( Le RN – du moins s’il vient aux manivelles en 2027 – veut coller des amendes aux femmes voilées dans la rue : et une mesure stupide, une ! la République est laïque, les croyances privées ne sont pas son domaine ; la musulmane qui va acheter son pain avec son voile – laissant du moins son visage apparent – ne gêne pas plus la République que le Juif coiffé de sa kippa qui promène son clebs, ou la paroissienne qui, son missel sous le bras, va à confesse : ils vaquent à des occupations personnelles. Autre chose, évidemment, s’il s’agit de missions d’ordre public ! Cette annonce prématurée est stupide et contre-productive : de quoi rebiffer bien du monde. Bref : une ânerie. )
Mais Le Monde s’émeut de la tendance désagréable à voir les vacances de plus en plus soumises aux abominables QR-codes et autres réservations en-ligne : il devient souvent nécessaire de s’inscrire au préalable, pour un musée, une calanque, un site, un évènement… on est trop nombreux, voilà ! et tous à vouloir admirer le coucher du soleil sur la lagune au même instant et au même endroit. Tenez-vous bien : on va vers un système à deux étages : 1) – On s’inscrit pour avoir le droit d’essayer de s’inscrire ; 2) En cas de succès, on fait la queue avec sa souris et son clavier pour essayer de s’inscrire. Citation : “L’office du tourisme du Guillestrois et du Queyras a créé un e-mail d’alerte à destination de ceux qui voulaient être prévenus deux jours avant la date d’ouverture des réservations des refuges. Plus d’un millier de personnes s’y sont inscrites” . A la queue, comme tout le monde !
Enfin, hier au soir, j’écoutais monsieur Borloo sur LCI. Mes amis, on a trouvé : Borloo président ! il nous délivrait livrait une analyse sanglante de nos maux : un gymnase à construire ? 6-7 décideurs, tous plus importants les uns que les autres, tous tirant à hue et à dia, et voilà un chantier qui prend cinq ans dans la vue et + 30% sur le devis initial ! 400.000 normes, toutes nous ficelant serré. Une administration qui veut justifier son utilité à en rajouter des couches… on est foutus !
L’administration, nos élus, auraient bien plus intérêt à la noble mission de détricoter cet écheveau terrible de règles inhumaines : quand verrons-nous des sessions parlementaires occupées à débattre de la suppression des contraintes inutiles, obsolètes, redondantes ? quand les décideurs, forcément Parisiens, laisseront les autochtones décider localement ?
Cependant, impavide, monsieur Lecornu envisage – on sent bien que ça vient – de recourir à la générosité, contrainte ou pas, des anciens : on va désindexer les retraites ! quant à songer à une cure salutaire d’amaigrissement de l’Etat ? du millefeuille ? des strates ? soyons sérieux… il y a trop de monde impliqué, là… vous vous rendez compte ? qu’est-ce qu’on va faire d’eux ?
On continue, donc.
Tibert
