( Vous cherchez du boulot ? on me signale ceci : les collectivités, les mairies notamment, vont recruter, d’ici fin mars 2026, 5.000 gestionnaires de courrier, titulaires (= fonctionnaires territoriaux). Vous pensez bien, avec les brouettes quotidiennes de lettres que reçoivent nos vibrionnantes administrations municipales, elles ne savent plus comment s’en sortir ! Allez voir sur emploi-territorial.fr et entrez “courrier” dans la zone de recherche. Les coupe-papier vont chauffer à blanc. )
Mais blague à part, je reviens sur la curieuse mansuétude qui permet à de très très nombreux fonctionnaires supérieurs, énarques chenus, anciens ministres, vieilles et vieux directeurs de cabinets, “pointures” de partis has been… de conserver après la limite (très théorique) des 70 ans, outre leur retraite généralement coquette, des activités juteuses, si possible rémunérées, à tout le moins donnant accès à un train de vie moëlleux et valorisant, grâce aux défraiements et avantages en nature. Nous avons un bon millier d’officines ab-so-lu-ment indispensables au bon fonctionnement de l’Etat, et dont un copieux pourcentage sert à ça : caser les copains en dépassement de fin de carrière. Citons Macronibus, “ça coûte un pognon de dingue” , et puis ça empêche les talents plus jeunes d’émerger ; enfin, sans inverser les courbes du chômage, ça alourdit évidemment les statistiques de Popôle-Emploi.
Et puis surtout c’est largement immoral, un détestable travers de notre République, et qui date… de loin ! tenez, à propos de monsieur Lang – superbe exemple de ce que j’avance – impliqué actuellement dans l’affaire Epstein : monsieur Denis Bauchard, énarque, fut président de l’IMA ( la boîte où campe J. Lang depuis treize ans) à partir de 2002 ; en 2004, sous l’amicale 😉 pression du président Chirac, il a dû démissionner de ce poste pour le laisser au gaulliste Yves Guéna ; ce dernier était demandeur d’un point de chute valable, ayant quitté la présidence du Conseil constitutionnel. « J’ai été prié verbalement d’écrire une lettre de démission, ce que j’ai fait », se souvient M. Bauchard.
Monsieur Guéna – peut-être sous l’amicale pression de, etc etc… – cédait son fauteuil au Conseil constitutionnel à Pierre Mazeaud, qui, en 2007, laissait la place à J-L. Debré, etc etc. Notons qu’en 2004, Yves Guena avait 82 ans, pour débuter ce petit boulot à l’IMA : toute la vie devant lui !
Tibert
