Il manque un truc

( Les Municipales… face à la stratégie de tension, aux provocations des Insoumis, la Gauche “classique” semble, ce coup-ci, décidée à ne pas se mélencher mélanger avec. Infréquentables, les Insoumis ! Sauf que… je ne vais pas vous parier ma chemise, mais vous allez, nous allons assister à des exceptions à cette règle salutaire. On va nous ressortir du placard le front anti-RN (anti-fâchiste, ça le fait mieux), car au fond, n’est-ce-pas, ce qui compte, c’est d’être aux manivelles, et peu importe les bidouilles vaseuses, peu glorieuses : ça sera vite oublié. Du moins dans les villes qui comptent, les grosses ; les petites mairies, c’est plutôt de l’abnégation, et pas mal de soucis. Bref, au second tour ça va manoeuvrer sec, on va se re-découvrir des affinités opportunes. On parie ? )

Mais je lisais, hier, dans Le Parigot, un article navrant : une affaire qui vient en jugement fort tard, comme d’hab’ : quatre ans moins quatre mois après les faits. En juin 2022, donc, deux types se coursaient en bagnole sur le pont d’Oléron… ils trouvaient ça amusant. Ils roulent à du 110 km/h, ce genre-là ; se suivent à quelques mètres. Soudain, le premier tente de “piler” face à un obstacle imprévu ; son proche poursuivant donne un coup de volant (il “ne voyait rien” , derrière la camionnette du premier), se déporte et heurte de plein fouet une motocycliste qui arrivait en face, et qui ne demandait rien. Elle en est morte.

Les juges leur ont infligé des peines largement en deça de la gravité des faits ; non pas au vu des seuls faits de juin 2022, non… voyez, ces deux zèbres sont des multirécidivistes des infractions routières ; depuis 2022, ils se sont fait plusieurs fois reprendre. Je cite : “Depuis le décès d’Estelle R. , il (le premier) a notamment été interpellé pour conduite en état d’ivresse. Le second, lui, a multiplié les excès de vitesse et infractions pour usage du téléphone au volant ou véhicule non assuré. Le jeune homme a même été placé un temps en détention provisoire après une tentative de fuite et la conduite d’un véhicule avec usurpation d’identité” . Et, notons que tous deux ont encore un casier judiciaire vierge !

Bref : derrière cette histoire navrante, un constat : on ne sait pas empêcher un chauffard patenté de prendre le volant. Il y a l’éthylotest des chauffeurs-routiers, soit, mais ça se contourne, on fait souffler une bouche innocente… Que faire ? confisquer la voiture ? ils en prennent une autre. On sait, en revanche, détecter – et donc sévir, si nécessaire – quand un porteur de “bracelet” à la cheville déborde de son périmètre prescrit (assignation à résidence) ou, à l’inverse, pénètre dans un périmètre proscrit (violences conjugales). Donc, une idée pour nos technocrates Bruxellois, qui nous ont déjà infligé des tas de gadgets ruineux, inutiles et pénibles “pour notre sécurité”, le volant qui vibre, le bip-bip à tout bout de champ ; un gadget de plus : le bracelet “spécial-chauffard” à la cheville des punis. Et, dans les voitures, le dispositif renifleur, qui détecte ledit bracelet : quand ça bippe, ça bloque tout ! notre Fangio bourré repart à pied, ou va cuver sur le siège arrière.

Reste à faire breveter le truc. Essayez pas de me piquer mon idée. On va sauver des vies, et se faire des testicules en métal précieux.

Tibert

À vue de nez

( Comment prononcer Mélenchon ? ses grand-parents mâles étaient d’origine espagnole ; du côté paternel, Antonio Melenchón, avec un accent sur le ó : là-bas on prononce Mélènnchónn, en appuyant sur la dernière syllabe. Pourquoi prononçons-nous Mélanchon, comme cochon ? parce qu’on le prononce comme chez nous… moi je dis “Epstaïn”, comme Einstein, à l’européenne, et je me fiche que les Etats-Uniens articulent Epstin’ (Epstein), “Pâwiss” (Paris, tiens !), etc. En faire un fromage, tartiner grassement là-dessus, avec des effets de manches, en attendant avec gourmandise les gloussements de la salle… c’est assez nul. Soit il vaut mieux que ça, intellectuellement, mais il drague bien bas ; soit c’est le gâtisme qui gagne. Dame, à bientôt 75 balais, il y a du jeu dans les guides de soupapes. )

Et puis la politique internationale fonctionne “à vue de nez” , semble-t-il. Moyennement marrant, voire pas du tout. Celui qui a les plus gros biscottos prend manifestement ses consignes, au jour le jour, auprès du Grand-Chef de Jérusalem, lequel a une idée fixe, depuis longtemps, faire la peau aux mollahs, aux ayatollahs et à leurs groupies – manifestement avec des arguments convaincants. Que les évènements du dernier week-end – le jeu de quilles “strike” à Téhéran – réjouissent moult Iraniens, ça se comprend aisément ; ça fait 36 ans qu’ils subissent (*) l’enturbanné barbu, ses prêches, ses sbires et son couvercle saignant. Nous non plus ne le pleurerons pas. Juste une remarque : on ne sait pas où on va, mais on y va ; plutôt l’inverse : on y va, mais on sait pas où. Sous la casquette “MAGA” rouge du Big Chief, j’ai bien peur que ce ne soit pas plus clair. Formons le voeu que ce ne soit pas MAGAGA.

Tibert

(*) J’emploie le présent : la partie est loin d’être jouée. P…, trente-six ans ! vous vous imaginez avec le même guignol aux manettes pendant 36 ans ? inhumain.