Macédoine de salmigondis

C’est un truc assez ringard et vieille cuisine, genre pour fourrer un cornet de jambon blanc avec de la mayo : la macédoine est un mélange de bouts de légumes divers et (a)variés ; ça permet : 1) aux industriels ou aux industrieux de récupérer des raclures de fonds de frigos ; 2) de justifier la fabrication et la dégustation d’une mayonnaise pour faire passer tout ça sans trop de mal. Bref…

  • Il semble que les flottes de vélos en libre service dans les grandes villes de France et de Belgique, ça ne fonctionne pas très bien. Le problème, c’est que par exemple vous mettez 400 vélos neufs-neufs à disposition du chaland sur la chaussée, pensant aller dans le sens de l’Histoire et faire de bonnes affaires, 50 centimes les 30 minutes de biclo… trois mois plus tard, 380 de vos 400 vélos étant foutus – volés, jetés à l’eau, roues tordues ou pneus tailladés, cadres sciés, selles disparues etc… vous n’avez plus qu’à jeter l’éponge. Moralité : à Singapour, à Osaka, à Berne ça pourrait le faire, mais pas chez nous. Vous en tirerez les conclusion qui s’imposent : comme on dit par doux euphémisme, on est des Latins, pas vrai ? Idem, les « Autolib » parisiennes ont bien de la misère, car les portières n’étant pas blindées, les SDF de certains quartiers y dorment, fument, bouffent et biberonnent, les drogués s’y droguent etc… imaginez l’allure et l’odeur des bagnoles-poubelles après ces traitements délicats. Bon, je n’insiste pas, il paraît qu’on peut rien y faire ! à Singapour ils savent comment y faire, mais pas nous… c’est comme ça, on est des Latins, quoi…

 

  • Mais aussi, le Sénat a enfin la bonne idée de montrer qu’il remue encore : il va lancer une étude contradictoire sur la prochaine limitation stupide à 80 km/h sur les routes « dangereuses », et elles le sont toutes, paraît-il ! Comme quoi il va y avoir peut-être enfin quelqu’un qui va découvrir ce que tous les conducteurs qui conduisent savent d’expérience : les limitations ne briment que ceux qui les respectent ; les accidents graves sont la plupart du temps le fait de gens qui se contrefoutent du code de la route et des limitations, que ce soit de vitesse ou d’alcoolémie.

 

  • Enfin, pour la bonne bouche, nous avons des hommes politiques – les femmes, je ne sais pas – qui regardent l’heure à leur montre française, cocorico ! tenez, monsieur Macron, c’est une discrète info mais bien placée pour caresser notre fibre patriotique dans le sens du poil, monsieur Macron, cet homme de bon goût, a une montre MERCI française, référence LMM01, eh oui, et, dites un prix ? à moins de 400 euros !! en fait 399 €, vous connaissez l’astuce, c’est largement moins de 400 euros 😉  Bon, c’est une mécanique suisse qui tic-taque dedans, nobody’s perfect… on est infoutus de faire des mécanismes qui fonctionnent, mais l’habillage est français, tout de même. Pour l’habillage, ou dans l’autre sens, nous les Français on est champions. On est des Latins, quoi…

Tibert

2 thoughts on “Macédoine de salmigondis”

  1. … Le problème du « gratuit » en France, c’est que si c’est gratuit, c’est à personne ! donc, tout le monde s’en fout. Et ça va très loin : comme je faisais remarquer il y a peu à ma pharmacienne que je n’avais plus l’usage d’un médicament – assez onéreux – qui m’était prescrit sur une ordonnance renouvelable concernant une « ALD* » et que par conséquent je n’en voulais pas, je l’ai vu tiquer… Ben ouais : ça lui faisait un truc en moins à facturer à la Sécu ! Donc, perte de recette. Comme dans la lancée, je soulignais en outre que je n’entendais pas aggraver un déficit déjà suffisamment fâcheux, elle m’a vraiment regardé de travers : un qui veut pas d’un truc gratuit ??? c’est chelou ; je dois être dans un état de déliquescence bien plus avancé qu’il n’y paraît !
    Pour le reste, la montre à Croncron qu’elle est FRANÇAISE ??? Il me souvient que de tout son passage « aux affaires », mon Général portait une LIP de série tout à fait ordinaire sans que personne n’en chie une pendule, si j’ose dire… et même que la marque s’est empressée, par la suite, d’en éditer un tirage spécial avec la mention « La montre du Général » gravée au dos (on m’en a offerte une ; plus de quarante ans après, elle tourne toujours : mécanique française…)
    Ceci posé, outre les porte-serviettes de notre glorieuse industrie nationale, les présidents de notre Vénérépublique ont-ils vraiment à s’en faire aussi les panneaux publicitaires ? On peut se poser la question : les élisons-nous pour veiller à la bonne marche du char de l’État ou tout simplement pour faire l’article ? Au vu de comment cahote le char en question, on pourrait avoir des doutes sur leur vocation ultime. Et on n’est pas les seuls : Les américains se sont choisi un mercanti comme président. Un qui veut nous faire croire qu’il a suffi qu’il apparaisse nimbé de son auréole plus ou moins broussaillo-dédorée façon « L’Oréal-Senior » pour que tout aille pour le mieux au royaume du pognon…
    C’est de l’ordre du miracle. St Donald, priez pour nous à Davos… mais attention toutefois : malgré les montagnes autour, Davos c’est pas la grotte de Lourdes !

    (*) ALD, c’est « Affection de Longue Durée », pour ceux qui auraient la chance de l’ignorer encore.

    1. Excellent et pertinent développement sur le « gratuit », la montre macronienne etc… mais… mais… sauf erreur de ma part je n’ai pas du tout traité de trucs « gratuits » dans le billet où vous déposâtes votre commentaire, cher et estimé lecteur. Je n’y ai d’ailleurs pas traité non plus de tambours, ni de trompettes.

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