Prions Sainte Parité

Les évêques de France se sont réunis (voir le Figarôt) … à Lourdes, car là-bas il est facile d’organiser des colloques : il y a plein d’hôtels, et en ce moment c’est la morte-saison, on peut marchander sa chambre. Profitez-en au passage pour voir la belle photo de groupe, tous déguisés en longue robe verte avec une petite calotte violette du plus bel effet.

Mais là n’est pas mon propos, et si les évêques aiment  se travestir, grand bien leur fasse. Ils se sont réunis pour parler de la crise des vocations : « quand j’ordonne deux prêtres par an, j’en enterre vingt« , dit le chef de la catholicité lyonnaise. Effectivement, je me souviens des paroisses rurales des années cinquante, avec chacune son curé, son vicaire et sa gouvernante, tandis que de nos jours, pour un canton, on compte un curé, le même que celui des années cinquante, et il fait sa ronde en voiture, histoire de faire le tour des églises du coin, pour aérer un peu.

La réponse est simple, évidente, et juste : à l’heure où les femmes réclament – elles ont raison – la parité partout dans l’entreprise, dans les salaires, en politique, bref dans la cité, qu’est-ce que c’est que ces réacs machos qui s’obstinent à refuser l’accès de nos soeurs, nos compagnes à des responsabilités dans leur grosse multinationale ? la photo de groupe que je vous ai commentée le montre : nonobstant les belles robes longues et vertes, ZERO pour cent de femmes chez les évêques français !! pas une ! que des jambes poilues sous les déguisements.

Oui, qu’est-ce qu’il attend, le PDG, là, monsieur Ratzinger, pour ouvrir l’accès aux postes de responsabilité aux femmes ? hein ? et le gouvernement qui envisage des sanctions pour les boîtes qui sont trop machos, là, il laisse faire ? il n’y a pas plus macho que l’église catho, et ça rime.

Rêvons un peu… si le curé était une femme, retrouverions-nous le chemin de la messe du dimanche ? fréquenterions-nous de nouveau la pénombre murmurante des confessionnaux ? le glissement du volet de bois… le bruissement des surplis… ma Mère, j’ai eu des pensées impures… combien de fois, mon fils ?

Tibert