La maire de Paris, madame Hidalgo, veut une loi ! Une loi sur l’éparpillement des migrants dans tout le pays, vu que pour des raisons bizarres et qu’elle seule ne perçoit pas, TOUS les migrants se ruent à Paris ou Calais (en effet, pourquoi pas à Salbris, à Lavelanet, à Antibes, à Sisteron, à Lisieux, à Thiers, à Thionville ? c’est curieux, tout de même, cette attraction pour Paris… qu’est-ce qu’il y a de spécial, à Paris ? c’est pour la Tour Eiffel ? ).
Je veux une loi, dit-elle, et hop que ça saute. D’abord on dit “je voudrais”. Et une loi de plus qui ne servira à rien, vu que, tout le monde le sait, les assoces (forcément mondialistes, forcément de gauche, le coeur sur la main etc) sont évidemment à Paris, c’est là qu’on peut survivre ; certes, physiquement, oui, à Bourg-sous-Gonesse – Tarn-et-Meuse, 1328 habitants – dans un centre d’accueil genre ancienne gendarmerie, on pourrait y vivre, mais qu’est-ce que vous voulez qu’on y foute, quand on est jeune, mâle, célibataire (ça s’appelle réfugié économique, maintenant, les journaleux de la Bonne-Pensée ont trouvé le vocable complaisant qui va bien), Noir et issu de l’Erythrée, du Soudan, de la Lybie, de la Gambie etc…) ? Qui c’est qui va venir les chercher pour des petits boulots au noir ? quelles assoces bénévoles vont les y bichonner un tant soit peu ?
Une loi pour rien, car la Loi existe déjà ! mais ce n’est, aurait dit Bismark, ce n’est qu’un Stückpapier, un bout de papier, et on la bafoue massivement tous les jours. En principe on n’entre pas comme ça sur notre territoire, il faut un passeport, des papiers, parfois un visa, et des tampons, etc. Et les migrants sont très loin d’être tous des malheureux fuyant les guerres et les persécutions. Allez, madame Hidalgo, une loi pour faire semblant de croire qu’on peut forcer un migrant (en l’espèce, les très majoritaires réfugiés économiques) à rester passivement croupir à BouzeuxVille, quand rien, et surtout pas nos lois débiles (*) n’ont pu l’empêcher de pénétrer sur notre sol.
Tibert
(*) Débile ? du latin debilis : à la racine, c’est faible, sans force. Inefficace, en somme.
