“Vous avez demandé la Police…”

( Un mouvement social discret, qui vient de se terminer dans la soie : la grève des électriciens et gaziers a pris fin, le gouvernement renonçant à raboter les “avantages acquis” de cette juteuse corporation. Il s’agit du “tarif agent” , qui facture aux heureux bénéficiaires entre 2 % et 10 % – suivant les diverses approches de calcul – du tarif standard de vous-et-moi. Et, même les retraités ! On est heureux pour eux. Sauf que c’est vous-et-moi qui payons ces largesses. Il faudra attendre – ça ne va pas tarder – la mise sous rude tutelle, au pain sec et à l’eau, de ce pays par le FMI, pour revenir à des dispositions plus morales et de bon sens : nos dirigeants n’ont pas le courage nécessaire. )

Mais, ravalons notre tristesse, sur ce beau pays en proie, encore et encore, et de façon maintenant systémique, à la violence et à la casse. On sait la logique impeccable qui veut qu’on pète des abribus, saccage et pille des boutiques, incendie tout ce qui s’y prête pour exprimer des revendications. Je veux juste pointer un truc : l’incendie criminel, abominable, qui a en partie détruit le lycée tout neuf “Nelson Mandela”, à Nantes. Ouest-France (qui a fait disparaître cet article de sa page d’accueil) titre : “Pourquoi la police était-elle absente lors de l’incendie de la façade du lycée Nelson-Mandela à Nantes ?” . On a juste droit à un moignon d’article : il faut payer pour en avoir la totalité. Mais ça débute comme ça : on le savait ! à l’avance ! ça avait été annoncé sur les “rézos” , notamment Snappe-Chatte, cette poubelle sans couvercle. Et de se demander : mais pourquoi, nom d’un petit casseur, la Police, notre police bien-aimée, ne s’en est-elle pas occupée toutes affaires cessantes ?

C’est simple :

  • de une, si on savait, il fallait le dire ! un acte de civisme “de base” , évident. A défaut de s’y opposer à temps, ce qui demandait, en plus, du courage (*).
  • de deux, la police n’est pas, en ces journées, à faire des crapettes au fond des bureaux pour passer le temps : ils ont du boulot partout.
  • de trois, il faudrait savoir : quand la police est là, on râle. Quand elle fait défaut, on se plaint. Un peu de cohérence, que diable.
  • de quatre : en somme, si l’on suit bien, c’est la faute à la police” , le lycée incendié ! Les émeutiers ? n’exagérons rien… des débordements, oui, peut-être…

Tibert

(*) Cette femme agressée dernièrement au lance-flamme et au visage (un spray de laque enflammé) par un voyou : elle tentait de dissuader les émeutiers de casser l’abribus, d’une utilité indéniable, et qui ne leur avait rien fait : c’est du courage.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Recopiez ces symboles *