Deux brèves ( = 1 longue ?) : De une, le monde à l’envers : les Emirats Arabes Unis ne veulent pas envoyer leurs étudiants en Grande-Bretagne. Ils craignent que là-bas les Frères Musulmans les endoctrinent ! Eh oui, chez les Grands-Bretons les “fréristes” ne sont pas interdits ; non plus qu’en France, d’ailleurs ! Comme quoi l’idéologie bisounours continue de régner chez nous, Européens bonasses. Calmez-vous… ça va bien se passer… on ne vous veut aucun mal, voyons…
De deux, une ode à la zone humide, ce Paradis menacé. Pensez, sur le chantier de l’autoroute A69 Castres-Toulouse, “il y avait des haies, des zones humides” , énonce un défenseur de la nature, navré. Ah… les zones humides… j’en connais, de secrètes… Et de fait, ce chantier a subi des débordements condamnables, dommageables à son bucolique environnement, et à certaines zones qu’il est de bon ton d’arpenter, si c’est ab-so-lu-ment nécessaire, avec des bottes de caoutchouc. Je regrette, moi-même, le chant de la Bièvre sur les galets de son lit, sous le pont-aux-tripes, en bas de la rue Mouffetard, à Paris : c’était le bon temps ! une zone humide de première bourre, avec des libellules, des têtards, des ragondins… Une crue soudaine, en 1579, avait, hélas, emporté une vingtaine de Parigots imprudents, ou mal informés du risque de zones excessivement humides, alias “inondations, niveau 3” , pourtant diffusé par Lutèce-météo et les crieurs publics.
Reste un dessin très contestable, produit par un dessinateur de Charlie-Hebdo : “Les brûlés font du ski” – la comédie de l’année – avec la pancarte “Crans-Montana” pour bien identifier les lieux. C’est, à mon avis à moi, de la raclure d’humour. Le genre de dessin qu’on réutiliserait pour s’en essuyer les fesses, si un génial inventeur n’avait pas fait faire un grand pas pour l’ Homme l’Humanité avec le papier-toilette. Ceci étant, d’aucuns veulent porter plainte, faire saisir le canard, l’interdire : eh non. Un commentaire de lecteur du Parigot, qui traite de cette affaire, reprend excellemment ma pensée : “On peut juger que cette chose est abjecte sans demander son interdiction” . Abject, c’est l’adjectif idoine ; on peut même l’écrire, et condamner le manque total d’empathie de la part de Charlie pour les familles des victimes (*). Pour les victimes, c’est trop tard.
Tibert
(*) Défense du patron du bar incendié à Crans-Montana… on a trouvé, chose aberrante, des gamins de 16 ans chez les victimes… il explique que, si si, on filtre à l’entrée, on vérifie… “il n’est pas impossible qu’il y ait eu des dysfonctionnements” : ah bon ? il y en aurait eu ?
