Levallois-Perret, ton univers impitoyaableu

Libé et puis en écho Le Monde et Le Parisien – pas le Figaro, ou alors je l’ai loupé ? – titrent sur le couple Balkany, lui maire de Levallois-Perret et député cumulard, elle épouse dudit et adjointe au maire de la même commune – c’est une coïncidence, un hasard fortuit mais non illégal, vous voilà rassurés. Ils sont dans le collimateur de la Justice avec deux « LL », non « colimateur » comme s’obstine à écrire Le Monde à propos de monsieur Banier, photographe et pour le moment quasi milliardaire, mais pas du fait de sa production photographique. Les époux Balkany ont des casseroles aux fesses, une maisonnette dans l’Atlantique des Caraïbes, et, soupçonne-t-on, une modeste et luxueuse mechta à Marrakech. Le tout est en principe propriété de diverses sociétés « off-shore », ils sont juste là en locataires, vous pensez bien. Ils partent régulièrement paraît-il aux Antilles en classe Affaires, payé tout cash en liquide. Enfin, si j’en crois les canards sus-cités, les Balkany ne payent pas l’ISF, bien au chaud probablement derrière un conseiller fiscal, des placements judicieux aux petits oignons et puis ils ne vivraient pas maritalement, donc chacun des deux sous la barre de l’ISF (*)

Libé et Le Monde reproduisent les mêmes infos, notamment des extraits de bandes enregistrées des conversations téléphoniques de Mme Balkany… elle est clairement désignée, dans ces dialogues, comme la proprio de la baraque de Marrakech. Vous pourrez vous faire votre opinion, c’est dans le journal, les journaux.

Et… c’est là que le bât blesse. Comment se fait-ce que les journaleux soient au courant de ces détails de l’instruction ? Vous connaissez le secret de l”instruction ? Eh bien en l’occurrence c’est du pipeau, et tiens, là justement le Monde et Libé violent allègrement le secret de l’instruction, instruits illégalement par je ne sais quelle taupe du Siège ou du Parquet.

Je n’ai aucune sympathie, c’est une litote, pour monsieur et madame Balkany – que la Justice passe, et d’autant plus sévère que ce sont des élus, supposés exemplaires, si les turpitudes qu’on leur prête sont avérées. Mais, nom de nom, comment peut-on laisser violer comme ça les secrets d’une instruction ? C’est une autre turpitude, et gravissime. Nous attendons une enquête et des sanctions exemplaires.

Tibert, à tout hasard, on ne sait jamais…

(*) Pour échapper à l’ISF, si votre ménage tape sous la barre des deux fois le plancher d’imposition, répartissez-vous l’argenterie et DIVORCEZ, ou mimez une scène de ménage : vous ne serez plus imposable.

Nécro

Je vois des tas de trucs ces temps-ci sur des cimetières visités de façon au moins malveillante, sinon haineuse, avec déprédations, stèles brisées… vous avez certainement en tête le saccage du cimetière juif de Sarre-Union par cinq ados débiles et / ou haineux ; mais il y en a d’autres, plein d’autres, apprend-on en fouillant les journaux et les archives. J’ai visionné hier une video manifestement orientée politiquement, mais manifestement authentique, prise sur le vif : des activistes musulmans saccageaient un cimetière militaire de la dernière guerre à Tobrouk (Lybie) : plaques juives ou chrétiennes jetées à terre et brisées ; crucifix démolis à la masse… “débile” et “haineux” sont des qualificatifs qui s’appliquent aussi bien dans ce cas, c’est évident, et à l’odieux de cette démonstration de fanatisme religieux s’ajoute l’abjection de s’en prendre à des morts.

On a vu Moi-Président se déplacer à Sarre-Union, discours indigné etc, et il a bien fait, il a bien parlé. La haine anti-Juifs est odieuse et mérite d’être combattue (je n’emploie pas le terme commode « antisémitisme » car fourre-tout et trompeur : il n’y a pas bijection entre les Sémites et les Juifs). Mais le 19 février dernier on nous annonçait 12 ou 13 tombes (les comptages divergent) saccagées dans l’Aude, à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, dans le cimetière communal. Le Midi-Libre, le canard de là-bas, nous le dit : « Pierres tombales cassées, croix brisées, pots de fleurs, plaques commémoratives jetés à terre. Ce qui laisserait à penser plus à du vandalisme gratuit et à la bêtise, qu’à des actes antireligieux ». Notons bien que Le Monde et les autorités ne disent pas autre chose : « une profanation qui ne présente aucun caractère religieux ou raciste, a annoncé jeudi 19 février le procureur de Narbonne ».

Donc renverser ou briser des croix ça compte pour du beurre, qu’on se le dise, ça n’a aucun caractère religieux – dormez braves gens, la situation est sous contrôle. Si les abrutis qui ont fait ça avaient sélectionné des tombes musulmanes ou juives, aïe aïe aïe ! Condamnations unanimes de la République et des Autorités, racisme, ignoble agression dans le cimetière de Saint-Laurent-machin, etc. Mais des tombes chrétiennes ? C’est d’un banal… d’ailleurs Normal-Moi a déjà donné, et ne se dérangera pas pour marquer le coup d’un ton indigné au cimetière de Saint-Laurent-bidule dans l’Aude : pas que ça à faire, quoi, zut, il y a des trucs plus urgents.

Tibert

Parlez-vous danois ?

Je tire rarement la matière de mes billets des rations de Libé, mais ici ce sera le cas. J’y lis – et non réservé aux seuls abonnés, merci Libé ! – un billet d’un certain Grondhal, où le “o” est barré en biais, ce qui fait à peu près le son “eu”, “Greundhal”. ce monsieur est “écrivain danois”, et titre son article “La gauche candide sur Charlie“. Lisez-moi ça, ça décoiffe, ça rabote la couche de poussière idéologique, bref ça questionne sainement. Petit bémol, j’ai des doutes sur la qualité de la traduction, quelques tournures de phrases donnant l’air de tourner bancal, justement.

Extrait : “A gauche, on considère qu’il n’est pas bien de critiquer ou de se moquer de l’islam et l’on commet une erreur catégorique qu’une culture plus laïque ne commettra pas, à savoir confondre l’homme et la foi, les opinions de cet homme. On présuppose tacitement, d’une manière en fait condescendante, que la foi des musulmans devrait être plus indissociable de leur être que cela ne l’est chez n’importe qui. Ainsi, une attaque des conceptions religieuses doit naturellement être perçue comme une attaque des croyants.”

Grondhal dénonce  un comportement en fait condescendant envers les croyants musulmans ; mais lisez-le, vous vous ferez votre religion ; -)

La fin sonne dur : “Chacun sait que la laïcité est assiégée, mais je me demande si, pour reprendre les mots de Milan Kundera, les intellectuels danois ne risquent pas de finir comme «les brillants alliés de leurs fossoyeurs».

J’en dirai tout autant de mes chers compatriotes, et puis Kundera écrit en fançais, comme chacun sait.

Tibert.

Très bonne question !

Le “Monde” titre, visiblement navré, sur 2 sondages qui donnent Mme Le Pen en tête d’un premier tour Présidentiel, quels que soient les concurrents sérieux (ouf, au second tour elle se ramasserait dans tous les cas ).  Eh oui, moult navré, Le Monde ! et encore une fois il nous met en garde, attention les sondages c’est à prendre avec des pincettes, etc (surtout s’ils sont désagréables).

Mais le sujet n’est pas là… les commentaires suivant cet article vont bon train, n’est-ce-pas, et l’un d’eux, clairement hostile au parti bleu Marine, énonce ceci :

Le “peuple” n’a pas forcément raison, surtout lorsque son “cœur” penche majoritairement à l’extrême-droite xénophobe. Il serait grand temps de poser la question – qu’il faudra probablement se poser en 2017 : quelles sont les limites de la démocratie ? Faut-il céder au populisme, fut-il majoritaire dans les urnes ?

On constate que le peuple et son coeur (s’il penche à droite-toute, du moins) ont droit à des guillemets, qui ne sont pas de moi. Le propos cité est délibérément provocateur, évidemment, et carrément cynique. Mais passons, et, disons-le, c’est là une excellente interpellation, nous y trouvons un condensé de la problématique démocratique, le pire système à l’exception de tous les autres.

On peut d’ailleurs illustrer cette question avec l’Algérie, lorsqu’à la suite d’un premier tour de Législatives favorable au FIS islamiste à la fin 1991, les autorités ont tout simplement annulé ces élections : le “peuple” avait eu tort, le pays était en danger, et hop la démocratie aux orties – démocratie qui avait trouvé là ses limites. Le débat avait tourné autour du thème “peut-on laisser venir au pouvoir démocratiquement les ennemis de la démocratie ?” ; en d’autres termes, si le loup bouffeur de démocratie montre patte blanche, faut-il lui ouvrir la porte ? et bien évidemment la réponse des démocrates est NON, ils ne vont pas se laisser bouffer. Exemple-type : l’arrivée de Hitler et du NSDAP au pouvoir en Allemagne au début 1933 ; on sait ce qu’Hitler a fait ensuite du Reichstag et de la démocratie.

Mais ici la situation tant redoutée pour 2017 verrait le “coeur” du “peuple” pencher vers l’extrême-droite xénophobe… seraient-ce, seront-ce des ennemis de la démocratie ? des populistes ? vous voyez les présupposés : FN = Droite-extrême = Fascistes, Nazis, et toutes sortes de noms d’oiseaux. A crier “au loup, au loup” à tue-tête, nos élitistes démocrates très éclairés  – nos guides dans la nuit, n’est-ce pas – ne verraient pas d’inconvénient à nous confisquer – pour notre bien, attention – la démocratie.

Ils pourraient prendre des leçons de démocratie chez les Suisses (*), nos très clairvoyants dirigeants qui ne consultent le “peuple” qu’environ tous les 20 ans, et encore avec des questions référendaires biaisées, du genre “Etes-vous favorables aux crêpes bretonnes et à la musique électronique ?” Oui / Non.

Tibert

(*) Populistes, forcément populistes, les Suisses : des référendums fréquents et lisibles, berk.

Si ma tante en avait deux,

… ce serait tès grave. Vous vous rendez compte ?

Je cite : “Si ces faits étaient avérés, il y aurait alors des choses extrêmement graves qui se seraient passées », a estimé hier sur BFMTV Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, à propos des soupçons de trafic d’influence qui pèsent sur Nicolas [Sarkozy] (et le reste de l’article du Parisien, il faut payer pour le lire, je passe mon tour).

Voilà : on a des soupçons ! des soupçons, forcément, sur Sarkozy l’infâme, la Bête Noire des juges et des journalistes (ça fait beaucoup). Déjà que c’est lui qui a dégotté ce Buisson, là,  c’est forcément sa faute si on l’enregistre à son insu. Non content de se faire espionner par ses collaborateurs, on lui a trouvé une autre possible casserole – si ces faits étaient avérés, bien entendu : trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Si les faits étaient avérés, on pourrait  lui imputer la bande à Bonnot.

La violation du secret de l’instruction, chers amis journaleux du Monde, du Parisien et d’ailleurs, vous y pataugez gaiement en l’occurrence. Qui c’est qui crie à tous les vents et sans aucune preuve ce que les juges sont seuls censés échafauder, supputer ?

Tenez, le comble de la tartufferie, “Le Monde” nous régale d’une video sur ces croustillantes et supputatoires fuites d’enquête :  et on nous balance des conditionnels accusateurs à tout-va, on lâche les chiens, mais le journaleux-enquêteur répète à qui mieux-mieux “il faut rester très prudent“… “si les faits sont avérés”… “c’est une piste d’enquête“. Admirable. Comment montrer d’un doigt accusateur d’un air faussement interrogatif.

Bref : cette “vaste affaire de violation du secret de l’instruction et de trafic d’influence” arrive à point nommé pour masquer un bide dans la recherche assidue, obstinée, de financements de campagne par Kadhafi. Que dalle, on n’a rien trouvé, hélas, reste donc à nous exhiber triomphalement, histoire de ne pas revenir bredouille, ce supposé, va savoir, peut-être, si c’était avéré… cet hypothétique “trafic d’influence” gravissime et qui ébranle la République, ce souhait d’un copain de Sarkozy de se voir muter à Monaco – ce qui ne s’est pas fait. “Si les faits sont avérés”, le Petit Nicolas n’a pas le bras si long qu’on le dit.

Mais que ceux qui n’ont jamais tenté – du temps où c’était encore possible – de faire sauter un PV par le beau-père de leur coiffeur lèvent le doigt, ils auront gagné toute mon estime.

Tibert

PS : Je viens de le capter sur ma parabole perso, c’est un scoop, cet échange téléphonique révélateur :

– Allo c’est toi Brice ?” (ou Claude, ou…, j’ai mal entendu)

– Ouais, salut Nico. Dis-moi, combien il t’a refilé, déjà, Mouammar, pour ta campagne 2007 ? je me souviens plus le chiffre…”

– Ouhlalahh, ça va chercher dans les… attends voir… boucoup, ça oui. Et en paquets de 50.000 dollars dans des sacs de toile banalisés, tu penses bien.”

– Ah OK merci du tuyau, c’est pour mes statistiques. Salut, à plus !”.

Mais chuuut, c’est le secret de l’instruction.

L'art de lâcher les boules puantes

D’ici la fin du mois nous aurons changé – ou pas – nos équipes municipales. Travail herculéen pour ce pays qui détient le record absolu du nombre de communes : 36.000, soit moins de 1.700 habitants par commune, en moyenne. Situation conne, ridicule, coûteuse, invalidante, mais c’est comme ça, y a pas moyen de changer ça, il faut des élus partout, et jusque sous le lit.

Mais ce billet vient ici saluer la fine stratégie destructrice de nos amis Socialistes, ou proclamés tels. Chacun sait que les sondages sont en berne pour FH, l’homme au scooter furtif de l’aube, et JMA le factotum, les célèbres duettistes de là-haut. Popularité au ras des pâquerettes, vote-sanction gnagnagna… les Municipales fleurent bon la cata et la Berezina pour ces messieurs-dames. Mais, mais…

Mais il y a les affaires, Dieu soit loué. Faute d’être bons, montrons que les autres sont mauvais. Et voici notre Copé-UMP avec son croc-en-jambe financier, une sombre affaire assez ancienne de boîte et de chiffres bidouillés ; et voilà l’équipe sarkozienne avec son chausse-trape Buisson, enregistrements croustillants et gênants etc. On y découvre des révélations décoiffantes, ébouriffantes : “Ah celle-là, quel boulet ! – ah ça c’est sûr, tu peux le dire, ah la la, tiens passe-moi le sel“.

Bon, ce qu’on dit off the records (en aparté) et le discours officiel, chacun sait que ce sont deux choses bien différentes. Que Machine est une conne, et Schmoldu un raseur, bon, paroles, paroles, bons mots… mais ici off the records est malencontreusement enregistré – et étalé au grand jour.

Mais QUI a piqué, stocké, armé ces pièges ? car le Buisson, le malfaisant qui a 1° enregistré, 2° conservé ces enregistrements, 3° les a laissé traîner, a terminé de sévir en mai 2012 ; ça fait maintenant bientôt 2 ans que son dictaphone  ne produit plus de vacheries confidentielles. Pendant 21 mois, donc,  “on” a gardé ça bien au chaud, en prévision de, attendu le bon moment, et balancé la purée… juste avant les Municipales.

Vous ne me ferez pas croire que tout ça vient “comme ça vient”.  Monsieur Désir, Harlem, a raison : il faut une commission d’enquête parlementaire, il faut que nous sachions, il faut que la Justice passe, et sec. Quelle est la teneur complète de ces enregistrements “dans la nature” ? quels secrets-défense ont été interceptés ? le code de la bombe A, peut-être ? qui est mouillé ? jusqu’où ? au bénéfice de qui ? c’est une trop grosse boule puante, celle-là.

Tibert

Pffft, cinq fruits et légumes !

Eh non, désolé, il n’y aura que deux fruits-et-légumes aujourd’hui, je n’ai pas le courage, le temps et l’inspiration à traiter 5 sujets. Je sais, je vais me faire gronder, les gros yeux, mauvais Français, et les 45 minutes de marche, et “pour ma sécurité”, et fumer dans les toilettes peut porter atteinte aux détecteurs de fumée, etc.

Premio : Monsieur Valls, dans le demi-cercle (l’hémicycle, en grec, mais revenons aux fondamentaux) apostrophant M. Goasguen, suite à une question de ce dernier sur la casse à Nantes :”… vous en venez, vous, de l’extrême-droite“. Certes, certes ! Il n’est que de lire les pages wiki sur monsieur Goasguen, c’est indiqué assez clairement, il a été jeune et d’extrême-droite (*).

Ce qui est rigolo, c’est de survoler les curriculi vitae de nombre de ces messieurs du PS qui de nos jours rondifient du bide derrière le gilet de leur costard 3 pièces. On y découvrira moult anciens (?) trotskistes, plus rarement maos, anars… eh oui, ils ont été jeunes et d’extrême-gauche (*).

Ce n’est pas pareil ? non, sauf que ça se vaut en matière de prétentions : foutre en l’air la démocratie. Et que ça se vaut aussi en bilan de malheurs, atrocités, cadavres, là où ça a fonctionné. Un partout, la baballe au centre, monsieur Valls, il faut combattre tous les extrêmes, sans distinction de latéralité.

Deuxio, Je lis ça :

La CSG non déductible ! le hold-up fiscal à l’état cristallisé, qui refait surface, après la première mouture façon Rocard, sous Tonton. On veut donc nous refaire ce coup dégueulasse, des fois que, besoin de fric, vous comprenez…

Attends que je t’explique, ami pigeon  à a plumer : tu payes la CSG, bien forcé : civisme, effort collectif gnagnagna, mais ça n’est pas décompté de ta déclaration de revenus ! comme si tu ne t’en étais pas privé, de cette putain de CSG. Et donc tu payes des impôts, entre autres, sur le montant de la CSG qu’on t’a prélevée. La double peine, quoi. C’est pas beau, ça ? moral ? social ? socialiste, à tout le moins.

Tibert

(*) Tout le monde peut se tromper, soupirait le hérisson mâle en descendant, dépité, d’une brosse à chaussures.

Comment prendre ses congés-maladie

Je vous entretiens ici des champions de l’absentéisme non planifié (quoique…) chez les fonctionnaires municipaux. Un site nous en parle, relayé par Le Figaro et Le Point, forcément, pour nuire, vous pensez bien, et nous donne le palmarès des villes où les employés municipaux sont les plus transparents, absents, indisponibles, pas à leur poste – en dehors de leurs congés légaux, évidemment.

Palme d’or : Montpellier – 39,16 jours d’absence par an, loin devant Grenoble, médaille d’argent avec 35,45 ; puis Strasbourg (31,96).

Cuillère de bois : Besançon – 14,16 jours d’absence par an “seulement”.

Voilà… bien entendu ceci ne comprend pas les congés payés, soit 5 semaines, plus les jours fériés légaux, genre 14 Juillet, Ascension etc. A la grosse, donc, à Montpellier ça fait 39 + 25 + 4 = 68 jours ouvrés d’absence du boulot par an, sur 261 jours ouvrés théoriques maxi (52 fois 5 jours +1) dans l’année : il en reste 193, 193 jours à travailler, tout de même, c’est pas rien.

Il n’est pas inutile de remarquer, ceci expliquant cela, ou hasard fortuit, que Montpellier est une des toutes premières villes pour le palmarès des taxes locales, foncière, habitation… qui y matraquent très lourdement les malheureux habitants. Des esprits malveillants pourraient avancer que les effectifs des fonctionnaires territoriaux sont peut-être abusivement gonflés, d’où des taxes insupportables. Mais ce sont de mauvais esprits.

Dans la vertueuse Besançon, au contraire, on travaille 25 jours de plus par an qu’à Montpellier, soit largement 2 jours de plus par mois. Hélas, Lille, Amiens, Nice, Marseille ne figurent pas au palmarès, ces villes n’ont pas de chiffres, ou inexploitables…

Et pourquoi je vous raconte ça ? parce que ça signifie que les mairies de Montpellier, Grenoble, etc… sont incompétentes à gèrer leurs employés communaux, et qu’il serait justifié de virer les DRH (*) de ces villes. Car, de deux choses l’une :

– ou bien les conditions de travail y sont absolument infâmes, décimant les valeureux travailleurs, qui tombent comme des mouches,

– ou bien ces mêmes employés abusent et profitent impunément du  laisser-faire de leurs édiles.

Dans les deux cas, il est urgent de faire quelque chose, ça va mal. L’IFRAP, l’organisme qui a pondu ces chiffres, nous dit : “Un fort taux d’absentéisme révèle un problème de gestion d’équipe ou de motivation au travail. A Montpellier, certains agents semblent par exemple avoir un double travail» (**)

Rassurons-nous, munis de ces précieuses mises en garde, les élus de nos villes soi-disant mal gérées sauront redresser la barre, et rapidement : aux Municipales de Mars, tout le monde sera beau et gentil.

Tibert

(*) DRH, les Directeurs des Ressources Humaines, ou les Chefs du Personnel, en langage clair.

(**) Comme vous voyez, c’est juste un problème de motivation.

Tous cocus

Le “Monde”, cet ex-prestigieux canard qui snobait les photos et cultivait le ton sobre et neutre de l’observateur objectif, le Monde, donc, nous régale, sur la Toile – et c’est gratoche, pas besoin d’être abonné – d’un long article très fouillé intitulé “A l’Elysée, la nuit où Closer est paru“. Dépêchez-vous de le lire in extenso avant qu’il passe à la trappe ou devienne payant, ce brillant exercice de journalisme. On dirait presque que l’auteure y était, dans le bureau fatal, planquée sous le tapis ou derrière un paravent.

Au fait, que cela ne vous empêche pas de vous tenir informés des médailles olympiques des Français à Sotchi, c’est super-important ! et puis s’il vous reste 5 minutes, de parcourir les échos de ce qui se passe à Kiev, en Ukraine, mais bon, c’est moins motivant, et c’est loin, et il n’y a pas de médailles tricolores à Kiev.

Mais revenons à notre article élyséen, à cette tranche de nuit, la nuit blanche, paraît-il, où Normal-Premier se rend compte, malgré la tripatouillée de conseillers de haut vol qui l’entourent, le bichonnent et tentent de faire semblant de lui trouver une solution, histoire de justifier leurs émoluments mirobolants, virgule, on respire – où il se rend compte, donc, que ça va se savoir partout, plus moyen d’acheter tous les exemplaires de Closer dans les kiosques, comme on sait le faire en haut lieu à Levallois-Perret pour des trucs de moindre envergure.

Bon, je ne vous en dis pas plus, ou pas beaucoup plus, lisez donc ce long et circonstancié monument de journalisme bien renseigné – et il y a de belles illustrations, genre gros plan sur une moulure d’un bureau du Mobilier National “Retour d’Egypte”, etc. Vous y découvrirez que, non, Valérie T., pauvre femme, n’est pas la seule à plaindre dans son infortune. Nous aussi, nous aussi ! nous les cocus de l’anaphore, et les cochons de payants, rançonnés pour entretenir des petits marquis tourbillonnants et superflus, même pas capables de, je ne sais pas, moi… dynamiter une imprimerie, détourner et prendre possession du ou des semi-remorques qui trimballent les liasses d’exemplaires de Closer, ou prendre la patronne de ce magazine de ragots glauques en otage, par exemple.

Erreur de casting ! c’est Blueberry ou Rambo qu’il fallait embaucher, cette nuit blanche-là, monsieur le Président.

Tibert

L'apéro ne serait-il pas seulement de droite ?

Je suis ça depuis un bout de temps : cette histoire d’un candidat du Parti de Gauche (le PG) pour les Municipales à Périgueux, jeté de la liste par ses Chefs car il avait trinqué – on l’avait vu trinquer – lors d’un pot à la mairie, avec un ancien ministre gaulliste du coin, Yves Guéna. Horreur et putréfaction.

Ils sont décidément sérieusement tarés, au PG ! Ils n’ont pas le moindre bout de jugeotte, à chercher des poux dans la tête à l’un des leurs, pour s’être compromis avec l’ “ennemi de classe”, ennemi en l’occurrence courtois, nonéganaire et retiré des voitures depuis longtemps, et qui ne puait pas du bec.

Eh bien je suis ravi de constater , tenez, lisez ça, qu’au PG il reste des gens sensés, pas sectaires, humains – pas seulement des machines à mordre l’ “ennemi de classe”, des gens pour qui – et pour moi aussi – cette sanction est révoltante. Du coup le PG remonte dans mon estime – il revient de loin, je dois vous dire.

Monsieur Mélenchon, le Lider Maximo du PG – qu’on reconnaît à son écharpe rouge façon Tonton, mais il n’a pas osé plagier le bitos – s’en fout, des militants qui claquent la porte : “Si des gens sont mal à l’aise, mais qu’ils aillent à un autre parti, je ne leur en veux pas “, déclare-t-il. Vous voyez, il ne leur en veut pas. Lui non plus, finalement n’est pas seulement une machine à mordre. Ça vous étonne, hein ?

Tibert