On n’apprend rien

… et on se dépêche de passer à autre chose ! Les grèves des raffineurs, ça fait un paquet d’années que les Français les subissent, quand il ne s’agit pas des transporteurs routiers, qui donnent grosso modo le même résultat. C’est chronique, comme une rectocolite hémorragique, comme la CGT. Eh bien, là-haut on n’apprend rien. Chaque fois, la gueule enfarinée, le gouvernement découvre le problème dix jours trop tard et le minimise (meuuuh non y a pas de pénurie !) ; chaque fois le Français – dont beaucoup ont vraiment besoin de leur bagnole, en dépit des prêchi-prêcha des écolos – assèche tant qu’il peut les pompes qu’il peut, remplit des jerricans, se protège autant que possible, accentuant l’effet de panique. Cette fois-ci, monsieur Véran (qui n’a plus besoin de masque), candide, découvre qu’il y a pénurie, oui mais non, pas du tout, nous dit-il. Madame Borne rentre d’Algérie et découvre elle aussi le truc… réunion d’urgence lundi soir ! vingt jours après le début de la grève. Mieux : France-Info nous annonce que « le remplissage des jerricans va être interdit » . C’est comme l’arrêté sur les dark stores : c’est du futur. Pour quand ? euh… mais c’est une décision d’urgence, ça !

Bref, il devrait y avoir en haut lieu une liste de crise détaillant les mesures à prendre dans les 2-3 jours après le début de ce genre de blocage-chantage au carburant. On interdit tout de suite les jerricans ! on limite à X litres par bagnole ; on autorise les rotations de camions-citernes en tout temps, bref on réagit immédiatement : le sabotage de l’économie, ça ne se traite pas à coups de dénégations et de discours lénifiants. On est gouvernés par de très brillants amateurs.

Mais je reviens sur le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice : on a auditionné les Cadors de l’époque, MM. Molins, Cazeneuve, Hollande : y avait-il assez de sécurité ce jour-là sur la Promenade des Anglais ? (la réponse est non, au vu du résultat) : voyez cet article de Ouest-France, qui en cause savamment ; et puis celui du Parigot, un poil différent : « pourquoi n’y avait-il pas de barriérage sur toute la promenade des Anglais ? Pas de blocs de béton comme pour les fan-zones de l’Euro 2016 ? » . Sur la carte présentée par Ouest-France, on lit : « Du 11 au 14 juillet, le terroriste effectue plusieurs repérages avec le 19 tonnes sur la Promenade des Anglais » . Les caméras de la ville l’ont vu faire, en infraction ! et ? et rien, bof, laisse tomber, c’est pas grave…

Tibert

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