Nos lois poussent comme du chiendent

« Et une loi, une ! – ça marche ! « .

On a échappé hier à encore un peu plus d’enflure de Loi. Je cite le Parigot (c’est un article de fond, c’est le cas de le dire ; après après le foot, mais en cherchant bien…) : « Les députés refusent de graver dans la Loi la sortie du glyphosate« . Et toc, on n’aura pas le glyphosate pendant 184 ans dans nos lois (si si, il paraît que la loi du 25 Nivôse, an IV serait encore en vigueur, planquée sous des strates géologiques épaisses). Notez, on ne renonce à rien : si c’est utile et politiquement bien orienté, on fera une loi pour limiter l’usage des Roudoudous dans les transports publics de surface, au vu des nuisances engendrées. La loi est la loi, scrogneugneu, et elle s’applique à tous, etc etc… sauf que moult lois ne sont que du chiffon de papier, « ein Stuckpapier« , comme disait Bismarck, et que des tombereaux de lois obsolètes, inutiles, redondantes, alambiquées, inapplicables… servent à caler les pieds des chaises bancales – tant qu’on imprime encore du papier, évidemment. C’est simple : faire des lois, c’est facile ; les dépoussiérer, les garder lisibles, en cohérence, et puis vérifier leur « respectabilité » (*), c’est un vrai boulot ! indispensable, mais il semble que personne ne s’y soit attaqué. Il y a de l’embauche, là… du vrai gisement de main-d’oeuvre – pas mal qualifiée, est-il besoin de le préciser ? c’est même de la fonction régalienne pur jus !

Bon, c’est  pas tout ça, faut que j’aille sarcler mes salades, moi. Garanties sans glyphosate.

Tibert

(*) Aptitude à être appliquée et respectée. Si vous avez un adjectif plus approprié…