( Je ne sais quel est, de ces deux évènements, le plus renversant : a) – Donald T. s’est encore fait flinguer ! c’est quasiment une rengaine aux USA, où tout clampin banal peut posséder un arsenal de guerre, en toute légalité. Encore raté, donc, et +1 au compteur de présidents états-uniens canardés. b) – Un coureur professionnel a bouclé le marathon de Londres en un chouïa moins de 2 heures. Des godasses “à ressort” , des “lièvres” à foison, un temps idéal, un gros plat de spaghetti (*) la veille au soir… ça aide, mais tout de même… à vélo je n’aurais pas suivi. )
Mais je suis en rogne, et je vais vous dire : les éditions musicales sont en dessous de tout. Vous additionnez Gutenberg et Bach – le dernier décédé en 1750 – et vous avez grosso modo les partitions de maintenant, typographie, symboles, tout ; j’exagère à peine. Passons sur les nombreuses tentatives de reformuler la notation musicale ; même Rousseau s’y est collé, mais bernique, on continue à peu près comme en 1750. Peinant sur le déchiffrage des deux clés classiques du piano, Fa à gauche, Sol à droite, je m’insurgeais contre cette conn.. bizarrerie piégeuse qui fait qu’en Sol on lit un do quand en Fa, à la même position c’est un mi !
Et ma prof de m’expliquer gravement que c’était historique, séparation de deux portées, gnagnagna… je m’en fiche, de l’historique : les sabotiers et les allumeurs de réverbère ont disparu, eux, et ce truc est un croc-en-jambe à la lecture musicale. Rien n’empêche techniquement de “coller” les mêmes notes aux mêmes positions dans ces deux clés, surtout quand on constate qu’au dessous et au dessus des 5 lignes de la portée, les compositeurs ne se privent pas d’empiler des tas de traits additionnels ! Vous savez compter 9 barres d’un seul coup d’oeil, vous ? alors il faut, laborieusement, les dénombrer pour identifier, par exemple, un ré bien haut perché.
Et la couleur ! ça fait plus de 100 ans qu’on sait imprimer en quadrichromie, nom d’une pipe ! des tas de signes pourraient utiliser des couleurs, les liaisons, les clés, les rythmes, les notes liées, les arpèges, les trémolos, les… je t’en fiche, c’est monochrome, bien obscur, et vous pouvez en baver.

Tenez, ça vaut pour ce que ça vaut, un exemple rustique, vite fait : un peu de couleur, ça permet de distinguer aisément une portée en clé de Fa, et les 3 traits de liaison, juste en dessous ; en noir, ça fait 8 lignes indifférenciées. Rien d’infaisable, non ? mais on peut flûter… les partitions sont conçues comme ça : c’est dur ? tant mieux !
Tibert
(*) (Spaghetti, en italien : sans s, donc). Un souvenir… la veille d’une randonnée alpine très sportive, un ami avait cru bon, le soir au refuge, d’agrémenter son énorme plat de spaghetti, de la sauce optionnelle, très arrabiata : pimentée. Ses intestins ont passé la journée d’excursion à le lui reprocher. Je m’étais prudemment contenté d’un filet d’huile d’olive.
