Contraste et séquence rétro

( On se paye, cet été, des incendies terribles. Comment ? un gars débroussaille un talus avec une lame acier, qui heurte un silex : étincelle, brindilles sèches, un peu de vent, et hop, c’est parti, rien sur place pour étouffer le départ de feu, et voilà 2000, 3000… hectares qui s’embrasent. C’est involontaire, bien sûr – enfin, on le suppose – mais, s’il faut déjà craindre les pyromanes, il faut bien constater que nous sommes NULS en matière d’éducation anti-incendies. Nuls, et indisciplinés.

L’énorme, historique incendie de 1949, parti de Saucats, dans le 3-3, démarra d’une scierie, où un ouvrier eut l’idée mortelle d’allumer sa cigarette ! Pourtant, les scieries, hein, ça craint ! Ce qui provoqua la destruction de centaines d’habitations, 50.000 hectares de surface brûlée (soit 500 km2 : un carré de 22 km de côté), et surtout 82 morts ! des sauveteurs pris au piège. Tout ça pour s’en griller une…

Il faudra, vraiment, que l’instruction obligatoire enseigne à nos chères têtes blondes les B-A-BA de la prévention des incendies ; ça reste à faire. Je sais, ça fait encore un truc de plus à leur apprendre, et ça les gonfle : leurs petits écrans plats dans la main, c’est nettement plus cool. Mais à imaginer les centaines de milliers de mégots pas éteints qui vont, d’ici les pluies de l’automne, être jetés n’importe où… )

Ceci dit, la Une du Parigot de ce jour offre un contraste intéressant et qui donne à penser. Deux têtes d’article qui se télescopent :

« L’État est redevenu fort » : en Italie, Giorgia Meloni relance la guerre contre « la racaille ». Il s’agit, on l’aura compris, de l’état italien.

« L’État a failli » : dix ans après l’assassinat du père Hamel par deux terroristes, sa sœur entre pardon et colère ». C’est l’état français qui est ainsi pointé du doigt.

Voilà… je vous laisse vous faire votre opinion.

Tibert

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