( Le Monde fait l’apologie de la fête : on y met en parallèle les ripailles, légales, du “Canon Français” et les rave-parties, illégales à 95 %, déplorant que les unes et les autres soient honnies – pour des raisons quasi diamétralement opposées – et qu’on veuille les interdire, également pour des raisons opposées. On découvre, au fil de l’article, que dans le non-dit (sic), les agapes à base de cochonnailles du “Canon” seraient islamophobes, une insulte au poulet grillé halal, chéri des Insoumis de monsieur Mélenchon… remettons les choses à l’endroit, c’est l’islam qui est cochonophobe. On lit de drôles de choses, ces temps-ci. )
Mais passons. Il y a six jours, la France découvrait (redécouvrait, comme une rengaine) la violence de rue, à grands coups de mortiers d’artifice en tir tendu vers les policiers, de pillages, cassages, incendies de voitures, etc… et les ministres concernés de lever les bras au ciel, ah la la, ma pauvre dame, et notre Premier Lecornu de convoquer son staff pour cogiter à des mesures radicales et efficaces. Bon… mais il y a un-deux jours, la France découvrait (redécouvrait), sur une affaire affreuse de rapt et meurtre sur une gamine, que la Justice merdouille lamentablement, que des dossiers supposément prioritaires dorment des mois sous la pile des affaires à juger, que des individus clairement impliqués dans des méfaits de pédocriminalité peuvent vaquer à leurs horreurs sans être inquiétés… Et les ministres concernés de battre la coulpe de leur ministère, et le Premier Lecornu de convoquer, etc – voir plus haut.
Je vais vous dire : on n’a pas le temps de prendre la mesure d’une insuffisance, d’un raté, d’une aberration, qu’il faut s’occuper urgemment d’un autre loupé plus frais. Comment voulez-vous qu’on y arrive ? ça va trop vite… y en a trop !
Tibert
