Noël mammaire

Vous en serez certainement d’accord, l’annonce, peu avant Noël, que les prothèses PIP (*) destinées à donner plus de volumes (allez, au pluriel, c’est plus volumineux) aux seins des femmes soucieuses d’aérodynamisme, sont de vraies bombes à retardement et vont devoir être « explantées », présente bien plus d’importance que ce buzz (le remue-ménage, quoi) autour de  l’initiative débile de nos parlementaires visant à légiférer sur la négation du génocide arménien.

Cette loi conne et inutile viendra s’ajouter aux nombreuses lois stupides, Gayssot etc… destinées à « cadrer » et censurer l’expression. Il est clair que la « Shoah », le génocide Khmer, arménien, vendéen, Katin, le Goulag… j’en oublie, là ? … sont des faits historiques, que leur réalité ne résulte pas de textes votés par le parlement français, mais d’une démarche neutre, scientifique. Les députés ont perdu là une occasion d’aller boire un coup, au lieu de faire tourner la machine à légiférer – qui chez nous ne chôme pas ! le problème, c’est juste de les faire appliquer, les lois… mais ceci est une autre histoire.

Mais basta avec cette loi, tirons la chasse. En fait, je ne puis m’empêcher d’établir un parallèle entre les notes attribuées par nos 3 comiques, Moodys-Standard etc…-Fitch, et la profondeur des bonnets de nos congénères du sexe dit faible (mon oeil !). Car autant il était du dernier chic il y a peu d’arborer des tailles C, D, E… (catégorie carrément spéculative), autant il est maintenant gratifiant, positif, de s’afficher avec du A, du AA, du AAA+ (celui-là, c’est pour Jane Birkin, à ses propres dires). Ca permet assurément d’éviter toute « dégradation » – vous en conviendrez avec moi, une poitrine dégradée à C- -, « à jouer au foot avec », dotée ou non de prothèses PIP,  c’est affligeant et moins pratique que des oeufs au plat.

Reste à pondre une loi pénalisant la négation de la nocivité des prothèses mammaires PIP. Soyez tranquilles, ça va venir.

Tibert

(*) exception faite des « reconstructions » mammaires suite à des cancers du sein – là, on ajoute l’horreur au tragique.

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