Kebab et (smart) faunes

( Je consulte par nécessité, ces temps-ci, les avis techniques sur les mobiles, les cellulaires, bref les smartphones, comme ils (les journaleux techniques) ont décidé de les appeler : un terme compliqué, long, moche, ampoulé et qui tapisse bien la bouche. Notez trois choses : 1) plus ça va moins ils sera nécessaire d’insister sur le côté supposé intelligent, smart, de ces bébêtes à abrutir : il n’y a plus rien d’autre, sauf quelques reliquats rustiques à grosses touches pour les pépés malvoyants ; autant supprimer smart, c’est par défaut. 2) Ces engins ressemblent de plus en plus à des planches à pain, bientôt il faudra un étui A4 pour les contenir : toujours plus gros, plus lourd, plus envahissant. 3) On nous assomme d’informations sur la puissance pour faire tourner des jeux, sur la fluidité des vidéos en ligne, sur un tas de trucs exotiques ou marginaux, mais jamais il n’est question dans les tests, de la capacité, tout connement, à capter le réseau – quand il y en a  – et à téléphoner ! il semble acquis que de ce côté tout baigne… je puis attester que non. Que ces messieurs-dames des revues techniques très parisiennes se déplacent de temps en temps à la cambrousse, ils découvriront que le réseau ne passe pas également partout et pour tous ; c’est même bigrement discriminant, voire critique. Mais je peux flûter…)

Et puis le débat Ndiaye-Morano… ah la la… quand la seconde ose émettre une critique envers la première… aïe aïe aïe, elle est noire, la première : donc on ne critique pas ! on ne peut pas critiquer, c’est tragique mais c’est comme ça. Que cette personne se fringue à la tribune officielle le 14 juillet comme une pom-pom-girl bleu-blanc-rouge, je m’en moque, on en a vu d’autres (*), le mauvais goût est une des choses les mieux partagées. Mais le coup du homard OU kebab, j’ai trouvé ça lamentable et ça m’a fichu en rogne. Cette femme est évidemment intelligente, du moins on le suppose… mais elle est très très mal renseignée, ou elle se fout de nous. Moi dans la dèche je mange des pâtes… des pâtes et des patates ; je remplace le filet de sole par du maquereau, et l’entrecôte par du paleron. Le pas-le-rond : ça tombe sous le sens. Mais jamais, jamais du kebab : 1) c’est un plat infaisable à la maison, il faut aller dans un restau et donc c’est forcément plus cher ; 2) outre le côté confessionnel qui me contrarie, outre l’ostracisme envers le porc, c’est souvent trop gras et trop salé ; rarement trop sucré, il faut bien l’admettre.

Tibert

(*) D’ailleurs je ne l’ai pas regardé, le défilé. Je boycotte le défilé du 14-07 : la confiscation de cette fête par les militaires et les engins de mort est injustifiable.

5 thoughts on “Kebab et (smart) faunes”

  1. Bon. On retiendra de tout ça que si la Si-Bête vous invite à un « dîner professionnel » façon « GALA » pour ne pas perdre le contact avec la France Profonde, le menu risque fort d’être couscous-kébab ! Bon, j’ai rien contre le coucous (j’en fais d’ailleurs un « à la marocaine », remarquable selon mi amigos !) mais les kebabs…
    Cette horreur sédimenteuse et « Chomp-chomp », j’en ai choppé une indigestion définitive au « Green Gloves Souk »* de Riyadh du temps que je bossais là-bas et JE NE VEUX PLUS EN ENTENDRE PARLER !!!! En outre, les Français ont la très désagréable habitude de l’accompagner, pour parvenir à l’avaler, de leur(s) infâme(s) rosé(s) « de Provence »** et là, ça dépasse tout dans l’horreur et le mauvais goût, pour ne rien dire de la migraine du lendemain !
    Alors, que la porte-parole du gouvernement se croie embauchée par Pinder-Macronibus pour distraire les « N’tits zéléphants » et contrainte de se costumer en conséquence, c’est une chose. Mais en matière de gastronomie, il vaudrait très nettement mieux pour elle qu’elle la ferme !

    (*) Le « Green Gloves », c’est (c’était ?) un marché semi-couvert ouvert jour et nuit 24h/24 et essentiellement tenu par des philippins et/ou des afghans, des libanais etc. Du moins au tout début des eighties, quand je le fréquentais, parce que les distractions, en Arabie Saoudite… Faut reconnaître qu’on y trouvait DE TOUT : depuis les authentiques briquets « DUPONT »-or-massif poinçonnés (balancés en vrac à même le sol, sur une couverture de chameau tissée-main!) jusqu’à la Rolls d’occaz « comme neuve » vendue par un gamin pieds-nus, qu’avait pas quinze ans et les poches bourrées de billets de 100$… (Authentique !!! Il voulait l’échanger contre ma BUICK, mais comme la mienne était une voiture de fonction, j’ai pas pu !) en passant par des… culs accueillants – des deux sexes – et toute sorte de spécialités plus ou moins exotiques dans le genre.

    (**) Y’a un seul rosé qui trouve grâce à mes yeux, c’est le rosé de Loire. Encore lui préférai-je de loin le St Nicolas de Bourgueil, dont mon producteur (bio) a de gros problèmes avec l’UE, qui a décidé que son vin (AOC) était trop acide pour l’autoriser à la vente. Comme disait il y a déjà un bon moment un député anglo-européen (à moins que ce ne soit Cohn-Bendit ?) devant le Conseil en séance plénière : « Un jour, on viendra ici en grandes délégations populaires pour nous couper à tous la tête, et vous serez surpris ? »
    Allez, à + !
    T.O.

  2. Oui bien sûr, le rosé d’Anjou, of course ! Mais avec du homard, je ne me souviens pas avoir jamais essayé. Quant aux homards, les meilleurs que j’aie jamais dégustés ont été pêchés/capturés A LA MAIN par votre serviteur en personne dans les années 60, les nuits de grande marée de septembre entre La Tranche sur Mer et l’île de Ré : on les repérait au bruit que faisaient en clapotant dans les trous des rochers le poisson qui est leur commensal ordinaire et dont le nom m’échappe sur l’instant (sorte d’anguille de mer qui vit en symbiose avec le crustacé…)
    Ces nuits-là, on allait à pied sec (ou presque ; fallait quand même une paire de bottes solides…) de La Tranche à St Martin de Ré.
    Ah la belle époque !

  3. … Retrouvé le nom du poisson copain du homard, entre-temps : le congre ! « Espèce de congre..! » Comment ai-je pu l’oublier ??????

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