Dégâts collatéraux

… non pas que le résultat des élections me chagrinasse outre mesure : 1) je m’y attendais, 2) le canard belge, une fois, “Le Soir”, avait vendu la mèche sur le Houèbe vers 19 h 15, quarante-cinq minutes avant que les chiffres officiels ne tombent : tu parles d’une surprise !

Mais non, dommages collatéraux car, chers auditeurs, une nouvelle mouture du logiciel blogueux “WordPress” munie de son substrat-système idoine fraîchement installée démarre ici – espérons que les pannes épisodiques que vous pûtes (*) constater ne seront plus que de mauvais souvenirs – mais me casse ma mise en page, ah les sauvages !  moi qui avais placé dévotement ce blog sous le signe de l’inventivité hardie (Einstein) et de la rigueur logique (Göddel), immortalisés sous leurs bitos respectifs lors d’une déambulation amicale dans les allées de l’ Institute for Advanced Studies de Princeton. Au fait, vous saviez que Göddel, qui mourut quasi fou-dingue et squelettique, avait démontré (enfin, croyait avoir démontré…) l’existence de Dieu ? hélas il avait sur le tard, passez-moi l’expression, “pété une durite”, le pauvre Kurt G. : en fait y avait une erreur de calcul dans son propos, qui de toutes façons était voué à l’échec, car, je puis l’énoncer ici catégoriquement, Dieu n’existe pas plus que des poils sur un oeuf. J’espère d’ailleurs vous fournir ici même et très bientôt la primeur de cette démonstration.

Bon, c’est pas tout ça, je vais tâcher moyen de vous recréer pile-poil ou à peu près le louque de ce blog tibérien, tibertissime, que j’avais mis quand même pas mal de temps à fignoler. Soyez indulgents, y aura des effets de bord, ça va secouer dans les huniers.

Allez, à plus, votre dévoué…

Tibert, le Chat blogueur

(*) on dira ce qu’on voudra, mais l’accent circonflexe a parfois du bon.

Haine à tous les étages

(A l’heure où je mets sous presse, l’équipe marinienne était à dépouiller frénétiquement – va savoir, des fois que… – des tonnes de documents piratés par des pirates, justement, des pirates de l’Internet vraisemblablement plutôt Vladimir ou Volodia que Marcel ou Bob. Ils y cherchent – “attendez voir, juste  une seconde on va sûrement trouver un truc”  – de quoi jeter la merde, non au ventilateur, mais sur le candidat qui leur fait obstacle. Jolie campagne pestilentielle, euh, présidentielle.)

Mais au fait : la tribune – tronquée, hélas je ne suis pas abonné au Monde – de J-P Le Dantec en réponse à la diatribe de François Ruffin contre E. Macron m’a donné l’occasion de la lire, cette vitupération Ruffinesque : elle est en effet reproduite sur ce site. Et ma foi je rejoins pleinement Le Dantec – du moins sur la portion de son topo que Le Monde m’a chichement laissé lire ; après je ne sais pas 😉

J’ai pu voir à la télé F. Ruffin in vivo sur le site de l’usine Whirlpool lors de la journée de visite des deux candidats : quelle animosité ! quelle hargne ! on en était à conclure qu’il ramait fermement pour la Marine !! quand même bizarre pour un notable de “Nuit (gravement) Debout”…  on en vient à se dire que le populisme de gauche-extrême n’est pas plus ragoûtant que son pendant de l’autre bord : très schématique, taillé à la serpe, caricatural et pour tout dire putassier.

Mais je reviens à cette tribune de F. Ruffin : la haine y figure et y suinte de partout – bien que des arguments sensés soient aussi développés, tout de même. Comme un mantra, une invocation, une danse de la pluie, haï, haï, haï. Cette haine ? j’y retrouve pile-poil le climat infect qui a pourri le quinquennat de N. Sarkozy. Climat – alimenté à plaisir par la presse “dans la bonne ligne”  – qui a tenu lieu de fond d’analyse à tout ce que le président 2007-2012 a pu entreprendre – ou ne pas entreprendre. Loin de moi l’idée de défendre mordicus le bilan Sarkozien ; mais “haï, haï, haï” ?  c’est une analyse politique lucide, ça ? Le but apparaît clairement, de prolonger et perpétuer – après N. Sarkozy puis F. Fillon – cette détestation aveugle. D’un côté la haine obtuse, de l’autre l’adulation béate pour une figure providentielle, un lider : voilà le Populisme.

Tibert

Taïaut taïaut haro haro

“Vos propositions pour la sécurité, madame Le Pen ?

Franchement Macron vous avez été très très mauvais. Et cette petite fiesta à La Rotonde, vraiment…

“Mais, madame Le Pen, votre programme pour l’économie ?

Ah là là monsieur Macron, vous avez été lamentable. Et puis cette petite fête à La Rotonde (bis)…

“Soit, mais encore, madame Le Pen, quid de votre plan pour l’Education ?

Ce Macron, quel nul, Hollande-Junior, banquier, grands groupes etc etc…

pcc : Un spectateur du pugilat.

La politire du pique

… ou la troisième mi-temps dans la rue ?

On le sait, le Lider Maximo Mélenchon, à la différence de l’état-major du PCF ou de ce qu’il en reste, ne veut pas appeler à voter Macron… mais ne pourra évidemment pas voter Marine. Ouais… et ses groupies le suivent plutôt pas mal, se partageant en trois, comme le Picon-Grenadine (pas celui de Marius) : un tiers pour Macron, un petit tiers pour l’abstention, un bon tiers pour le vote blanc.

Voilà où en est le pays : les aficionados “insoumis” du Bolivarien-Chaviste JLM misent, en douce, en fait et en définitive sur la rue, la rue qui n’a que faire du résultat des urnes. Les urnes ? cékoissa ? Supposez que Marine passe, grâce entre autres à la bienveillante neutralité de tas d’ Insoumis   : elle trouvera la rue en face d’elle, c’est le message, et il est à peine plus nuancé envers le Marcheur-en-Marche. C’est d’ailleurs le jingle des quelques commandos lycéens jusqu’auboutistes et radicalisés à gauche-gauche, rustique et simplet : ni le banquier ni la fâchiste !

Voilà… en somme, après nous avoir volé une élection qui aurait pu être démocratique et politiquement claire en la sabotant avec le bazar moche des “affaires” bien touillées, on pourrait tout aussi bien nous voler la démocratie tout court : tenez, les débordements violents – lamentables de connerie, mais si prévisibles, si ritualisés – des défilés du 1er Mai nous ont donné un avant-goût de la suite ; les vitres des abribus parisiens, les grilles des platanes, les pavés des rues… tous ces symboles haïssables du capitalisme honni – honni de quelques maigres pour-cents de la population – n’ont qu’à bien se tenir. J’aimerais me tromper, mais hélas la troisième mi-temps, quel que soit le résultat du scrutin, s’annonce chaude, grâce, si j’ose dire, aux irresponsables parieurs du pire.

Cassandre-Tibert

Du contorsionnisme en politique

Tout d’abord, amis lecteurs (lectrices z’et lecteurs, dirait monsieur Macron, qui s’impose une discipline verbale de fer, et ça se voit !), toutes mes excuses les plus plates : mon blog a été inaccessible plus de quarante-huit heures, et vous a, pour sûr (*), gravement manqué. Je tâcherai de ne plus recommencer…

Mais au fait : le contorsionnisme en politique atteint des sommets, et voilà madame Marine qui se satisferait du maintien de l’Euro comme monnaie ! on se pince, on ne rêve pas… c’est LA mesure – la sortie de l’Euro – qui coince et reste en travers de la gorge de tas de groupies du FN et de son programme, LA mesure qui fâche, parce que ce sont de futures dévaluations en cascade évidemment, vie chère, monnaie de singe en peau de chagrin, et tout le tralala. Alors tout baigne ? eh oui mais non, enfin si, mais pas du tout… bref c’est un revirement bizarre, emberlificoté, vraiment pas franc du collier. Moi j’ai des doutes… mais, attendez…  on me dit dans l’oreillette que monsieur Dupont-Aignan y croit, lui ? le vrai gaulliste, là, Dupont-Aignan ? alors ça change tout  😉

Mais aussi, monsieur Jean-Luc “Caramba” Mélenchon (avec un e) défraie la chro-nique : se faisant tirer l’oreille pour dire, allez Jean-Luc sois sympa, qu’il votera Macron, il adopte une posture, et veut un geste de celui-ci, “sur sa réforme du Code du Travail” :  il souhaite que ça mollisse, en quelque sorte, qu’on ménage les dispositions existantes… alors là monsieur Mélenchon, si un truc doit être réformé profondément radicalement et d’urgence, c’est bien le Code du Travail ! qu’enfin la devise n° 2 de la République Française soit prise en compte : EGALITE des citoyens (… devant la retraite, la sécurité de l’emploi, la durée de travail…) pour les fonctionnaires et les salariés du Privé. Et puis ces foutaises de dispositions qui privilégient les “partenaires sociaux”, en fait des syndicats aux effectifs globalement minables mais cramponnés bec et ongles à leurs prérogatives. Tenez bon, monsieur Macron, l’écoutez pas, le Jean-Luc, y a pas besoin de lui,  ni de l’Union Bolivarienne .

Tibert

(*) Pour sûr est obsolète, très vieillot, je sais ; mais il évite le redoublement des phonèmes en “en”, hanhan. A défaut de pour sûr j’aurais écrit “sûrement gravement”, c’est très laid.

Trop-plein, trop long

Je me laisserais bien quinze jours de panne de “stylo”, au vu de l’actualité, trop riche, foisonnante – indigeste, pour tout dire.

Une lectrice de Ouest-France me signale une perle linguistique : “Candidatez pour pitcher au fundtrunk de Nantes le 8 juin“… j’avoue, c’est impressionnant. Si quelqu’un a la traduction… c’est peut-être du breton ?

Comme l’exprime un autre lecteur-contributeur, la cérémonie funèbre pour le flic assassiné l’autre soir sur les Champs-Elysées laisse dubitatif : où l’on découvre que ledit policier était homo, et voilà que son compagnon se fend d’une déclaration urbi et orbi, émouvante certes, poignante, oui, mais qui interroge : où a-t-on vu les veuves de flics hétéros assassinés prononcer des homélies similaires dans des circonstances similaires ? pourquoi tout ce faste, cette mise en scène ? instrumentalisation, voilà le mot qui vient à l’esprit.

Et puis le mélenchonisme défait n’est pas beau à voir. “Je m’voyais déjà“… chantait-il, le lider maximo de l’Alliance Bolivarienne : mais pas du tout, il n’y est pas, au second tour, et il se montre très mauvais perdant, voire hargneux (chassez le naturel, etc etc…), et puis à soixante-six ans c’est cuit pour la prochaine fois. Il lui reste, de dépit, à faire quelques dégâts supplémentaires à une gauche explosée qui n’en a vraiment pas besoin, dans l’état où elle est. Mais il se trouvera bien une petite place, un poste au Sénat ou à l’Assemblée dans les prochaines Législatives ou Sénatoriales, pour compléter ses points de retraite.

Ah oui, j’oubliais… Macron-Le Pen, en finale du simple mixte à Roland-Garros. On apprend, tout frais, que madame Marine n’est “pas la candidate du FN”, et puis voilà qu’elle se dit européenne… vous m’en direz tant ! Mais on en recausera, il y a le temps – à vrai dire, deux semaines c’est trop long.

Tibert

PS – Monsieur Jacques Attali, bientôt 74 ans aux châtaignes, membre de l’équipe “rapprochée” de monsieur Macron, parle de l’affaire Whirlpool (une usine qui est promise à la fermeture par ses patrons) comme d’une “anecdote” : et voilà que ça se fâche tout rouge chez ses collègues en macronisme ; il aurait dit une connerie, en somme. Mais il n’a pas employé, que je sache, et s’en est bien gardé, le mot “détail“, breveté horrible depuis que monsieur Le Pen s’en est servi. Anecdote n’est pas détail, certes, mais même si monsieur Attali énonce là une évidence – le problème Whirlpool n’est en effet clairement qu’un élément parmi d’autres (un détail, une anecdote, si l’on veut) d’un contexte industriel plus global – ça y est : détail et anecdote sont désormais identiquement maudits.

 

Peine-à-jouir quinquennale

Je vais vous entretenir de la fête : pour faire correctement la fête et sans pensée culpabilisatrice, il faut l’aval des médias qui vont bien. Il y a dix ans, monsieur Sarkozy, cet impudent qui avait osé les défier au Fouquet’s – lieu non agréé, quand par exemple “Le Bar Nabé”, rue des usines à Vitry-sur-Seine, semblait tout indiqué – muni d’un risotto crevettes-artichauts, a pu sentir la réprobation générale, mesurer sa faute de goût.  De même, ce malotru de Macron qui ignore les Bonnes Manières s’est fait salement remarquer, dimanche soir : outre que le second tour n’est pas dans la poche, il s’est réjoui avec ses amis à la Rotonde, à Paris-Montparnasse. Vous vous rendez compte, des hors-d’oeuvres à 13 euros, des plats à 28 euros ! mais peut-être s’est-il sagement contenté d’un supplément-beurre (4,50 euros) ?

Bref les cons sont là derechef, tous les cinq ans, pour scruter le contenu et le prix de l’assiette, le cadre de la fête et la liste des convives, aux fins de délivrer ou non leur satisfecit : idéalement ça se doit de donner dans la modestie, le frugal, le populaire de bon goût, sans ostentation – mais qu’on voie bien que c’est sans ostentation.

Je ne suis pas le groupie de l’homme aux élégantes rouflaquettes ; je vais vous dire : je n’ai pas voté pour lui. Son arrivée en tête au premier tour, c’est finalement “moins pire” que certaines hypothèses qui me faisaient frissonner d’horreur rien qu’à les évoquer. Et s’il a envie de se taper la cloche avec des amis à lui là où ça lui plaît, ma foi c’est son droit le plus strict, et il a bien raison : “on n’a droit qu’à un tour“, “la vie est courte“, et toutes ces sortes de choses.  Et au diable les peine-à-jouir.

Pour clore, ce commentaire d’un lecteur du Monde, que je fais mien sans réserve : +1, comme on dit sobrement.
Encore une polémique ridicule. Il est arrivé en tête au premier tour et a décidé d’ouvrir des bouteilles de champagne dans une brasserie parisienne normale. Tout ça avec des gens qui l’ont soutenu depuis le début. C’est quoi le problème? Il aurait du rentrer prendre une tisane et se coucher à 23 h après avoir regardé TF1? Je n’arrive pas à croire qu’on perde notre temps avec des trucs aussi débiles.

Pcc : Tibert, et un jambon-beurre-cornichon, un !

C’était les bons costards !

(C’était, et non c’étaient, vu que l’on ignore – moi je le sais, mais pas vous – écrivant ce premier mot, si la suite sera plurielle ou ne le sera point. Merci et chapeau, maître Cappello !)

Oui, juste un petit mot : je lis dans un canard-sur-Toile que, finalement, contrairement à ce qu’on avait affirmé, François F. a rendu les bons costumes à son généreux donateur : ça change tout ! on m’avait donc induit en erreur…  les vrais bons costumes coûteux, et non deux machins à 50 euros de chez Décrochémoiça subrepticement glissés dans des housses griffées Arnys mais fabriquées au Bengla-Desh.

Alors moi qui étais choqué de cette félonie, de cette nouvelle bassesse supposée, moi qui avais décidé, non mais c’est scandaleux, de priver François F. de mon suffrage, ma foi je vais derechef voter pour lui. Il était temps, vous me direz, vu qu’à 36 heures près ça loupait. On saluera ici l’impartialité, la droiture de la presse, qui aurait pu jouer la montre, planquer, eh eh eh, cette rectification essentielle jusqu’à lundi, ou la coller dans la rubrique des chiens écrasés.

Non mais sérieusement, on nous prend pour des billes, là. Cette lamentable campagne politique aura foiré, merdé jusqu’à la toute fin, sur des histoires de raclures : indigne de nous. Sur quoi pouvons-nous juger des programmes en présence, quand le débat tourne autour des boutons de manches qui auraient été, va savoir, peut-être, remplacés par des trucs à deux balles ? je vais vous dire : la presse en général s’est montrée manipulatrice,  hargneuse, faux-cul. Et le pire, c’est que nous n’avons que ça pour nous informer.

Tibert

Protégez-le de ses amis…

Il y a des soutiens qu’on apprécie, et d’autres que, euh… dont on se passerait bien. On a vu Emmanuel  Macron faire la fine bouche quand Manuel Valls s’est décidé pour lui…  quelle tête ferait-il si Normal-Futur-Ex (qui, entre parenthèses, ne manque pas d’air quand il prétendJe laisse un pays en bien meilleur état que je l’ai trouvé” – j’y reviendrai !), si Moi-Bientôt-Plus-Président, dis-je, lui collait lui aussi aux basques ? Mais là c’est le festival de fin de parcours, ça sent la ligne d’arrivée, et ça fuse de partout : d’un côté Alain Delon annonce en pincer pour Fillon, et ma foi ça n’a rien de très surprenant ; mais on aura aussi en tête le soutien indéfectible du président vénézuélien Maduro envers notre Jean-Luc M., le Rebelle : soutien qui fait quand même un peu désordre, avouez, à l’heure où le Vénézuela se trouve dans une situation économique carrément tragique, et dans des conflits saignants – littéralement. Aux dernières nouvelles, Maduro soupçonne les USA de vouloir organiser chez lui un coup d’état, rien que ça.

Mais regardez qui c’est qui déclare aussi sa flamme à Jean-Luc M. ? Pamela Anderson ! eh oui, nous demande-t-elle, “Mr Mélenchon for president, s’il vous plaît“. On se rassure : elle est canado-états-unienne, Pamela A., elle ne vote pas chez nous. Et pourquoi cette déclaration enflammée ? parce que Jean-Luc M., qui trouve tout plein de vertus à la bouffe végétarienne (*),  serait entre autres LE défenseur de la cause animale, à laquelle Pamela est fort attachée. On fera le rapprochement avec son pendant chez nous, notre B.B. nationale, qui sauf erreur de ma part s’est déclarée pour Marine : il est ainsi démontré une fois de plus que les extrêmes des deux bouts se rejoignent.

Allez, soyez chics, si vous voulez faire vraiment plaisir à Pamela Anderson, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Au passage, vous tirerez aussi un large sourire au sympathique Nicolas Maduro, ça vaut sûrement le coup, non ?  😉

Tibert

(*) moi de même, mais je manque de convictions.

Concerté, unilatéral, pas du tout… ?

On dira ce qu’on voudra, mais la Péniche Insoumise de monsieur Jean-Louis “Caramba” Mélenchon m’a interpellé : était-ce un contrepet ? un clin d’oeil aux Auvergnats ? (*) ?  Mais non, j’ai cherché en vain, il n’est pas Auvergnat du tout, ou alors en catimini.

En revanche il serait indécis ou pas clair – ou retors –  que ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Tenez, il veut proposer des menus végétariens dans les cantoches scolaires : pourquoi pas, le végétarien a du bon, si ce n’est pas une religion ou une obligation ; mais si c’est pour, comme chez Air-France, nous interdire en douce et définitivement le saucisson, le jambon, les rillettes, le pâté de campagne, je trouve ça pas franc du collier.

Et puis – les menus scolaires c’est sinon subalterne, du moins à l’arrière-plan – sur l’Europe, là je ne suis plus le film : il y avait le plan A de renégociation de la façon dont ça fonctionne – hautement hypothétique selon son copain-concurrent Benoît H., vu que c’est quasiment demander la Lune en mariage – et puis le plan B si le plan A foirait : B comme “Bonsoir messieurs-dames”, on se casse, unilatéralement, ciao l’Europe, l’Euro etc.

Pas du tout pas du tout ! qu’il nous dit maintenant. On n’a rien compris, ou, va savoir, il se sera mal exprimé ? Dans Le Monde, il proteste, ce sont des salades calomnieuses : « Ne croyez pas ce qu’ils vous disent : Il veut sortir de l’Europe, de l’euro (…), allons, un peu de sérieux ». Vous voyez, vous avez mal lu, ce n’est pas sérieux ; lui est sérieux (**). Et le Monde de nous détailler, juste sous cette citation, les deux plans, le plan A et le plan B, justement Mais baste, le programme, rester ou pas dans l’Europe Unie c’est de l’enc..lage de mouches, ça ; l’important c’est la stature, l’éloquence, le charisme – le talent, acquis au cours de trente-cinq ans de métier.

Tibert

(*) On sait sans doute que l’Auvergnat  traîne sur les fins de mots, dit presque “in” pour “en” et chuinte quelque peu les S : “Chaint-Auchtremoine” c’est la magnifique basilique romane d’Issoire, par exemple. La blague, vous connaissez ? Le touriste un peu perdu demandant son chemin à un autochtone dans, disons, Chaint-Flour : “L’évêché, s’il vous plait ?  – Au chous-chol“.

(**) “lui est sérieux“, ça fait bizarre, non ? on est maintenant tellement habitués à coller le pronom personnel en redoublement derrière le sujet, ça finit par polluer la langue. “Lui il est sérieux… “, on l’entend mieux, pas vrai ? et on a tort. Tenez, une devinette, quel haut personnage de l’Etat disait “la reprise elle est là”  ? vous gagnez un paquet de cahuètes.