Virus politiquement douteux

Booonnn… si on parlait d’autre chose ? d’autre chose que du Covid, é(co)videmment. Tenez, à Paris, la nature revient, si si. Une poule d’eau couve au parc de Bercy, dont j’ignorais l’existence (du parc, mais aussi de la poule). Et, lisant l’article cité plus haut, j’ai appris qu’existe un Observatoire de la Biodiversité Parisienne ! incroyable, non ? j’aurai vécu si longtemps sans savoir ça… il a fallu une pandémie galopante et deux mois de confinement pour que ce discret organisme – pourtant essentiel, d’une utilité criante – révèle son existence, fasse en quelque sorte son coming-out ; sachez, chers lecteurs parigots et confinés pour quelque temps encore, que ledit Observatoire de la Biodiversité Parisienne veille, nonobstant le pernicieux Covid.

Et puis une célèbre marque de spiritueux anisés, dont le nom commence par Ri et finit par ard (*) lance, intrépide, en pleine pandémie, des versions citron et amande de sa célèbre boisson qu’on allonge avec 5 volumes d’eau. Voilà qui adoucira la douloureuse période que nous vivons, surtout, comme le déclare la Manager Innovation (mazette !) de la marque, si l’on est dans le coeur de cible (**), je cite : « Ces pastis apportent de la modernité. Ils s’adressent en particulier à des gens de 25-30 ans à l’affût de nouveaux produits. Ils ont besoin d’être rassurés sur l’environnement et recherchent d’autres saveurs ». Voilà qui tombe bien : pour vous rassurer sur l’environnement, il y a donc ces nouveaux pastis, et puis l’Observatoire de la Biodiversité Parisienne. Enfin… si vous êtes parisien.

Je termine ce large tour d’horizon par une étude en rosbif… eh oui, la VF étant payante sur le site des Echos, je me suis remis aux langues vivantes. Je cite cette étude sur la mortalité liée au Covid, étude qui s’applique au Royaume-Uni, mais clairement pas à notre beau pays : et d’une, nous avons, nous, le camembert au lait cru moulé à la louche, et ça change tout  ; et de deux, nous ne faisons surtout pas de comptages ethniques. Et toc ! C’est donc le nez bouché et avec des pincettes que je cite cet article anglais plutôt shocking (je traduis pour vous, mais vous avez la VO) :  « Les gens d’origine Asiatique ou Noire ont un risque nettement accru de mort à l’hôpital du fait du COVID-19, et, contrairement à une hypothèse antérieure ce n’est que partiellement attribuable à des facteurs cliniques de risques pré-existants ou de carences ; des recherches plus poussées sur ces corrélations sont par conséquent urgentes. »

C’est dingue : c’est clairement politiquement pas correct du tout. Et en plus, ils s’obstinent !

Tibert

(*) Hai que beber con moderación ! (allez-y mollo !)

(**) Ce n’est pas mon cas. Je resterai donc, nolens volens, fidèle à la version standard, avec la casquette du Tour de France qui va z’avec. Et quand il fait chaud, en espadrilles et chemisette, la soirée s’annonçant douce et paisible, la terrasse accueillante, les fauteuils confortables, les olives de Lucques croquantes et fraîches, et les amis avenants.

4 thoughts on “Virus politiquement douteux”

  1. … Allons bon : pire que la pandémie du couillonavirus, la bio-pandémie(di-et-demi)
    Question, est-ce que les mecs qui s’alcooliseront avec ces nouvelles merdes purement « marketing » auront le droit à un traitement particulier en désintox ? Je sens que, d’ici peu (au jus) ça va faire débat tout autour (ou plutôt tout au long !) des zincs
    Désormais, tout y’est bio … jusqu’au P.Q. (si-si, authentique ! Au « Le Clair » d’Auch)
    À propos, vous savez comment qu’on reconnaît le « vrai » bio du bio-bidon ??? Ben au prix : c’est minimum 30% plus cher ! Et pour être sûr de rester bio jusqu’au bout, faut surtout pas payer en biffetons (caca-beurk !), non-non : faut payer « sans contact » avec votre portable ! Çuilà même qui s’empressera bientôt de communiquer la liste de vos achats à la Préfecture ; si vous avez fait la bise à vot’concierge ; si vous mouchez du coude (Tiens, j’l’ai pas faite exprès celle-là…) dans du papier-prêcon ou si vous cousez le soir en famille et au coin du feu des jolis maxques inutiles dans des vieux draps ou dans le suaire de la tante Germaine, qu’a jamais servi (le suaire, pas la tante ! elle, elle aurait plutôt trop servi ; notamment du temps qu’elle était cantinière-à-plumer – pardon à plumet ! – dans les tranchées du côté de Verdun, avec une jolie clochette à la chaville ( – comme le bois ? – zut encore, et re-pardon : à la cheville…) pour prévenir les zhommes qu’elle arrivait et qu’il allait bientôt pouvoir boire/tirer un coup avec autre chose que le Chassepot de la précédente qu’on leur avait refourgué… mais sans les munitions, ou avec des d’un calibre qu’allait pas dans le canon !!*
    « Douce France, cher pays de mon enfance… » : décidément, dans le genre va-de-la-gueule incom-pétants (plus haut que leur cul…), t’auras toujours le chic pour les repérer et les monter en épingle !
    Mais revenons zaux choses sérieuses : la poule d’eau qui couve à Bercy… on dit aussi « foulque » pour ce genre de bestiole écervelée (Foulqu’en delà…) : maintenant que les pythons vont chercher « en mains propres »** des sous dans les distribanques (C/o Sputnik de ce matin…) on doit s’attendre à tout !
    En attendant et pour reparler de ces n’tites bêtes si chéries, le con-finement, ça touche apparemment pas les chasseurs : depuis trois jours, ici ça canarde de tous les côtés ! et pas un gendarme en vue ! Z’ont bien raison : un accident de chasse est si vite arrivé… après tout, se tromper de volaille, ça peut arriver, nââânnn ! Surtout avec le pastis-bio !!!
    Soupîîîrrr… et bises (de loin) à touto el mundo,
    T.O.

    (*) Celle-là aussi, elle est authentique… C’est mon grand-dab côté maman qui me l’a racontée : il y était. Et il a épousé la cantinière… après la guerre !
    (**) « En mains propres ? »… là, je m’demande bien comment qu’y font, les serpents ???

  2. Interlude grotesque :
    Vous parlez franzesch ? Moi aussi. Du moins je le croyais, jusqu’à ce que je tombe là-dessus :
    « Mécontent de l’arrêt de la CJCE, le BVerfG a décidé de prendre l’affaire en main et de revoir l’arrêt de la CJCE, afin d’évaluer si la BCE (et par conséquent la CJCE) avait agi dans les limites de son mandat, tel que défini dans les traités de l’UE – tel qu’interprété par le BVerfG lui-même. »
    … Y a-t-il – pour me traduire – un interprète dans la salle ? Pass’ que moi, j’ai rien pigé…
    Ahlàlà, la vie est dure pour les pôv’ retraités…
    T.O.

    1. C’est de la littérature professionnelle : à chaque métier son jargon ! c’est en quelque sorte le louchébem (*) des fonctionnaires de Bruxelles, ou des financiers de la SocGen, ou de… : clairement pas pour nous autres, pauvres clampins lambda.

      (*) pour les végétariens et les ignorants : langage hermétique des bouchers-charcutiers.

  3. Ouais… je veux bien. Encore que… S’pliquez moi comment on prononce « BVerfG » ? Parce que si y’a des minuscules au milieu, c’est donc que ce n’est pas un sigle, ou plutôt un « acronyme », comme qu’on dit aujourd’hui… (on me souffle en Régie « C’est pas fait pour être dit, mais pour être lu ou vu ! »). OK ! mais ça ne m’explique toujours pas comment ça se dit. (Bon, d’accord, je triche un peu ; en Germanie, on a les « GmbH »… aussi imprononçables. Et dire qu’en Franzesch, le même « Kombinat » est désigné par les seules deux lettres « S.A. »… Pour une fois qu’y font simple !!! Rien à voir avec la garde rapprochée de Ernst Rœhm toutefois, gentiment décimée par les SS durant la « Nuit des Longs Couteaux »… Ahhhh, ce que c’est que la Kulturr ! Vous voyez comment, partis d’un charabia imprononçable, on vous plonge en pleine Histoire avec une « Hache » majuscule ? Vous en trouverez d’autres des sites qui prennent aussi bien soin de la vostra cultivaciòñ !)
    ALlEz, bon déKONfinement tout de même ! Ici, le ciel s’est mis de l’apartheid : il est tombé des brouettes d’eau depuis Yières-Swâr et ce matin, la température peine à atteindre les 11° sur l’échelle de Monsieur Celsius… Dire qu’il y a pas huit jours, on avait + 29°, limite 30 !!!!! Ce matin, même les tourterelles grelottent en roucoulant… ou l’inverse.
    Enfin, pourvou que ça congèle le virus !
    T.O.

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