Un “melon” de toute beauté

L’ivresse du pouvoir, quand “on ne se sent plus pisser” : c’est pire que la dermatose nodulaire, c’est l’hubris galopante. Galopante, eh oui : l’ hubris, issue du grec ancien et de genre féminin, désigne un excès d’orgueil, une arrogance qui conduit à la démesure, avec des conséquences prévisiblement fâcheuses. Elle, l’hubris, donc, qualifie une attitude de supériorité et de mépris envers les autres. Et pourquoi vous causé-je de l’hubris ? eh bien, j’en connais un qui en a développé une version d’anthologie, suraigüe… pour des raisons de sécurité, les identités sont ici changées ; disons qu’il s’agit de ‘T” . T. dispose de son petit réseau social personnel ; il y écrivait hier, causant de Lui à la troisième personne : “« L’âge d’or économique de T. est lancé à TOUTE vapeur (…) Les économistes se sont trompés mais T. et quelques autres génies avaient raison ». Franchement, on tient là un spécimen d’hubris de première fraîcheur.

Mais parlons de choses moins clivantes, comme on dit maintenant : nos parlementaires, épuisés par la rude et infructueuse recherche d’un budget 2026, se sont résolus à mettre une rustine provisoire sur ce manque béant : va donc pour la “loi spéciale” . Mais la plaie demeure, et la stupidité des postures “plus intransigeant que moi tu meurs” (*). Oyez donc, chers z’élus des deux chambres : nous les Français désirons ardemment que vous nous dépatouilliez de cette ornière où VOUS nous avez mis. Il y va de notre avenir à tous, à court terme. Vous mettez votre mouchoir sur vos oriflammes et vos grigris, et vous essayez de construire un compromis correct – évidemment pas selon vos credos affichés, sinon c’est mort. Et que l’esprit fraternel de Noël – ooups ! de fin d’année (**) – vous anime !

Tibert

(*) Sans illusions, les extrêmes des deux bords sont à peu près irrécupérables, les yeux braqués sur la Ligne Bleue des lendemains, forcément jouissifs, chantés par leurs Lider Maximo respectifs.

(**) La laïcité étroite et vindicative, amputée volontairement de toute référence historico-culturelle, veut que Noël fasse place à fin d’année ; dans la même veine, proposons que la fête de l’Aïd devienne la fête du mouton ; ramadan ? shabbat ? Carême ? Pâques ? Toussaint ? Saint-Valentin ? Pentecôte … ? y en a trop ! on va où, là ?

2 thoughts on “Un “melon” de toute beauté”

  1. …. anthologie suraiguë : je crains que le tréma soit mal placé ; si je l’ai remarqué c’est que j’ai fait l’erreur moult fois … mais pas un 24 décembre ! Vrai que le français n’est pas facile. Allez : bonnes fêtes de Noël avec un beau trèma bien placé !

    1. Tréma malheureux ? que nenni. Je cite : “Depuis la réforme de 1990, les deux formes aiguë (tréma sur le e) et aigüe (tréma sur le u) sont acceptées, mais aigüe est désormais privilégiée pour simplifier la prononciation. Donc : cette remarque sur mon supposé malheureux tréma, AVANT 1990, aurait eu toute sa pertinence. Elle est de nos jours obsolète ; tout fout le camp, même les trémas migrent, bigre !

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