( Le Sénat examine et corrige actuellement un texte législatif projetant de supprimer clairement le fameux “devoir conjugal” , au nom duquel, nolens volens, Martine doit subir, c’est le mot qui va bien, les conséquences hussardesques des montées de testostérone de Robert (*), ou, plus rarement, vice-versa. C’est un pan entier de notre folklore qui fout le camp : la chemise de nuit avec sa longue boutonnière centrale-ventrale, ornée du justificatif “Dieu le veut” , et autres “ben quoi, on est pas samedi !” , “pas ce soir, j’ai la migraine” … on n’a pas envie, et basta. Ce qui ne résout rien, mais clarifie les choses. )
Et puis un titre du Monde résume bien le bilan désastreux des aventures de Donald & Benjamin, les duettistes pas drôles. Les Iraniens se retrouvent dans une mouise encore pire qu’avant, cadenassés par un régime abominé, amoindri mais encore plus radical ; dans les ruines, et sans espoir que ça change. On leur avait promis “tenez bon, l’aide arrive” ; on a ensuite estimé qu’ils n’avaient plus qu’à se soulever (tu parles, Charles !). Bref c’est un bide de premier ordre. Et on n’a sans doute pas touché le fond.
Terminons sur cette glaçante nouvelle : “La glace de mer de plus en plus fine en Antarctique se brise sous le poids des manchots empereurs, menacés d’extinction” . Symétriquement, la Mer de Glace, de plus en plus mince, se brise sous le poids des gogos qui l’arpentent et s’y font des selfies ; eux sont, hélas, en pleine expansion.
Tibert
(*) Pour préserver l’anonymat du hussard et de sa victime, les prénoms ont été changés. Je vous rapporte ici un bref dialogue, typique de ce genre d’effusions torrides : “Alors ? heureuse ? – Ah oui, heureuse que ce soit fini !” .
