, exalté, subverti lors de ma première vision de cette oeuvre m’a paru niais, faux, artificiel, ridicule pour tout dire. Les thèmes post-soixante-huitards étalés sans aucun recul, les maximes du style « soyez réalistes, demandez l’impossible« , les babas barbouilleurs et bohèmes qui balancent les voitures à la benne, s’organisent en communauté idyllique… le libéralisme sexuel, tiens comment tu trouves ma femme, elle t’aime bien tu sais… tous ces thèmes de rupture qui avaient trouvé en moi des résonances profondes m’ont laissé sceptique, froid, critique.

Quelque chose est bien mort quelque part ; et le plus triste, c’est que je ne sais pas si c’est du côté de Charles que c’est mort, ou du mien. Ou des deux.

Ces chères petites têtes blondes

Je traversais une esplanade bétonnée et grisâtre avec ma louloute ; vacances scolaires débutantes, la marmaille traînait dans les rues, et nous avons pu observer le manège de 4 « jeunes » dont l’un, plus petit, se faisait sadiser, rudoyer, par l’un des grands, les 2 derniers commentant paisiblement la scène. Age ? dans les 13-14 ans, sans doute des 4ème. L’un des « arbitres », à haute et intelligible voix : « … pas tirer ta mère ! ».

Intéressante perspective, pour un jeune ado, que de « tirer sa mère » ! Oedipe bien tardif, autant qu’inceste abominable entre tous. De simples mots ? sans doute, mais pourquoi ces mots de sexe mécanique ? tant pis encore une fois pour les femmes, simples trous à boucher, même « sa mère ».

Tiens, pour vous remonter le moral : cet article assez éloquent sur la révolte sage d’élèves du 9-3, qui écrivent pour crier « au secours, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, on ne peut pas bosser dans vos boîtes, faites quelque chose ! « . L’Inspecteur en question n’y peut rien, bien évidemment : ce n’est pas avec 2 vigiles de plus qu’on va résoudre la question.

Au passage, les missives à Monsieur l’Inspecteur réclament des moyens, plus de moyens… consternante rengaine : des moyens, il n’y en a pas, et il y en a de moins en moins. C’est une époque de serrage de ceinture ; on a eu les 30 glorieuses, nous entrons dans les 10, 15… pouilleuses. D’ailleurs, les écoles privées, avec les mêmes moyens, ne connaissent pas cette atmosphère de guerre civile. Redisons-le donc : il est des pays où l’enseignant, devant 40 gamins, parle dans un silence attentif et respectueux, et sans vigiles derrière la porte. Ce n’est donc pas une question de moyens. C’est une question de morale ambiante.

Monte, flamme légère…

Tout immatériels qu’ils soient, les symboles meurent aussi. Non de leur propre initiative (d’ailleurs, si ça ne tenait qu’à moi, de ma propre initiative… je passerais bien mon tour) mais simplement parce que ce qu’ils incarnent a fait son temps. Si CL, le symbole du chlore, est aussi immortel que son patron, il n’en va pas de même des symboles créés de toutes pièces par les humains : ils finissent tous à la trappe.

Bon, après ce préambule ampoulé et vaseux, je vous parlerai des symboles olympiques : les anneaux, la flamme. Quoi d’autre ? rien, on a fait le tour des symboles olympiques.

Les anneaux ont été biaisés, pervertis en menottes. Et puis ça rappelle furieusement une marque de bagnoles. Encore une pub’ déguisée, quoi…
La flamme, olympique elle aussi, prend le bus, le bateau, l’avion… disparait, réapparait, s’éteint, se rallume, quand et comme les sportifs et musclés gardes du corps chinois en survet’s bleu céleste le décident, que ce soit à Paris ou San Francisco. C’est du n’importe quoi, ça tourne à la guignolade ; et quand les symboles font ricaner, on peut les jeter aux orties, c’est qu’ils ont fait leur temps.

Disons-le tout net : les Jeux Olympiques, ça a peut-être eu de la gueule dans les temps anciens, mais on n’y était pas. Ca a sûrement eu de la gueule dans les premières moutures, et on a pu se réjouir de voir Hitler maronner à cause de la supériorité d’un sprinter noir, et du fait que même les pays modestes ont le droit d’y envoyer des sportifs méritants, quitte à ce qu’ils fassent juste un sympatique petit tour.

Mais c’est juste une grosse foire maintenant. Horriblement coûteuse, bidon, complaisante, dopée. Ridiculisée par les nageuses Est-Allemandes moustachues, les sprinters bodybuildés aux anabolisants, les sponsors tous plus envahissants les uns que les autres. Et dangereuse en plus, depuis que des fadas ont entrepris d’y semer la mort, comme à Munich ou Los Angeles.

Personnellement, je me suis réjoui que Paris se soit fait recaler pour accueillir les prochains JO : pas mal de soucis, d’argent et d’emmerdements épargnés. Et puis, si j’étais le maire de Londres, future capitale de ce sport-foire, je dirais stop, on passe notre tour, et puis si on arrêtait ce cirque ? ça a été beau, mais ça ne l’est plus.

Ingénieurs sur les rouli-roulants

Une sympatique école d’ingénieurs a tenté de vérifier le niveau de Francais des étudiants, ce qui s’est curieusement traduit par une dictée « pivotesque » battant le rappel des rhizomes et des Algonquins, en passant par les rouli-roulants.

Tentative symptomatique d’une mauvaise perception de ce qui fait le propre du scientifique : savoir orthographier correctement sarracénie relève certainement d’une forte culture, et tant mieux si notre scientifique, donc, ne confond pas cette plante herbacée carnivore avec un ustensile de cuisine, mais savoir exposer des faits, argumenter, résumer… le tout dans une langue claire, concise et propre me semble nettement plus important. L’exercice de résumé qui était imposé – de mon temps – au concours d’entrée de certaines Grandes Ecoles me semble nettement plus adapté à l’évaluation de telles aptitudes. Un texte de plus d’une page au départ, 250 mots maxi pour résultat, en bon Francais avec une cédille, et sans style SMS (télégraphique, disions-nous) : je parie que c’est un meilleur test que les rouli-roulants, dont j’ignore toujours la signification, à l’heure où je mets sous presse.

Reste, et c’est là que le bat (avec un accent circonflexe) blesse : la correction de ce genre d’exercice demande nettement plus de jugeotte que la simple vérification d’une orthographe conforme au modèle !

Casse-toi, casse-toi, pauvre Oscar !

Il est de ces tartes à la crème meringuées, de ces pièces montées ruisselantes de crème patissière et de caramel que, malgré toutes vos préventions, vos réticences, votre conscience d’agir en gogo, vous ne pouvez vous empêcher de goûter, ne serait-ce que des yeux. Ainsi des Césars et Oscars – Molières, Victoires etc… – lointains cousins un peu ridicules, vieillots, pitoyables mais attendrissants.

D’abord il y a « nominé » !! ah, nominé… stupide, moche et vaguement porno. J’ai glosé en son temps sur le terme, n’y revenons pas, ce serait lourd. Et puis les bons mots de Monsieur Loyal, les larmes de ces dames, les « Je remercie l’équipe technique, sans qui… », « Je dédie cet Oscar (ce César, ce Molière…) à untel, sans qui… ». Bref, ces embrassades de toute la profession, du sérail, des Happy Few – mecs fringués en tristes pingouins obligatoires, nanas en tout ce qu’on voudra, waaaouw, quel décolleté, pourvu qu’on les remarque – sont revenues, telles les cigognes en Alsace, et on nous en tartine plein les pages Web.

Disons-le tout net : qu’une actrice française, 50 ans environ après Simone Signoret pour un opus obscur et vite oublié, ait obtenu un Oscar de premier plan, on s’en bat l’oeil joyeusement. Soyons clairs : à l’aune de la qualité des productions cinématographiques états-uniennes, ne pas être primé relève du normal, voire du souhaitable ! Je ne sais plus quel homme illustre déclarait : « Quand mes adversaires applaudissent, je me demande quelle connerie j’ai bien pu dire. » Eh bien, grosso modo c’est ça… ne sont pas en cause les compétences professionnelles des industriels du cinéma amerloque ; non, ils sont absolument excellents, très pros, etc. C’est justement que ce sont des industriels, là où l’art (le 7ème, dit-on) exigerait une autre approche.

Bref, ça aidera les producteurs de « La môme » à rentrer dans leurs sous, c’est toujours ça de gagné.

Mais vous attendiez peut-être de ma part un commentaire sur « casse-toi, casse-toi, pauvre con » ? Vous allez être déçus.

Un, c’est indigne d’un Président de s’exprimer comme ça, cet homme qui est supposé incarner blablabla…

Deux, le type qui d’emblée le tutoie et lui balance une insulte est d’une grossièreté inacceptable ; un doigt d’honneur n’eût pas été plus ignoble.

Trois, un homme bassement insulté qui réplique, c’est humain, normal. Notre Président a la réplique verte et facile ? eh bien ça change des cadavres grisâtres que nous avons pu connaître auparavant.

Quatre, j’admire la manière dont la réplique est partie, calme, souriante, lisse : quasi un aparté dans la foule.

Cinq, il y avait bien évidemment les Grandes Zoreilles de la presse pour faire monter la mayo. Eh bien, elle est réussie, la mayo. Vous êtes contents, ça mousse bien ?

En raison d'un arrêt de travail de certaines catégories de personnels…

… la télé nationale, A2 FR3 la Cinq et les radios itou seront muettes aujourd’hui ; sans doute plutôt aurons-nous droit à un robinet de musique insipide, histoire que celles-zé-ceux qui ne supportent pas le silence n’angoissent pas.

La raison en est que lesdites certaines catégories de personnels ont des inquiétudes sur les intentions réelles de nos gouvernants concernant le manque à gagner – un peu plus d’un milliard d’euros – de la télé après la fermeture du robinet à pub’ : on ne leur a rien dit, et à nous non plus par la même occasion.

Il y a gros à parier que ce qui sera perdu d’un côté sera repris d’un autre, ne nous racontons pas d’histoires. Mais au moins une chose est sûre : c’est chouette, et je suis ravi que la télé publique se passe de pub’s et nous les épargne. On s’est fait emm… pendant des lustres avec ces saletés de spots de pub’, on s’est moqué de nous, pour parler châtié, bref on s’est foutu de notre gueule ! Voir les interminables empilements pub’s-bande annonce-pub’s-bande annonce-pub’s … alors qu’on venait de nous promettre la météo tout de suite immédiatement ça vient ça vient. Et les films prétendûment à 20h50 mais repoussés à 20 h 57 parce que 7 minutes de pub’… eh bien voilàààà, on va peut-être enfin voir arriver la météo quand elle sera annoncée. C’est un grand moment.

Il est vrai que pendant les pub’s on pouvait aller pisser. Certes, et on ne s’en privait pas. Mais comme on en profitait aussi pour aller se chercher à boire, ça s’équilibre.

Redescendons sur terre

Le billet précédent ayant soulevé une masse de commentaires égale à zéro, j’en déduis que vous vous intéressez aux complaisances étatiques envers les sectéglises comme à votre première paire de chaussettes. Ou bien encore que votre fournisseur Internet est en panne (ça ferait beaucoup, quand même !) ou bien enfin que vous approuvez entièrement mon point de vue, et que par conséquent, en aucune façon, vous ne sauriez me contredire. Merci donc, mais je suis sceptique.

J’en reviens donc à des sujets plus terre à terre : il paraît que l’on ne laboure plus. C’est tendance de ne plus labourer ! C’est du moins ce que je lis sur les journaux, donc ce doit être vrai ? Et je me dis, voilà encore tout un pan de notre histoire qui fout le camp ! Après le bougnat pinard-charbon, le vitrier, le porteur d’eau, les lavandières, le livreur de menhirs, l’allumeur de réverbères, le cocher, le relais de Poste, le maréchal-ferrand, le rempailleur de chaises, le dinandier, le gars qui montait une baignoire au 5ème étage avec de l’eau chaude (j’ai oublié son titre), le rémouleur, le sabotier… v’la le laboureur qui fout le camp !

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine…

Labourage et pâturage sont les deux mamelles…

Au bon laboureur…

Nul jour sans trait ou labour.

Faute de boeuf, on fait labourer (et non pas on la fait bourrer) par son âne.

Si la fortune vient en dormant, le blé ne lève qu’en labourant.

Bon, j’arrête là, il y en aurait des pelletées. Eh bien, tout ça c’est bientôt fini. Les gros tracteurs achetés à crédit au Crédit Agricole, justement, on va pouvoir les mettre au Musée. Et les quelques boeufs qui se tapent encore la corvée de labour pourront se dire qu’ils vont enfin se les rouler, s’ils ont l’humour triste.

PS : un/une Auvergnat de ma connaissance me fait justement remarquer que les taxieurs payent leur licence un prix croquignolesque, voire exorbitant, plus de 150.000 euros, et que par conséquent il convient de traiter ce problème si l’on veut enfin élargir l’accès à cette belle profession : si dorénavant leur licence ne vaut plus tripette, ils vont « quelque part » se sentir floués, car ils comptent bien la revendre quand ils quitteront le turf.

Certes ! Il/elle a raison. Mais une autre condition impérative du succès de cette ouverture de la profession à plus de taxieurs, c’est aussi LA BAISSE DES TARIFS !!! Quand le quidam moyennement argenté n’hésitera plus à héler un taxi pour une course quelconque, ça changera le paysage. Sinon, mettez deux fois, trois fois plus de taxis et conservez les tarifs actuels : le bide, garanti.

Une image, une seule

On l’annonce et c’est une grande nouvelle, on a retrouvé la valise « mexicaine » des rouleaux de négatifs de Robert Capa. Capa, vous le savez, bien sûr, c’est la photo célébrissime, publiée en 1936 dans « Vu », de ce milicien républicain, le corps à 30 degrés de la verticale, le fusil tendu à bout de bras, en train de s’écrouler, car – on en est certain, vu la position – il est touché à mort par un projectile franquiste. LA photo de Robert Capa. Sa valise de négatifs, qu’il avait confiée à son assistant, était planquée quelque part. Au Mexique d’abord, va savoir pourquoi le Mexique, dans les mains d’un ex-compagnon de Pancho Villa. Bref, lisez l’article, c’est assez rocambolesque. Capa qui disait « Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’es pas assez près » : il fallait entendre bourdonner les balles.

Capa et le milicien espagnol touché à mort, Cartier-Bresson et le petit parigot en culottes courtes qui trimballe fièrement un litron de rouge (pas pour lui, mais pour son papa, probablement), Doisneau et le très élaboré instantané du Baiser de l’Hôtel de Ville (précisons : de Paris) : voilà ce qui reste de Capa, Doisneau, Cartier-Bresson. Une image.

Moi, quelle image laisserai-je ? ou plutôt, quelle est l’image à laquelle on m’associera, que l’on m’associera, que l’on retiendra de moi ? UNE image, comme seule trace… ah, si seulement vous retrouviez ma valise mexicaine, bourrée de négatif !

Rare fanfare

Et une page de pub’ !

Entre parenthèses ( ce qui me dispense d’en mettre ) j’entends autour de moi bruire le bruit que France Télévision, sur les instantes recommandations de not’ Nicolas (« Je souhaite que le cahier des charges de la télévision publique soit revu, profondément, et que l’on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques« ) se passerait désormais de pub’ !!! Je rêve ? pincez-moi. Ca fait des années que je clame dans le désert que, sachant que nous payons une redevance télé, il serait pour le moins normal que les chaînes publiques s’abstiennent de faire la course à la pub’ avec TasFétide1 et Moche6. Et sur ce plan, ne nous payons pas de mots, A2 et FR3 se foutaient de notre trombine : tombereaux de pub’ ineptes (mais c’est un pléonasme) sur A2 et FR3.

J’aurais donc z’enfin été entendu ? Nous tenons peut-être là une bonne nouvelle.

Bon, je ne glosais pas pour ça, mais pour vous recommander un beau film. Rare, léger et grave, ironique, plein d’humour et d’humanité, bref… depuis Vodka-Lemon j’avions point vu d’aussi belle oeuvre : « La visite de la fanfare« . Courez-y avant que ça disparaisse, si vous n’aimez ni Tome Crouz ni la daube, les studios Mickey, les effets spéciaux, les flingues partout, les courses en bagnole, les bons-et-les-méchants, les saisons 2,3,4,5…n de feuilletons tous calibrés pareil.

C’est un film israélien, ça passe partout en V.O, dieu merci (mais dieu s’en fout), en arabe, hébreu, anglais… j’en oublie peut-être. C’est une très belle oeuvre. Ma parole.