Un tyran reste au quai

(Non, ce n’est pas un commentaire sur Kadhafi ou Néron, c’est un contrepet : je vous aide ? allez… « mesdames-messieurs… rester propre… une petite pièce, un tick… »)

Bon, on y va ? attachez vos ceintures.

Monsieur Wauquiez, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche – vous savez ce que je pense de cet assemblage Enseignement /Recherche :  c’est 75 % bidon, mais ne le répétez surtout pas – estime qu «  ‘être payé quand on est malade, ce n’est pas très responsabilisant« . Certes ! d’ailleurs dès que je peux choper au voisinage d’une personne visiblement enrhumée, souffreteuse, malade, un de ses virus vicieux et violemment contagieux, par exemple en lui léchant discrètement les mains, je m’empresse de le faire, et toc, ça me fait un arrêt maladie aux petits oignons, au fond du lit, malaaade, fiévreux, mal en point mais quel bonheur ! quel agréable sentiment d’irresponsabilité ! Puis-je ajouter que les fonctionnaires, à comparer les quotas de jours de carence, ont un sentiment d’irresponsabilité 4 fois plus important que les salariés du « privé » ; il faudra remédier à cela, monsieur le Ministre.

Monsieur Wauquiez en a, et comment, des lumières, sur le sentiment d’irresponsabilité : on vient d’apprendre que le désamiantage du campus universitaire de Jussieu (à Paris, forcément, sinon je vous dirais où c’est) aura coûté (NOUS aura coûté) 1,85 milliard d’euros, au lieu des 183 millions estimés au départ. Evidemment, un chantier 10 fois plus coûteux que prévu, ça interpelle quelque part au niveau de la feuille d’impôts… et donc, notre ministre de déclarer qu’il a … « « l’intention de tirer les enseignements des erreurs qui ont pu se produire pour continuer d’améliorer les procédures de gestion des projets immobiliers par une organisation efficace, transparente et irréprochable ». Mon commentaire : n’en restez pas aux intentions, monsieur le Ministre ! si par hasard, inadvertance, malchance, des erreurs ont pu se produire (vachement peu probable, nous en convenons tous), et si 1,7 milliard d’euros ont pu s’évaporer vers les caisses des entreprises de désamiantage ou vers je ne sais quelle fuite dans un tuyau d’euros, nous sommes intéressés à ce que vous « continuiez d’améliorer les procédures« , il y a largement de quoi faire.

Bon, autre chose : vous avez compris pourquoi, quand on veut vendre des pull-overs, il faut montrer une photo du pape roulant une pelle au grand mufti ? ils ont même pas de pull-overs… c’est nul, comme pub’. Benetton, à la benne, j’irai acheter mes pull-overs ailleurs.

Enfin : des Cathos intégristes rouspètent et perturbent une pièce à Toulouse (à Toulouse, cong !) intitulée « Golgotha picnic‘ ». Il paraît que c’est blasphématoire. Et les organisations de Gauche, LDH CGT NPA PCF etc etc… de s’étrangler(*), et de clamer « Non aux intégristes, liberté d’expression ! ». Vous admettrez qu’il y a là un superbe paradoxe, un oxymore logique, un sujet de dissertation philosophique : si  la liberté d’expression est un droit intangible, pourquoi les intégristes doivent-ils fermer leur gueule ?

Tibert

(*) il me souvient qu’au NPA, partie prenante des protestations « de gauche » à Toulouse contre les cathos intégristes, on avait présenté une candidate musulmane et voilée, et voilà…  cet intégrisme-là, en revanche, ne les défrise pas plus que ça, au NPA.

One thought on “Un tyran reste au quai”

  1. la liberté de chacun s’arrête lorsqu’elle gène la liberté d’autrui.
    autrement c’est sans fin
    les cathos intégristes ont le droit de rouspéter pas de perturber. Il en est de même pour les messes de la fraternité pie X

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