La défoule

Hier soir, à Agen même, dans le 4-7, un policier a été « assez grièvement blessé ». Et comment, pourquoi ? parce qu’un footballeur brésilien nommé Gabriel – comme l’archange – a tiré un pénalty trop haut et trop à droite, lors d’un match de foot à Budapest, en Hongrie, entre une équipe de Saint-Germain-en-Laye et une autre de Londres. C’est comme ça…

Des amateurs de spectacles sportifs pourraient corroborer mes impressions ; à voir les visages dans les tribunes lors d’une compétition de rugby, de basket, de handball, de tennis, de… plein de sports, ce sont des mines souriantes, déçues, paisibles, des humains qui sont là pour passer un bon moment, qui font un coucou à la caméra quand elle les cadre et qu’ils découvrent leur trombine sur un des écrans de retransmission… au foot, ce sont des visages de furieux, d’exaltés, de possédés, de fanatiques, carrément, quand un but vient d’être marqué. On a gagné la guerre, la haine au ventre.

Qu’on soit obligé, pour endiguer les émeutes, de stopper tous les transports de bus dans la région parisienne parce qu’un club de footeux professionnels, de diverses nationalités, entraîné par un Espagnol, a gagné, aux tirs aux buts, d’un point après prolongations, profitant du loupé d’un mercenaire brésilien face à un gardien de buts russe dans un stade hongrois… il y a là quelque chose de profondément malsain. Pourquoi le foot, pas la pétanque, ou le badminton ? Une enquête sociologique serait éclairante. Ce “sport” est mort en tant que tel ; il y faudra un sursaut national, une sévère reprise en mains, par la base, l’éducation, les “fondamentaux” , comme on dit. C’est un jeu, c’est le plaisir de jouer avec la baballe, si possible avec talent, de se surpasser, de mouiller le maillot ; pas la guerre.

Tibert

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