Guère de lard, ou l’art de la guerre

(La colère en langue anglaise de Macronious à Jerusalem montre au moins qu’il maîtrise aussi bien 😉 cet idiome que Feu Chi-Chi : zis iz nott’ euh méthod’ ; zis iz euh provokéchôn. Un accent froggy à couper à la hache, à croire qu’il le faisait exprès… on se disait non mais c’est pas possible, c’est sûrement pour que chez nous on comprenne tout ce qu’y dit… et effectivement on comprenait tout, ce qui est rarement le cas quand il s’agit d’un dialogue téléphonique entre un fermier de l’Ohio et un trader à la bourse aux céréales de Minneapolis : Merci Manu, on a vu comment que vous leur avez remonté les bretelles, aux flics israéliens !  non mais… )

Mais je voulais mettre un truc en évidence… cette histoire de système universel de retraite… j’ai déjà dit combien je trouvais cette bataille – pourtant juste, dans ses objectifs – mal goupillée, prenant tous les fonctionnaires, tous les « avantages acquis », tous les régimes spéciaux à rebrousse-poil simultanément, les minuscules niches au même titre que d’énormes et tentaculaires administrations. L’art de la guerre ne fonctionne pas comme ça…

Et l’exemple des avocats laisse perplexe : ces gens-là sont tout de même 68.000 environ ; une caisse de retraite excédentaire, une pyramide des âges favorable, il n’y avait pas urgence à leur rentrer dans le lard. Les chiffres qu’ils avancent, ces braves baveux, pour repousser la réforme qui les attend, sont effectivement édifiants ; voir ce lien. Alors, posons la question : comment les Chefs là-haut ont-ils pu être assez aveugles et sourds pour imaginer que leur purge drastique et amère passerait sans grimaces ? constat subsidiaire : il n’y a certainement pas eu concertation honnête et constructive avant la déclaration des hostilités… Dernière évidence à rappeler, hélas : comme d’hab’, il faut hurler, tempêter, manifester, gueuler pour se faire entendre. Quand est-ce que ça changera ?

Tibert

3 thoughts on “Guère de lard, ou l’art de la guerre”

  1. … Je ne vois pas où il y aurait matière à interrogation ? Ca fait un bon moment déjà qu’on sait – et le constat peut en être renouvelé TOUS LES JOURS ! – que ce gouvernement n’est constitué que d’une giclée d’aimables (hum…) dilettantes qui sont aussi doués pour être hommes d’Etat que moi pour la pêche à la baleine… Mais pour éviter que le bon peuple ne se demande trop ce pourquoi on verse à ces « zélites » des salaires tout à fait indécents en regard du « service rendu », faut bien avoir l’air de faire qq chose ! Peu importe si ce « qq chose » n’est que vent et esbroufe ; tous ceux qui, ici, ont bossé un jour ou l’autre dans une administration quelconque connaissent ce phénomène : ces gens qu’on trouve partout ; qui sont toujours là dossier sous le bras au moment où vous en avez le moins besoin et dont l’efficacité réelle sur le terrain est asymptotique de zéro. Leur seule préoccupation, c’est de préserver leur croûte. Et éventuellement le « prestige » qui va avec : on en est tout à fait au même point avec les membres du gvt d’aujourd’hui ; cependant il faut leur rendre au moins un point : la « porte-parole » qu’ils se sont donnée – la Si-Bête Machin Truc – est parfaitement à l’image de leur bluff et de leur nullité, de leur verbiage stérile tout comme de leur inefficacité ! Y’a que les problèmes qui s’avèrent réels et authentiques. M’enfin, dans un Etat où l’on enlève à un architecte la responsabilité de la restauration d’un monument historique plus ou moins volontairement dégradé pour la confier à un militaire, on peut – on doit !! – s’attendre à tout !
    Pauvre France…
    T.O.
    P.S. / Tout à l’heure,je vous donnerai la solution de ma charade de la dernière fois ; mais là, faut que je profite d’une accalmie dans l’averse pour aller faire d’urgence les vidanges du Juju… Faut aussi savoir sérier les problèmes, dans la vie !

    1. Ouais, bon, le « Pauvre France… » fleure bon son ancien combattant-scrogneugneu. Et de nos jours la double compétence est de plus en plus en plus la règle : informaticien ET actuaire, retraité ET blogueur, militaire ET architecte… à ce stade de complexité d’un chantier, un chef de projet est avant tout un manager.
      Ce qui n’enlève rien au constat que nous faisons tous deux du caractère dogmatique, bidouillé et finalement contre-productif de cette réforme des retraites. Un militaire aurait fait mieux…
      Et merci pour cette charade corse et corsée ; effectivement il était sage d’attendre la solution, sauf à y passer la nuit – et encore !

  2. … Alors voilà : – Mon premier est ce que disaient les Corses en voyant Napoléon.
    Ils lui disaient : – Sire…
    – Mon second est-ce que disait Napoléon en voyant des Corses.
    Lui répondait : – Oh, des Corses !
    – Mon troisième est ce que disait l’Impératrice-Mère en berçant le petit Bonaparte (pas encore Napoléon)
    Elle lui murmurait : – Dors, ange…
    – Mon quatrième est ce que disait le petit Bonaparte dans les bras de sa mère.
    Et lui répondait : – Ah, mère…
    – Mon tout est une substance balsamique odorante, jadis utilisée en pharmacopée.
    : – Sire Oh des Corses Dors Ange Ah mère…
    … ou si vous préférez : Sirop d’écorce d’orange amère.
    Bon, là je vais me coucher : à ce niveau-là, y’a plus que ça à faire !
    Bonne nuit tout le monde !
    T.O.

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