Quand on est plus de quatre… (air connu)

Je regardais il y a peu les infos à la télé ; évidemment et immanquablement il y eut les deux séquences… a) Macronius faisant son show ; b) les Gilets-Bouton d’or regardant à la télé – comme moi, mais quelques heures avant – sur leur qui-vive et leurs ronds-points, le même Macronius faire son show.

Eééénorme surprise : ils n’appréciaient pas ! ça leur inspirait des commentaires négatifs ! vous le croyez, ça ? menteur, de la poudre aux yeux, du vent, bidon, rien de concret, on est déçus, du pipeau, démission, etc.

J’en suis resté sur le cul. Ces braves gens, lucides, sensés, mesurés, visiblement convives de paisibles barbecues palettes cramées-baguettes-merguez-pâté-Kro-calendos-rosé de Provence-gobelets plastique, agglutinés assis sur des cageots face au poste, et vitupérant le discours du Chef de l’Etat ? incroyable. Cerise sur le flan aux pruneaux, une belle voix féminine, visage de quadragénaire mature agrémenté de quelques gracieux piercings nasaux, entonnait a capella et debout l’hymne GJ : « On ne lâaache rien, on ne lâaache rien..« . Moment de communion émue dans une inébranlable détermination. Manu-les-rouflaquettes pouvait flûter, il n’avait aucune chance. A la rigueur, avec un très improbable « je démissionne« , ça aurait peut-être pu le faire, les ébranler, mais à mon avis ils n’y auraient pas cru ; ça les aurait déçus.

Tibert