Ne… parce que, donc l’inverse

( Le sac de noeuds où nous ont plongés Donald T. et Benyamin N., sur une idée originale de ce dernier, pour soi-disant faire la peau “vite fait” à un régime iranien effectivement dégueulasse, mais pas si branlant qu’ils l’eûssent souhaité, nous réserve chaque jour de nouvelles surprises, genre feuilleton foutraque : il s’agit maintenant, selon les Gardiens de la Répression ayatollesque, d’instaurer un péage pour les câbles sous-marins, internet, électriques… qui transitent par le détroit d’Ormuz ! J’ai proposé d’ailleurs, que dans la même veine, et de concert avec nos collègues Grand-Bretons, nous privatisions le Channel, le Pas-de-Calais : on pourrait se faire pas mal de fric. Attendons la suite, et voyons comment le brillant stratège “Casque d’Or” “Donald, ce champion de l’improvisation, va nous dépatouiller tout ça… )

Mais traitons de langue, c’est plus léger, et puis sans conséquence, n’est-ce-pas. Notons au passage l’affreux féminin qu’un pitoyable Politiquement Correct produit ici (on y traite de la future bagnole qui va reprendre les codes de la Deuche, la Deudeuche, la 2-pattes, bref la 2 CV Citroën), “La pression qui pèse sur sa successrice est à la mesure du mythe” . Successeur est épicène (*) : invariable quel que soit le genre ; on pourrait à la rigueur, pour souligner la féminité (?) de la future 2-pattes, écrire successeure. Mais quelle horreur, cette successrice ! c’est un prout fétide, ce féminin-là ; du même calibre que l’infecte écriture inclusive, ce Frankeinstein femelle de notre langue.

Je termine sur une question : que comprend-on, à lireNous ne sommes pas partis parce que nous détestons la France” ? eh bien, c’est simple : nous détestons la France, donc nous sommes restés. Tout faux ! il faut traduire : nous ne détestons pas la France, mais nous sommes partis. Il s’agit des repats, néologisme inspiré des expats : ils ont quitté la France, dont ils sont pourtant citoyens, et ne croyez pas que ce soit par désamour ; ils le chérissent, c’est leur pays, mais pour un tas de raisons, racisme, ostracisme, ambiance délétère, etc… ils sont allés s’installer au pays de leurs aïeux. Article du Monde qui fustige, bien entendu, le racisme forcément indécrottable de nos compatriotes, sommés d’intégrer chaque année, et avec le sourire, un volume d’immigration de l’ordre d’une agglomération comme Montpellier. Il serait d’ailleurs intéressant de comparer les chiffres des migrants et ceux des repats : hélas, comme le souligne le Monde, “Absence de statistiques” .

Pirouette finale de l’article cité : “Même si le pays ne vaut rien, rien ne vaut le pays” ; de une, on détaille les moult raisons pour lesquelles le nôtre ne vaut rien, est détestable, raciste, xénophobe, etc ; de deux, on glorifie les racines, les traditions… mais, comme de bien entendu, seul l’autre est légitime à s’en revendiquer.

Tibert

(*) On notera avec intérêt que épicène est épicène, et vice-versa.

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