J’y étais, moi, môssieu !

( Un triste fait divers : à Toulouse, un ado “mineur étranger isolé de 17 ans” , très certainement occupé à des livraisons-ventes de drogue avec son scooter (il avait 1.000 balles en liquide sur lui, sans doute pour acheter un paquet de chips), tente d’échapper aux flics et meurt des suites de sa fuite, après avoir heurté méchamment un poteau sur un trottoir… la Dépêche, le canard local, relate la chose, l’enquête sur les circonstances. Et la famille (sic), la famille réclame des explications ! C’est donc un mineur étranger, isolé, mais sa famille veille sur lui. Comprenne qui pourra. )

Enfin… soupir… ah oui, l’éclipse ! c’est le Grand Jour. On fourbit ses lunettes, bricolées ou pas, on a repéré l’endroit où, l’heure idoine – ça va durer environ 80 minutes, on va se régaler -, les pliants, les bouteilles, les chapeaux. Reste plus qu’à prier pour que le ciel soit dégagé. Que verra-t-on, exactement ? voilà : un rond brillant de deux-trois centimètres de diamètre, qui se fait grignoter par un disque noir presque aussi gros, et puis ça s’obscurcit. En fait, c’est réglé comme du papier à musique, c’est aussi prévisible que le lever du soleil demain matin, sauf que là c’est tous les quarante ans. Et il faut y être, absolument, comme à l’ouverture des centres Appeul quand le nouvel Aïe-faune est mis à la vente : inratable.

Bonne éclipse, chers amis ; attention à vos yeux.

Tibert

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