C’est au mitan que c’est le mieux

( Je lis des trucs..!  saviez-vous que dans l’une des acceptions du verbe « pouvoir » il y a la possibilité ? il peut arriver que… c’est une éventualité, donc. Et puis, un « risque » : c’est une éventualité aussi, une épée de Madame Oclès au dessus de la tête : ça risque de mal se passer ! Mais on nous sort des phrases, tenez, « Face au risque potentiel de division au sein de la majorité, le Premier ministre... ». Et le croustillant « … qui peut potentiellement provoquer des répercussions... ». Bref le potentiel est là pour en remettre une couche, des fois que la potentialité ne serait pas suffisamment et explicitement potentielle. Enfin… les écoles de journalisme ont du pain sur la planche, à supposer qu’improbablement ces carences du verbe les interpellent. )

Mais je constate que dans ce pays l’on ne sait pas qu’en latin in medio stat virtus, en français, voir le titre. J’avais déjà pointé le truc quand on a rabattu le mandat présidentiel de sept à cinq ans… c’était entré en vigueur en 2002 avec Chichi épisode 2. Pourquoi pas six ? il pue de la gueule, six ? c’est pourtant un chiffre honnête, pas Premier, mais honnête. On avait donc débattu à perte de vue, sept ! non, cinq ! non, sept, etc. Personne pour défendre ce pauvre 6.

Et là on nous refait le coup, le coup-vre-feu, non à 20 heures, mais à dix-huit. Vingt c’était trop, peut-être ? le virus circule en force ? il faut serrer la vis ? soit… admettons. Mais à dix-huit heures des tas de gens sont encore à cavaler, acheter le frichti du soir ou une plaquette de beurre, récupérer les gosses chez la mamie, quitter le bureau, l’atelier, tenter de régler des questions pendantes. Tout le monde sait ça… surtout dans les villes, tiens. A la campagne on est du matin, forcément, avec les poules, et l’on se couche tôt. Mais le citadin ne sait pas faire ça, se lever à 5 h 30, embaucher à 7 et débaucher à 16 : il s’est couché à 23 minimum, pour se taper les deux-trois épisodes d’une série télé indispensable ; ensuite, il a essayé d’oublier le voisin dont le gosse chouinait… alors, se lever tôt… Bref, je tente ici une timide mais révolutionnaire suggestion : dix-neuf heures ! Ce qui donnerait l’heure qui manque, qui manque pour faire les choses sans trop se bousculer, pour ne pas se mettre la rate au court-bouillon. Non ? ça le ferait pas ? ça serait possible, dix-neuf ?

Tibert, et cinq et trois font huit.

2 thoughts on “C’est au mitan que c’est le mieux”

    1. Sauf que nos Chefs, pour une raison que j’ignore, se collent à 18 heures, scrogneugneu ! Ils disent que c’est pour casser l’apéro du soir, qui peut potentiellement risquer de présenter un risque. Mais les Parigots, forcément rebelles, avec la mairesse qu’ils ont, ont déclaré que puisque c’était comme ça ils avanceraient l’heure de l’apéro. C’est Rikart et Portau-Crouze qui vont être contents !
      Moi je crois qu’ils jouent la montre, « là-haut », pour attendre et disposer enfin du glorieux vaccin Astra-Zeneca, 5 fois moins cher et qu’un brave pharmacien de campagne pourra conserver au frigo, tout simplement – et administrer ! Ou le véto, l’infirmière du coin… ma concierge…

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