Ça entend dur. Quant à écouter…

Encore un billet conjoncturel, mais entre deux billets intemporels (l’époque des belles soles en mars, la pollinisation des pétunias par les abeilles…) il faut meubler. Et je meuble : les Régionales, scène finale… sept région pour la Droite, cinq pour la Gauche, zéro pour EELV (les Verts), le PCF, le Parti de Gauche, Lutte Ouvrière, Debout la France, le NPA, divers groupuscules oubliables, et le FN.

Clairement la « colère » du premier tour a molli avant le second. Entre deux tours on se calme, on se dit que… au fait que se dit-on ? que les menaces apocalyptiques de monsieur Valls concernant la possible arrivée du FN au pouvoir régional sont inquiétantes. En gros, il sussurre sotto voce, monsieur Valls, que les mécontents du résultat ne vont pas accepter leur défaite, qu’ils vont foutre le bazar. Mais il ne vous le dit pas comme ça, évidemment, ça ressemblerait à des attitudes de refus de la démocratie… et puis, avec les partis classiques et bien installés, « on sait ce qu’on a, pas vrai ? » y a pas de mauvaise surprise, c’est nul mais ça peut pas être pire…

Eh oui, les électeurs ont eu une grosse colère, et puis se sont calmés. Mais une colère de quoi ? ouh là là… y en a ! tenez, je n’adhère pas à tout ce que le chroniqueur « Bouffe et pinard » de l’hebdomadaire Marianne balance dans ce billet vengeur, mais à pas mal des items énoncés. J’y ajouterai l’infâme cumul des mandats, la gérontocratie – voyez l’âge moyen au Sénat ! – et l’entêtement à vouloir appliquer aux Français, nolens volens, tels des rats de labo, des schémas politiques tout droit sortis de séances de masturbation intellectuelle.

Ils (nos « politiques » habituels) ont « entendu la colère des Français », si si, ils l’ont tous assuré. Désormais ils ne feront plus jamais de la politique comme ils faisaient avant, ça les a changés, parole de politiciens ! Et, tenez, un exemple entre mille, avant-hier soir, madame Cosse, la Chef des Verts, battue (de peu) avec la liste carpe-lapin  de monsieur Bartolone en Ile-de-France, devancée par la liste de madame Pécresse, de nous confier que, oui, certes, sa formation a subi un revers, mais « dès demain, elle sera au Conseil régional pour se battre contre elle » (elle : madame Pécresse). Bref, on prend les mêmes et on recommence ; dorénavant, tout sera comme d’habitude.

Tibert

PS (non, pas le PS ; Post-Scriptum) :  tenez, ce que je vous disais… chez les Verts, on va virer-radier-fusiller la sénatrice Leïla Aïchi, qui a eu le grand tort de ne pas trouver madame Pécresse si haïssable que ça, et considéré qu’on pouvait raisonnablement la soutenir, plutôt que le saumâtre Bartolone.  Sectarisme ? où ça ? quel sectarisme ?