( Un titre du Monde m’a donné à penser : “Dans la peau des infidèles…” : il s’agit des infidèles à leur compagnon, ou à leur compagne : la dure vie des doubles vies ! effacer ses textos, trouver des prétextes, brouiller les pistes… mais “infidèles” , c’est aussi, notamment chez les musulmans, le qualificatif, très très péjoratif, de ceux qui n’y croient pas, ne sont pas dans la foi – la bonne foi, la foi de ceux qui croient là où il faut, car tous les autres ont tort, forcément. Comme quoi, quelque part, la vie conjugale c’est un apostolat, une religion, une dévotion. )
Mais autre chose : la Cour des Comptes (la CdC), magnifique institution qui vérifie les comptes de notre superbe administration, déplore que le corps de préfets et préfètes ne compte pas assez – de moins en moins ! – de femmes. La proportion a pu monter à 26 %, elle est retombée à 24. Soit une femme sur quatre hauts fonctionnaires préfectoraux. Il semblerait, à voir s’indigner la CdC, que ce ne soit pas assez…
Mais de quoi se mêle-t-elle, la CdC ? elle est là pour compter les nanas, ou vérifier le bon usage (*) du fric que nous consacrons à faire fonctionner le pays ? Il se trouve que le Premier Président de ladite cour est une femme, madame De Montchalin, que Macronibus a bombardée là : le fait du Prince. Bon… c’est très bien, une femme, si elle est capable, pas de problème. Des femmes préfètes ? faites ! Il nous faut de bons préfets, du sexe que vous voulez, pourvu qu’ils soient compétents et efficaces. Mais aussi, que la Cour des Comptes s’occupe de décompter (avec pertinence et efficacité) ce qui relève de son boulot.
Et les vaches seront bien gardées.
Tibert
(*) Ou le mauvais usage, le plus souvent : c’est comme les trains, on s’occupe surtout de ceux qui merdouillent.
