Circonstances atténuantes (bis)

Beaucoup moins marrant que le délicieux vieux nanar (1939) du même titre – voir plus haut – où Michel Simon “Le Sentencier” , Arletty, Andrex… passent du bon temps dans un rade de banlieue découvert, hasard heureux, à l’occasion d’une panne de bagnole. ici il s’agit d’un salopard qui a cassé la gueule – fracture du crâne, etc – à un flic, du fait qu’il était homo, et peut-être aussi parce qu’il était flic. Article du Parigot, extrait : “Ce jeune homme est d’ailleurs défavorablement connu de la justice pour avoir agressé un chauffeur de taxi avec une bouteille. Mais son casier judiciaire est vierge et il était ivre au moment des faits” . On ne saura pas qui est ce type, naturellement : ça craint ! présomption d’innocence (tu parles !). Mais voilà : “Mais son casier judiciaire est vierge et il était ivre au moment des faits” . Ah s’il était ivre au moment des faits… brave petit ! il tenait une bonne cuite, ah la la ! il était rond, quoi.

Sauf qu’en matière de délit routier, c’est une circonstance aggravante. J’ai du mal à concevoir pourquoi dans une voiture, c’est plus grave, et à pied, c’est moins grave. La biture comme excuse, c’est assez immonde, même sous la plume d’un journaleux du Parigot.

Tibert

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