Le meilleur canard-sur-Toile de l‘Ouest étalait, il y a peu, une étude sur « la place des violences dans les médias » : eh bien, elle a augmenté de 75 % en 10 ans. Donc, si vous aviez par exemple 200 compte-rendus de faits divers « violents » , maintenant vous en avez 350. Et alors ? et alors, l’idée qui sous-tend cet article, c’est que de nos jours les médias font, hélas, leurs choux gras de la violence : c’est vendeur, la violence ! on flatte le « sentiment d’insécurité » , voilà… les gens aiment avoir peur… une autre explication, que je n’ose vous proposer, serait que les faits divers de violence ont augmenté de 75 % en 10 ans, ce qui se reflète évidemment dans les médias, c’est mécanique. Mais peut-être me trompé-je ?
Des faits divers violents, je reviens à ce gamin de 14 ans, Elias, suriné à mort pour lui piquer son cellulaire. On sait maintenant que les deux djeunes meurtriers étaient « défavorablement connus gnagnagna... » et qu’ils enfreignaient sans vergogne une interdiction de se rencontrer : si vous vous revoyez, on va vous punir très sévèrement ! Madame la maire (socialiste) du XIV ème arrondissement, où les faits ont eu lieu, explique qu’il y a une toute petite minorité de sauvageons, bien identifiés ; que par ailleurs c’est un petit coin bien tranquille ; que les travailleurs sociaux se démènent, qu’on a tout fait, ah la la ! quelle misère. Je la cite : « Un enfant est mort, deux risquent d’aller en prison pour des années… Ça n’est pas possible de continuer comme ça. Il faut renforcer les moyens des éducateurs et de prévention spécialisée ». Education-prévention ! ce sont les deux mamelles de la panoplie Bisounours. Bien sûr, éduquer et prévenir, mais quand l’horreur survient ? « deux [enfants] risquent d’aller en prison pour des années » : eh bien oui, un meurtre est un meurtre, ça n’est pas gentil du tout, il doit y avoir des sanctions, des barrières, quand éducation-prévention déclarent forfait. Que suggère madame la maire, en alternative à la triste et raide punition ? un stage de citoyenneté ? 6 heures de Travaux d’Intérêt Général à effacer des graffiti ?
Education… souvenons-nous de Topaze, de Pagnol, et des maximes que Fernandel, obscur instituteur de la minable pension Muche, commente gravement au tableau noir (*), « Qui vole un oeuf vole un boeuf » ; « Bien mal acquis ne profite jamais » : ça ferait hurler de rire nos chères petites têtes blondes. D’ailleurs aucun instituteur ne s’y risquerait ! Un habitué des plateaux-télé disait hier qu’un « gosse » de 17 ans de nos jours, c’est physiquement comme un adulte de 22 ans il y a trente ans. On a changé d’époque ? on a changé d’époque, mais la justice des mineurs se cramponne à son évangile, immuable, gravé dans le marbre. L’excuse de minorité, tenez : il y en a que ça fait hurler de rire.
Tibert
(*) J’y ai eu droit, moi aussi, quand j’étais en culottes courtes ; je m’en souviens parfaitement. Et on ne mouftait pas.
Ne pas perdre de vue que l’inconscient collectif participe aussi à la violence des jeunes. Les bagarres des parlementaires LFI, les multiples guerres et sauvageries de par le monde, les films chargés de scènes violentes et mortifères, … et j’en passe … ont une influence prépondérante sur l’état d’esprit de nos jeunes !
Il y en a toujours eu, de la violence. Au moyen-âge et tard encore, on venait assister à l’écartèlement d’un pauvre gars qui avait volé une poule ou insulté un notable : ça faisait de la distraction ! La différence, c’est que maintenant tout est filmé, diffusé, commenté, le tout dans les secondes qui suivent, et sur la planète entière : de tout pour tous les « goûts » !